Ajouté le 24 sept. 2019 | Commentaires

INTERVIEW IGOR ZANTI

Nous avons rencontré Igor Zanti, le curateur du Arte Laguna Prize qui nous parle des coulisses de cet évènement.  

L’Arte Laguna Price en est maintenant à sa douzième édition. En tant que Curateur, quelle contribution apporte ce prix à l’art et à l’art contemporain en particulier ? Quels résultats avez-vous atteints ?

D’année en année, le Prix n’a cessé de prendre de l’importance et a considérablement augmenté sa pertinence. Il est devenu un point de référence pour l’art contemporain émer-gent au niveau national et international. C’était, et c’est un aspect très important, Il a surtout été un lieu d’expérimentation permettant de donner un espace d’expression aux nouveaux langages de l’art contemporain afin de démarrer un processus d’étude, d’analyse et de comparaison.


L’exposition des Artistes finalistes, encourage et favorise l’expression artistique et le dialogue interculturel. Dans le contexte de la mondialisation, la diversité culturelle est devenue une tendance forte et inévitable, et les artistes contemporains doivent composer avec de nouvelles parties prenantes malgré leur manque d’expérience dans ce domaine. Que pensez-vous de l’impact fort de l’art contemporain sur la diversité interculturelle ?

Inévitablement, en dépit de la mondialisation, chacun de nous apporte quelque chose de sa propre culture d’origine. Cela se reflète très bien dans la création artistique. La forte participation des artistes au niveau international qui caractérise ce Prix nous permet de créer un espace de confrontation où les éléments de la mondialisation sont mélangés harmonieusement avec les cultures locales. L’Art est un important métalangage, une réalité qui facilite l’intégration culturelle.


Le lien inextricable entre l’art contemporain et le commerce a donné lieu à un fait accompli: L’art diffuse des modèles et des mécanismes aux entreprises, et d’un autre côté l’art, utilisent les mêmes codes que celui utilisées dans les affaires.

L’art dépend du marché et il est évident que le marché a été préjudiciable à l’art.

Comment est-il possible que l’art et le commerce et se conjugue alors qu’il s’agit de deux formats si distants ?

Je ne crois pas que le marché soit nuisible à l’art. Ce serait comme dire que la vente de livres est dommageable de la littérature. L’art est étroitement lié au marché afin de croître et d’évoluer. Les artistes ont le droit d’être rémunérés pour leur travail. Avec le ventre vide, vous ne créez rien. Certes, comme dans tous les marchés, parfois vous voyez la spéculation et des bulles, mais c’est dans la nature des choses.

Nous devons nous rappeler, par exemple, que l’art contemporain en Italie existe, et il est vivant grâce au marché et aux galeries privées, parce que l’État et le public sont incapables de consacrer assez de fonds pour l’art contemporain.


L’Arsenal de Venise, le lieu où se tient l’exposition des finalistes, est particulièrement important : A-t-il une signification particulière pour vous ?

L’arsenal est l’endroit où Venise, dans le passé, a construit sa renommée et de sa puissance. C’était un endroit avec une flotte commerciale et militaire importante ainsi qu’un grand chantier naval. Mais de nos jours, c’est également l’endroit où, tous les deux ans, se tient une partie de la Biennale de Venise. Un lieu symbolique, à la fois pour son passé et son présent.

Crédit photo : Samantha Rivieccio

Le Prix encourage les œuvres d’art contemporaines. Comment le curateur, estime t-il qu’il existe une différence substantielle entre l’art contemporain et celui plus classique ?

Je ne pense pas que vous pouvez parler d’œuvres contemporaines ou traditionnelles, toutes les œuvres, si elles sont créées de nos jours, sont contemporaines. La question centrale réside dans la contemporanéité du langage. C’est ça qui fait la différence.

Avez-vous des conseils à donner aux artistes qui souhaitent participer à l’Arte Laguna Price ?

Comme je l’ai dit avant, les artistes doivent croire en leur propre travail, et de regarder autour d’eux avec une grande ouverture d’esprit.


interview Arte Laguna Price Igor Zanti

Ajouté le 24 sept. 2019 | Commentaires

DARIO AGRIMI

L’Italien Dario Agrimi ne se donne aucune limite : peinture, sculpture, installations, au gré de son inspiration et de son envie de transmettre une idée, une émotion.

