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Retour à la liste Ajouté le 3 sept. 2009


En face du phare de la Banche

Gratitude. C'est ce qu'exprime tout mon être lorsque je contemple le phare de la Banche en ouvrant les lourds volets de bois chaque matin. Il est là-bas, à l'horizon. Ses cinquante mètres de haut ne mesurent, d'où je suis, que 2 ou 3 millimètres. Comme un curseur immobile ancré à la mer, il permet par temps gris de signaler que l'eau et le ciel sont deux contrairement à ce que laisse croire l'uniformité de l'espace.
Il rompt aussi l'uniformité du temps en annonçant l'arrivée du soir, puis celle du noir.
Et il me dit, mieux qu'un baromètre, l'autre temps. Celui de la météo.
A différentes heures de la journée, je le contemple à la longue vue qui reste réglée sur lui.
A mes débuts, j'avais installé mon atelier dans une partie de cette grande pièce de vie face à la mer, face à lui.
Mais sa présence - bien qu'amicale - constituait malgré tout une présence.
Si bien que je travaille aujourd'hui à l'abri de son regard, dans une pièce qui donne sur le jardin, à l'arrière.

 

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