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Tereza De Almeida (Kaomento)

Matisse au-delà des limites : du bleu à l’arc-en-ciel (2021)

Type d'œuvre
Dimensions
16,5x11,6 in
Techniques
Support ou surface
Papier
Encadrement
Non
Emballage
Roulé dans un tube
Ce dessin a été réalisé pour l'exposition « Fenêtres sur Henri Matisse », qui a eu lieu du 16 mars au 13 juin à l'espace muséal de la maison natale de l'artiste à Bohain en Vermandois, dans l'Aisne TITRE DU DESSIN : « Matisse au-delà des limites : du bleu à l’arc-en-ciel » HISTORIQUE : « Mon travail consiste...
Ce dessin a été réalisé pour l'exposition « Fenêtres sur Henri Matisse », qui a eu lieu du 16 mars au 13 juin à l'espace muséal de la maison natale de l'artiste à Bohain en Vermandois, dans l'Aisne
TITRE DU DESSIN : « Matisse au-delà des limites : du bleu à l’arc-en-ciel »

HISTORIQUE : « Mon travail consiste à m’imbiber des choses. Et après, ça ressort », écrivait Matisse. Je ne saurais faire autrement ! C’est ainsi que, lorsque le projet « Fenêtres sur Henri Matisse » m’a été présenté je me suis mise à compulser écrits et images de et sur Matisse. Une fois le projet suspendu à cause de la crise sanitaire, je me suis investie dans d’autres travaux.
Le projet a été relancé. J’ai alors réalisé en dix jours, d’une foulée, le dessin « Matisse au-delà des limites : du bleu à l’arc-en-ciel », sans avoir repris la moindre lecture à ce sujet. Ce travail a donc bénéficié d’un état de décantation. Seules quelques notes me guident à présent pour le décrire. Il en ressort - et je l’avance a posteriori mais consciente de mes processus mnésiques - les éléments suivants :
LA STRUCTURE DU DESSIN est celle d’une pièce avec une fenêtre centrale entourée des deux murs contigus. L’observateur se trouve face à la fenêtre mais éloigné de celle-ci par une bonne longueur de sol carrelé.
La fenêtre est en pierre, dirait-on, vu les formes en colonnes de la balustrade et ses teintes claires et neutres, comme si nous, observateurs, étions dans une pièce de la Tour de Belém que j’adorais visiter dans mon enfance au Portugal ; par ses interstices, on aperçoit les vagues de la mer ou d’un fleuve mouvementé (les eaux de l’Atlantique mélangées à celles du fleuve Tage à son estuaire ?) qui contrastent avec la matière inerte et les couleurs vives - celles qui dominent le paysage à l’horizon en arc-en-ciel. Cette ambiance converge forcément avec la perception que Pierre Reverdy avait de l’art de Matisse : « pour le moment, en fermant les yeux, je me représente [son œuvre] comme un fabuleux arc-en-ciel enjambant de très haut ce côté-ci de la terre et qui provoque en moi cette effusion de joie que la vue de l’arc-en-ciel vrai, après l’orage, faisait naître en mon cœur d’enfant parce que l’on m’avait dit que de l’apercevoir portait bonheur ».
La fenêtre est bordée de part et d’autre de frises évoquant, j’imagine, l’art précolombien affectionné par Matisse. Elle n’a pas de vitres - de même que le cadre dans lequel sera présenté le dessin (c’est en tout cas mon souhait). J’avais eu cette idée - comme une évidence - avant même de reprendre mes notes de lecture où Lydia Delechorskaya, amie de Matisse, raconte comment il privilégiait le contact direct avec l’objet, de façon sensuelle. Elle l’entendait dire : « un gâteau vu à travers une vitre ne vous fait pas saliver comme quand, entré dans la boutique, vous avez le nez dessus ».
La vue au-delà de la balustrade commence par une bande bleue. Il s’agit d’un papier Canson teinté de cette couleur. C’est encore de l’eau. C’est aussi un clin d’œil aux découpages/collages tardifs de Matisse, aussi bien par l’aplat que par la couleur bleue, mate et dense, sui generis de la gouache.
Plus loin, des montagnes rappellent bien celles que je vois de ma terrasse donnant sur la Sainte Victoire si chère à Cézanne et, sur l’horizon, en arrondi, l’arc-en-ciel - leitmotiv de mon style - ici d’après l’impression chromatique laissée en moi par Matisse, vive, nette, tout en contrastes et limites entre les couleurs.
Au-dessus du paysage, des lambeaux de ciel bleu clair servent d’écran à des oiseaux aux couleurs vives qui volent en toute liberté, celle de la création artistique ; les astres – dont un soleil radieux – sont là pour représenter l’universalité dans le projet d’une œuvre ; celle de Matisse, sans aucun doute.
Deux murs se trouvent de chaque côté de la fenêtre. Ils présentent une certaine symétrie et les teintes sont plus fades que celles du paysage que l’on voit à travers la fenêtre. Ce sont les couleurs ternies par le temps, depuis la fin du XIXe siècle qui a vu naître Matisse. De haut en bas : des rideaux déchirés et décorés de losanges renvoient, certes à la décoration de la fenêtre, mais surtout à l’intérêt que Matisse portait aux étoffes et autres tissus, largement représentés dans ses peintures fauves. Ici, les motifs renvoient à ce que Matisse évoquait comme étant des « improvisations chromatiques et rythmés ». A mi-chemin, les deux murs, presque face à face, présentent d’énormes fissures bordées de noir, renforçant ainsi l’idée de la violence et du pouvoir destructeur du temps sur la matière et la mémoire. Suivent, des deux côtés, les restes d’une tapisserie mauve délavée. Enfin, le bas du mur de droite est en caissons caractéristiques de l’époque ; au bas du mur de gauche s’adosse un meuble bas laqué rouge, évoquant l’orientalisme en vogue, sur lequel des vases transparents portent des fleurs qui ne sont autres que celles de la tapisserie, suggérant l’absence de limites et la rêverie propre à l’imagination.
Le sol, dans des couleurs chaudes, est un quadrillage suggérant les carreaux de ciment teintés. La diversité de motifs et les lignes traversantes évoquent, elle aussi, les différentes strates du temps qui passe.
La décadence est donc présente à l’intérieur de cette sombre pièce - mot polysémique en ce sens qu’il renvoie aussi au théâtre où se jouent les ravages du temps. Ce décor sert de cadre, en contraste, au paysage placé en motif central, d’où ressort la fraîcheur vivifiante, paradigmatique de la joie inhérente à l’acte de création artistique, notamment chez Matisse.