Dario Agrimi peut peindre, dessiner, inventer de nouveaux objets, poser une phrase sur un socle et la transformer en œuvre. Bref, il ne s’interdit aucun thème ni aucun médium. 

Et cette gourmandise ne fait que se renforcer année après année, de manière selon lui toute naturelle : « Chaque artiste s’inspire de sa propre expérience. Et plus vous avez d’expérience, plus vous êtes inspiré ! Et puis, je me laisse facilement contaminer par tout ce qui m’entoure ». 

Il résulte de cette curiosité insatiable, de cette écoute attentive à tout ce qui l’entoure une œuvre abondante et extrêmement variée. Si l’on regarde les objets et les sculptures, certains évoquent évidemment Duchamp et ses ready-made, quand l’artiste met sous vitrine un objet non transformé, mais d’autres penchent davantage vers des artistes de l’absurde quand il donne vie à de nouveaux objets, comme ce balai-béquille, intitulé sobrement : « faire de nécessité vertu »…

Dans tous les cas, ce qui intéresse l’artiste, « c’est l’idée et la réaction que j’ai décidé d’éveiller chez le spectateur. Mes sculptures ont clairement pour but de le troubler, et si ces bouleversements sont négatifs (vis-à-vis de l’œuvre ou de l’artiste qui l’a produite !), finalement tant mieux. L’art n’est pas fait juste pour faire sourire. Ce qui compte, c’est que l’oeuvre laisse une trace dans l’âme humaine, et finalement ce sont les expériences négatives qui y parviennent le mieux ».

Quelle que soit le sujet et le medium, l’artiste pense son œuvre très en amont : « Le début des travaux est prévu et étudié en détail. Il n’y a pas de spontanéité dans ce que je fais. Une étude, des calculs et de la précision ».

Tout comme il réfléchit au sujet de ses sculptures et installations, l’artiste ne choisit pas au hasard ses mediums quand il s’attaque à des représentations figuratives: quand il réalise des portraits avec des cheveux, la démarche a un sens : « L’idée est de représenter quelqu’un ou quelque chose en utilisant son patrimoine génétique. Les cheveux contiennent ces éléments. Ils peuvent permettre de revenir au propriétaire. Je comprends que certaines personnes puissent éprouver de dégoût, mais personne n’a dit que l’art est pour tout le monde ».

L’artiste ne s’interdit rien, et estime que c’est même là l’essence de l’art : « N’ayant pas de limites, l’art offre d’infinies possibilités d’accomplissement à la fois économique et esthétique. Aujourd’hui, l’art est un véritable business. La société de masse tend à sous-estimer les chances de gagner dans ce secteur. Finalement l’art et la politique sont très proches l’un de l’autre».

Cette approche globale, cette responsabilité qu’il se donne en tant qu’artiste le ne laisse pas lui-même exempt de toute inquiétude et angoisse. Même s’il avoue que le temps nourrit son œuvre, le temps lui apporte aussi son lot d’interrogations et de peur : « La peur de ne pas être en mesure de réaliser ce que je devrais. La peur de cesser un jour d’exister en tant qu’artiste. J’imagine mon esprit, un jour bloqué, incapable d’accomplir ce pour quoi il a été fait. Le temps est la chose qui m’effraie le plus ». Et pour rajouter encore à cette angoisse qui le ronge, quand on lui demande son œuvre préférée, il répond : « Celle que je n’ai pas encore créée».     Texte  A.D

VOIR LE TRAVAIL DE DARIO AGRIMI →

Découvrez son travail ( 107 œuvres )


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Dario Agrimi
Italie


sculpture peinture éclectisme peur

Ajouté le 23 sept. 2019 | Commentaires

ART ESPACES

Construire « un pont culturel » entre la Russie à l’est et l’Europe à l’ouest, tel est le but que s’est fixé l’association ART ESPACES. Grâce à deux espaces galeries situé à Moscou et à Bruxelles, Art Espaces accueille de nombreux artistes et organise de nombreux événements artistiques.

Fondée par la célèbre artiste russe Julia Smolenkova, l’association Art Espaces s’est donnée pour  mission  l’élaboration de  projets  culturels russo-belges et européens afin de créer de nouveaux liens entre les peuples, les villes et les pays. Elle souhaitait montrer que même si parfois la politique a tendance à nous éloigner les uns des autres, au contraire « la culture » nous rapproche et nous rassemble autour de valeurs fondamentales.

