596,12 $US
34,93 $US
1024 x 768 px
Cette image est disponible pour téléchargement avec une licence
34,93 $US
139,70 $US
291,05 $US

Nadine Wandel

Bibliothèque miniature incrustée dans un livre

Type d'œuvre
Dimensions
8,7x11,8x8,7 in / 0.80 kg
Techniques
Deux bibliothèques en bois d'obèche, l'une construite et encastrée dans un vieux livre de Droit. L'autre, une bibliothèque tournante, grâce à un bouton de pression fixé sur la base, d'après une idée de MAF. Certains livres sont des partitions réduites. Les lampes LED s’allument.
Deux bibliothèques en bois d'obèche, l'une construite et encastrée dans un vieux livre de Droit. L'autre, une bibliothèque tournante, grâce à un bouton de pression fixé sur la base, d'après une idée de MAF. Certains livres sont des partitions réduites.
Les lampes LED s’allument.

Thèmes connexes

MiniatureDioramaSculpture De Livres

Nadine Wandel
Suivre
Elle chante, la voix haut perchée. Elle pourrait tomber dans sa gorge, avalée par les aigüs. Elle regarde de côté, ironise, se moquant plus d’elle-même que du monde. Elle a eu, des années durant, le sérieux...

Elle chante, la voix haut perchée. Elle pourrait tomber dans sa gorge, avalée par les aigüs. Elle regarde de côté, ironise, se moquant plus d’elle-même que du monde. Elle a eu, des années durant, le sérieux et la constance d’une prof de chant lyrique en classe d’Académie... Elle passait avec naturel de Baudelaire mis en musique par Poulenc, à du klezmer si scrupuleusement articulé... que d’anciennes dames bien mises la félicitèrent pour son chanter yiddish.
Elle fut, et est encore, tout au long de leur vie cinématographique commune, l’égérie, la muse, le contre- champ de l’itinérance – son « itin-errance » - du cinéaste Boris Lehman.
Nadine n’a cessé de sautiller sa vie, toujours avec sérieux, toujours d’un regard décalé. Nadine est insondable.
Et aujourd’hui plus que jamais.

Nadine habite une charmante petite maison dans un quartier coquet sis de l’autre côté du canal, à l’allure un rien english. Est-ce cette sédentarisation qui la pousse désormais à construire avec une patience infinie des miniatures de chambres fantasmées, des maisons dans la maison dans la maison...des pièces dans des pièces dans des pièces... peuplées de meubles construits au douzième sur l’échelle du réel ? Celle qui tarda à se poser consacre une part de son temps à maîtriser des matériaux du bout de ses doigts qui doivent leur paraître géants. Que ce soit « La Classe » ou « Le Salon de Musique » ou, plus encore, « Le Salon japonais de Schmuel Anski », on est fasciné par ce que l’espace doit au temps, la précision à la concentration, la volonté à l’humilité. Ce sont ces forces contraires et combattantes qui mobilisent le regard.
Ça n’a l’air de rien - pourrait-on dire – et pourtant, qu’est-ce qui pousse cette femme à renouer avec une certaine enfance pour dominer l’espace des grands ? Ce sont des maquettes, des miniatures avec lesquelles, précisément, on ne peut pas jouer. Plus question d’y toucher dès lors qu’elles sont achevées.
Le poids d’un regard mal ajusté pourrait réduire le tout à rien.

Alors ? Tout un cheminement consacré à la construction rigoureuse d’une fragilité, toute une vie pour reprendre le tout à zéro. Il y a un sens de la démesure à vouloir réduire le monde à sa miniature.

Voir plus de Nadine Wandel

3,4x3,7 in
130,62 $US
21,7x7,9 in
Sur demande
10,2x15,8 in
725,55 $US
1,2x3,4 in
Sur demande

Artmajeur

Recevez notre lettre d'information pour les amateurs d'art et les collectionneurs