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Tereza De Almeida (Kaomento)
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Mon parcours, quelque peu atypique, m’a conduite de l’artisanat d’art au dessin, en passant par l’enseignement, la recherche universitaire et… la chanson.  Un lien toutefois entre tous ces domaines : l’imaginaire...

Mon parcours, quelque peu atypique, m’a conduite de l’artisanat d’art au dessin, en passant par l’enseignement, la recherche universitaire et… la chanson.  Un lien toutefois entre tous ces domaines : l’imaginaire et les représentations, thème de ma recherche doctorale mais aussi de mes travaux de création artistique ; la musique, que je chante en public avec mon Duo « You&I », est celle du monde hippie des année 60/70, de la génération Flower Power à laquelle j’appartiens et qui a inspiré des créateurs comme Roger Dean, dessinateur des pochettes des albums de « Yes » l’un des groupes paradigmatiques de cette époque.

Le dessin est arrivé dans ma vie tardivement mais comme un besoin impératif d'expression. J'ai créé le concept des KaoMento (chaos mentaux), dessin spontané réalisé à l’encre de Chine pigmentée avec des "artist pen", sorte de feutres/pinceaux. Cet outil permet de réaliser des travaux tout en minutie, en finesse, comme de la dentelle ou la filigrane. Ce sont des heures de travail pour remplir une petite surface mais quel bonheur de me perdre dans mon propre labyrinthe !

Je laisse aller mon imagination, sans esquisse préalable ou même une idée préconçue des formes qui vont surgir. Le stylo reproduit automatiquement la complexité d’un état intérieur. Ce sont des émotions vives, en explosions de couleurs ; des entrelacs, des circonvolutions, des superpositions de lignes, spirales, trapèzes… de ce magma naissent des animaux imaginaires que l’on croit reconnaître dans leur milieu ambiant : l’air, l’eau, la terre… ». 

Ce bestiaire fantastique et psychédélique porte la marque esthétique des années 60/70 et la jovialité d’une génération devenue éternellement jeune. Il transporte aussi les eaux profondes, abyssales, d’un océan perdu, à jamais abandonné, celui qui borde le Portugal de mon enfance. Mais il rapporte étonnamment la mémoire collective d’un temps ancestral, reptilien, fondateur.

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