L’association, outre l’organisation d’expositions d’artistes dans ses espaces à Moscou et Bruxelles, organise des rencontres artistiques et musicales, des rencontres littéraires et scientifiques, des conférences, des tables rondes, des ateliers pour petits et grands, des stages, des cours et aide les jeunes artistes et la recherche sur l’art. Elle veut permettre aux artistes d’exposer partout dans le monde dans des lieux privilégiés, aux chercheurs en art de publier leur travail les aidant pour qu’ils puissent continuer leurs recherches, aux musiciens et danseurs de montrer leurs savoir-faire, aux jeunes artistes de les aider à émerger et aux jeunes de les mettre en contact avec le monde de l’art. La culture, l’éducation, et la recherche étant des éléments fondamentaux du développement de l’homme et des nations selon Julia Smolenkova.

L’association publie également quatre fois par an le travail de différents chercheurs d’art qui étudient scientifiquement des œuvres anciennes ou contemporaines dans un journal : TEXTS (art-texts.com). Ce travail réalisé par des chercheurs d’universités renommées, des curateurs, et des spécialistes de l’art apporte de nouvelles connaissances sur des œuvres majeures injustement oubliées. Elle participe aussi à l’édition de livres où l’art est présent. Le dernier titre Horace est un livre destiné aux enfants, écrit par l’auteur américain Austin Washington descendant du président des États-Unis Georges Washington, et illustré par une artiste russe Maria A. Burganova.

Toutes les personnes désireuses de devenir membres de cette association sont les bienvenues. L’espace bruxellois et moscovite étant ouverts à toutes les personnes ayant une idée pouvant faire avancer ce vaste projet. Alors si vous aussi vous avez envie de partager votre passion pour l’art et la culture, n’hésitez pas à pousser la porte d’Art Espaces.

VOIR LE TRAVAIL DE JULIA SMOLENKOVA →

Découvrez son travail ( 12 œuvres )


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Julia Smolenkova
Bruxelles, Belgique


artespace sculpture painting texts museum

Ajouté le 23 sept. 2019 | Commentaires

JEREMY CLAUSSE

Il ne vous dira pas d’où il vient, il ne vous dira pas où il va...Difficile dans ces cas-là de le présenter. Le présenter lui donnerait un contour, une forme, une limite, une cloison...collision ! Se libérer, voici la quête... de ce rêveur aux intuitions - irréalistes !

Auteur photographe français, né dans le Nord de la France en 1977, les pieds sur Terre et la tête bien dans les étoiles. Après une maîtrise en Économie Internationale, il obtient un Diplôme d’Études Supérieures Spécialisé en Gestion des Situations d’Urgence. Il commence son activité professionnelle en Guyane Française où il a l’opportunité de réaliser des missions très intéressantes (campagne de rattrapage vaccinale auprès des populations amérindiennes, mission d’étude sur l’impact du mercure sur les populations, gestion d’une structure de lutte contre le sida et de soutien aux personnes infectées par la VIH). Rien à voir avec la photographie et pourtant... L’appareil photo commence à cette époque à accompagner ses voyages (Brésil, Argentine, Paraguay, Guyana…). Mais ce n’est qu’en 2007 qu’il commence à s’intéresser au pouvoir de la photo, à ce qu’elle peut véhiculer et permet de partager – Une rencontre très enrichissante avec Madame Augier au Negresco, qui en acquérant une de ses œuvres, fait définitivement entrer la photographie dans sa vie.

La sensibilisation à l’environnement est un sujet assez récurrent dans son travail. Sur ce sujet, il se sent assez proche du concept de “sobriété heureuse” développé par Pierre Rabhi. Face à la société de la surabondance sans joie et non sans misère matérielle dans laquelle les pays dits développés sont enlisés, la “sobriété heureuse” représente une alternative réaliste. La Liberté est également une notion fondamentale pour lui. En effet, tandis que la censure en Syrie, en Russie et en Chine résulte immédiatement du désir du régime politique de museler l’expression artistique, des exemples de censure continuent d’apparaître dans des régions habituellement censées promouvoir activement la liberté de parole remarque-t-il. La France n’est pas épargnée. 

