EFP (2016), Marc Beaudette, Acrylique sur Toile, 182,9x182,9 cm
Points clés
Audace visuelle : des œuvres qui jouent avec la couleur, la forme et la matière.
Textures et motifs : du rose pop à l’acrylique métallisée, des formes géométriques aux courbes organiques.
Passé et présent : références culturelles, design rétro et pop art contemporain se répondent.
Liberté créative : chaque artiste repousse les limites entre figuratif et abstraction.
Sous le prisme de Flashback 70’s, l’art redevient une fête visuelle, un carnaval de couleurs saturées et de formes audacieuses. Cette sélection, pensée par l’équipe ArtMajeur, plonge le spectateur dans une décennie où l’expérimentation formelle et la transgression joyeuse étaient la règle, et non l’exception. Ici, le paysage pictural n’est plus un simple décor : il devient un terrain de jeu, un espace où la couleur et le motif prennent le pouvoir, où l’artiste joue avec les codes pour mieux les réinventer.
Couleurs saturées et formes audacieuses : la décennie qui ose tout
Dès les premières œuvres, le ton est donné. Dans FRANÇOISE HARDY (2022), Karine Collomb célèbre la diva française dans un rose éclatant, hommage contemporain à une icône des sixties et seventies. La saturation n’est pas gratuite : elle capte le regard, impose la présence et transforme l’image en une vibration quasi musicale.
Avec SPACE INVADERS 2 (2023) de Petr Strnad, on franchit le pas du ludique vers l’abstraction. Ses formes géométriques déconstruites et ses motifs réinventés sur papier Fabriano deviennent un langage pictural à part entière. L’œuvre, à la frontière du figuratif et de l’abstrait, interroge le spectateur : et si jouer avec l’espace et la perspective était un acte de poésie ?
Harmony of colors and shapes - quadriptych (2025), Peter Vamosi, Acrylique sur Toile, 80x80 cm
Entre abstraction et organicité : le souffle des seventies
Les seventies, c’est aussi le retour à la matière, à la sensualité des formes. DAÏQUIRI ROSE (2023) de Giulia Simeone offre des courbes organiques et des volumes doux qui rappellent la nature, comme une respiration visuelle. De même, ROCHAS N.8 (2024) de Pedro Paulo Silva Ribeiro traduit la force minérale et la beauté naturelle des roches à travers des textures généreuses et un geste pictural presque tactile.
Les œuvres géométriques, quant à elles, multiplient les pistes de lecture. FORMATION #19 (2023) d’Astrid Stoeppel et GEMINI (2024) d’Olya Enina explorent la dualité et l’harmonie à travers les couleurs et les formes, entre minimalisme, pop art et univers intérieur. L’œil est happé, l’esprit se met en mouvement : ici, abstraction et symbolique coexistent sans jamais se neutraliser.
Métissage, mémoire et références culturelles
Flashback 70’s ne se limite pas à l’esthétique : il dialogue avec la mémoire culturelle et populaire. EFP (2016) de Marc Beaudette transporte le spectateur dans les années 50 et 70 à travers un prisme publicitaire et sensitif, tandis que INTÉRIEUR 70 (2010) de Brigitte Mathé (MBL) capture l’essence d’un salon rétro, canapé en arc de cercle et escalier en arrière-plan inclus. Chaque détail devient un signe, chaque couleur un rappel des atmosphères d’une époque iconique.
De la même manière, COLLAGE OSTBLOCK 19 (2020) de Ludwig Schult mêle architecture socialiste et mémoire de l’enfance, conjuguant utopie et esthétique répétitive dans un clin d’œil graphique aux arts du passé.
Space Invaders 2. (2023), Petr Strnad, Acrylique sur Papier, 70x50 cm
L’art comme théâtre silencieux
Dans cette sélection, certaines œuvres, comme celles de nOva (THE BOOK (2023)), placent le spectateur au centre d’un théâtre visuel épuré. Ici, la simplification devient une force : peu d’éléments suffisent à construire un univers, une narration. Entre silence et abstraction, chaque toile devient une scène, où le figuratif flirte avec l’abstrait pour mieux raconter une histoire.
Entre audace et légèreté : la modernité revisitée
Enfin, Flashback 70’s joue avec les codes pour mieux les dépasser. LITTLE METAL APOKALYPSIS 3 (2025) de Luca Brandi, PINK PURPLE ABSTRACT GEOMETRIC PATTERN (2025) de Chun Yu Guan ou encore HARMONY OF COLORS AND SHAPES - QUADRIPTYCH (2025) de Peter Vamosi explorent les combinaisons infinies de formes et de couleurs, rappelant que la décennie 70 était un laboratoire de créativité où tout pouvait être réinventé.
Chaque œuvre de la sélection devient alors un voyage dans le temps et l’espace pictural, une invitation à s’émerveiller devant l’énergie d’une époque qui célébrait la liberté, l’inattendu et l’inventivité. Flashback 70’s ne se contente pas de revisiter une décennie : elle redonne à l’art contemporain une leçon de vitalité et d’audace.
Madi pétale 5x5 (2017), Nathalie Genneson (NATH), Huile sur Toile de lin, 50x50 cm
FAQ
Quelle est l’idée de cette sélection ?
Montrer comment l’esprit des années 70 – liberté, audace et expérimentation – inspire les artistes contemporains.
Combien d’œuvres sont présentées ?
30 œuvres exclusives, de la peinture traditionnelle aux arts numériques, toutes audacieuses dans leur expression.
Quels styles sont représentés ?
Pop art, abstraction géométrique et organique, optique, avec un clin d’œil au design et à la culture visuelle des seventies.
Cette collection fonctionne-t-elle dans un intérieur contemporain ?
Les couleurs et formes dynamiques apportent mouvement et vitalité à tout espace, même minimaliste.
Pourquoi s’intéresser aux années 70 aujourd’hui ?
Parce que cette décennie continue d’alimenter la créativité et la transgression, offrant aux artistes contemporains un terrain d’expérimentation sans limites.