Là où certains dirigeants politiques veulent “fermer portes et fenêtres de la création”, il pense à l’opposé qu’il faut les ouvrir pour aérer les esprits troublés et meurtris. Pour lui, le fait que l’art soit encore en mesure de provoquer des troubles politiques, de violents débats et protestations, est la preuve de son pouvoir et de sa valeur. C’est aussi la mise en évidence de sa complexité ; inextricablement lié aux notions de liberté, vérité et justice, l’art semble destiné à continuer d’attirer l’attention de ceux qui le préféreraient réduit au silence. Il considère qu’il est de la responsabilité des créateurs (photographes, cinéastes, peintres, chanteurs, graffeurs ...) de continuer à créer ne serait-ce que pour lutter contre ces événements du 13 novembre 2015 mais aussi contre toutes formes qui s’y apparentent. 

Son approche n’est pas linéaire. Il part avec deux trois idées dans la poche. En général, celles-ci feront écho à un fait de société. Il choisit ensuite une sélection de musique qui guide ses pas et capture des images qu’il utilise en totalité ou en partie afin de les mettre au service d’une idée à véhiculer. Ensuite il laisse son imagination faire le reste.

Jérémy Clausse est passé maître dans l’art de nous sensibiliser et de nous interroger sur le monde qui nous entoure grâce à ses images percutantes. Mais il réussit aussi à  nous charmer en nous faisant voyager dans un monde imaginaire qu’il a créé de toutes pièces.

 VOIR LE TRAVAIL DE JEREMY CLAUSSE →

Découvrez son travail ( 40 œuvres )



photographie manipulé imaginaire bigbrother architecture

Ajouté le 20 sept. 2019 | Commentaires

SALVATORE AVALLONE

Son désir a toujours été de servir Dieu, sa passion la photographie. Après avoir longtemps conjugué les deux c’est finalement dans l’océan Indien sur l’île de Madagascar que Salvatore Avallone a “posé ses objectifs”.

Après avoir commencé des études à l’université, Salvatore Avallone décide de passer de la « physique de la matière » à celle de l’esprit en devenant prêtre. Il étudie alors la philosophie, la théologie et l’éducation; domaines qui vont l’occuper pendent plus de trente ans. Il va s’occuper de nombreux projets avec des enfants en Italie, puis à partir de 2000 à Madagascar où il est nommé missionnaire. À 52 ans, suite à des profondes divergences sur l’interprétation de textes religieux fondamentaux et pour rester en cohérence avec ses idées, il quitte l’habit de prêtre et se marie, se retrouvant alors sans argent, sans toit ni travail. De cette union naquirent deux enfants.

La photographie a toujours été sa passion depuis sa tendre jeunesse. Il se souvient même avoir été blâmé pendant ses études au séminaire pour passer trop de temps à la photographie. Il allait ainsi régulièrement voir les expositions de l’Agora à Turin et achetait des livres : Weston, Kertetz, Rodchenko, Brandt. C’est à cette période qu’il a réalisé sa première série de photos abstraites.

Photographier à Madagascar et dans la brousse est un exercice difficile. Dans beaucoup d’endroits la photographie est taboue. Il faut alors faire attention ! Un jour un homme a lancé contre lui une charrette tirée par deux bœufs car il ne voulait pas être pris en photo. Certains refusent d’être pris en photo car ils ont peur que la photo puisse être utilisée contre eux par des sorciers. Mais d’autres acceptent cela plutôt bien.


Beaucoup de ses photos sont prises directement sans regarder dans le viseur, l’œil se focalisant alors sur la scène elle-même. C’est ce qui permet de photographier d’une façon simple, directe, en saisissant la spontanéité de l’expression, du geste, ou de la composition de la scène qui se présente.


Son travail photographique se base sur une recherche personnelle. De par sa formation l’Homme l’a toujours intéressé, comme un être qui cache un potentiel qui va au de la de l’apparence. Mais dit-il : « Si je devais trouver un dénominateur commun à mes photos, alors je dirais que c’est : La Vie ».

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Découvrez son travail ( 251 œuvres )



Photographie Madagascar enfants jeux marché mer océan

Ajouté le 20 sept. 2019 | Commentaires

HELENE PICARDI

Rencontre avec Hélène Picardi, déclencheuse d’imaginaire en perpétuelle expérimentation

Diplômée de l’École Nationale d’Arts Plastiques, Saint Charles, Paris la Sorbonne. Hélène Picardi enseigne les arts plastiques depuis 1986, aux EMA (écoles municipales artistiques) de Vitry-sur-Seine. Une école pas vraiment comme les autres où les genres artistiques (danse, musique, arts plastiques) se mélangent et où les élèves peuvent allègrement passer d’une discipline à l’autre.

Son inspiration ?

Un son, une situation drôle, un regard en coin, une catastrophe, un sourire,

Ou encore, cela peut venir d’une pluie de couleurs sur un reflet d’automne ou la silhouette d’une démarche rapide vue d’en dessous..., des situations improbables !! Tout ce qui « titille » ses sens pour comprendre et communiquer. C’est la raison pour laquelle en plus de son travail d’artiste, elle intervient dans les écoles et anime des ateliers avec des jeunes. Contactée par le Centre Social Danube (Paris – 19e arrondissement) pour un projet alliant recherche scientifique et artistique, elle s’est montrée enthousiaste à l’idée d’encadrer un groupe d’enfants de 8 à 12 ans issus d’un quartier réputé difficile – problèmes sociaux, économiques et urbains. Avec l’aide de l’artiste Patrick Clerc et de l’archéologue Philippe de Carlos, Hélène Picardi a accompagné ce petit groupe pendant 6 mois. Le projet était de réaliser une fouille archéologique et de valoriser artistiquement les « trésors » enfouies sous terre.

Les enfants ont donc enfoui sous terre divers déchets, puis avec l’aide de l’archéologue, ils ont procédé à une fouille et ont réalisé des carottages stratigraphiques – découvrant et expérimentant scientifiquement en s’amusant le travail d’archéologue.

Les artistes ont ensuite pris le relais afin de valoriser les artéfacts trouvés et les carottes stratigraphiques. Dans ces carottes fut coulé du plâtre afin de former une sculpture totem et de fixer les artéfacts entre eux. Puis, à l’aide d’outils, les enfants ont commencé à sculpter ces carottes totems en grattant le plâtre et en faisant ressortir les artéfacts colorés cachés dans le plâtre. Ces réalisations ont permis aux enfants de relativiser la notion de « déchet ». Ainsi il peut être vu comme un simple déchet, ou bien sous l’angle scientifique comme un artéfact – notons au passage que ce mot scientifique dérivé du latin contient le préfixe « art » – ou bien encore comme un élément au service de leur imagination et de la création avec un caractère esthétique.

L’ensemble de leur création fut ensuite exposé à la Galerie Cécile Charron (75015 Paris). À l’unanimité les enfants ont décidé que la vente de leurs créations bénéficierait à une association humanitaire engagée auprès des enfants.

Outre avoir acquis des connaissances scientifiques, artistiques en s’amusant, cette expérience a profondément marqué et changé tous ses participants – enfants et intervenants. Depuis certains d’entre eux suivent une voie artistique grâce à cette « porte » qui leur a un jour été ouverte.

C’est une des raisons pour laquelle l’art est entré dans ses sens. Et aujourd’hui, son goût pour la recherche sillonne sa vie. Démarche ludique, réflexions, plaisir et point de vue curieux sont à l’honneur dans son travail, laissant l’expérimentation des matières et des techniques diverses les révéler.

Tel un fruit que l’on pèle infiniment, en perpétuelle transition, Un perpétuel laboratoire de vie où les enfants, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur milieu social ne sont pas exclus. Et ils le lui rendent bien !

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Découvrez son travail ( 116 œuvres )



mer récupération ludique déchets trésors archéologie

Ajouté le 19 sept. 2019 | Commentaires

BENOIT PONSOLLE

Vous avez un parcours atypique. Qu’est ce qui vous a amené à devenir artiste ?

Après un Bac S en poche, je voulais devenir architecte, mais pour des raisons financières, je n’ai pas pu continuer mes études. J’ai commencé à réaliser des créations tout d’abord par passion, puis j’ai eu l’idée de les montrer et le succès fut immédiat avec à la clé plusieurs ventes.

Pourquoi travaillez-vous cette matière peu utilisée qu’est le papier ?

J’ai cette passion du papier depuis toujours. Je me souviens de ma passion pour l’origami dans mon enfance. En grandissant cela à un peu évolué. Je m’amusais notamment à créer des réalisations en papier à l’aide d’un scalpel pendant certains cours ennuyeux.

Comment concevez-vous une oeuvre ?

Je démarre toujours d’après des croquis que j’ai réalisés auparavant. Je pars de la forme globale que je veux créer, puis je vais travailler la découpe et la couleur. Mon travail étant très minutieux, la moindre erreur est fatale. Il n’y a pas de gomme pour effacer un coup de scalpel de travers ! Lorsque je commence une nouvelle oeuvre, je suis tellement absorbé par la réalisation, que j’y travaille en continu, quitte à y passer une nuit complète.
La précision et le geste sont très importants dans mon travail. Ils se sont grandement perfectionnés au fil des années.

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Découvrez son travail ( 29 œuvres )



entretien artiste interview artiste papier sculpture découpage géométrie

Ajouté le 19 sept. 2019 | Commentaires

JIRI HAVLIK

Des femmes longilignes, nues ou en maillot de bain côtoient des cavaliers, des papillons et des paysages aux lignes épurées. Simplicité et l’efficacité sont les maîtres mots de cet artiste !

Dès sa plus tendre enfance, Jiri Havlik passait son temps à couvrir de dessins tous les morceaux de papier qu’il pouvait trouver. Lorsque le papier venait à manquer, il passait aux murs de l’appartement familial. C’est ce qui l’amena à étudier la dorure restauration au lycée de Uherské Hradiště en Moravie (République tchèque) avant de se lancer dans “la vie d’artiste”.

Son inspiration il la puise principalement à travers ses promenades à la campagne ou dans les villes inconnues qu’il visite. Il lui arrive même parfois de se réveiller la nuit — une idée lui ayant traversé l’esprit — et imagine une nouvelle création. Il garde à cet effet en permanence à côté de son lit un calepin pour pouvoir faire un croquis rapide avant de se rendormir.

Dans son travail, il ne planifie rien à l’avance. Le sujet qu’il va peindre apparaît toujours sous sa main de façon spontanée. Il est même parfois très surpris du résultat, et dans ces cas-là, monte en lui le sentiment de ne pas vraiment être l’auteur de cette peinture. Pour ses réalisations, il utilise souvent ses anciens dessins et croquis — qui ont parfois été dessinés il y a 5 ou 20 ans ! Il aime particulièrement mélanger les techniques et les matières (crayon, encre, gouache, collages, métal, photographie, lino gravure, pointe sèche…), et si le résultat ne le satisfait pas, il n’hésite pas à détruire l’oeuvre qu’il vient de réaliser.

Depuis la nuit des temps, la femme a inspiré la sculpture, la peinture, le théâtre ou bien encore plus récemment le cinéma. Jiri Havlik comme de nombreux artistes avant lui est un fervent admirateur de la beauté et du mystère de la femme. C’est la raison pour laquelle il s’agit d’un thème récurrent chez lui.

C’est grâce à la simplicité, au style et la pureté des lignes de ses peintures et dessins qu’il nous révèle une partie de la beauté et des mystères cachés de la femme. Pour la partie définitivement occultée, il ne tient qu’à vous de la découvrir.

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Découvrez son travail ( 247 œuvres )


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Jiri Havlik
Tchéquie


femme simplicité pureté dessin beauté entretien artiste interview artiste

Ajouté le 19 sept. 2019 | Commentaires

SEKHMET

Tout près de la belle ville de Saumur, sur les bords de la Loire, il est une forêt pas comme les autres. Partons à la rencontre d’une artiste différente.

Mon regard fut attiré par d’étranges traces blanches sur des troncs d’arbres. Je m’approchais, et ces traces se transformèrent en un lapin. Je continuai mon chemin et je tombais nez à nez avec une jeune femme en train de dessiner à la craie.

Je m’approchais et fis connaissance. Elle s’appelait Sekhmet — une déesse égyptienne dans les forêts d’Anjou ! Face à mon regard interloqué, elle me dit : “Sekhmet, c’est la déesse dualiste par excellence, destructrice et créatrice. D’une certaine manière un peu comme nous tous”. Je continuais à marcher avec elle, et je découvrais à chaque “coin de chemin” de nouvelles réalisations.

Pour la petite (ou grande) histoire, c’est après différentes formations qu’elle décida de se lancer dans la photographie — seul moyen à ses yeux de donner pleinement vie à son monde intérieur. La découverte du land art et de l’artiste Nils Udo vont déclencher sa vocation. Et à partir de l’été 2015, les forêts de son enfance vont commencer à se peupler de ses peintures (réalisés à partir de matériaux biodégradables — craie ou chaux). Le land art me dit-elle est le juste court des choses, l’oeuvre naît, vit et meurt, tel nous autres humains.

En continuant, nous arrivâmes dans une prairie. Sekhmet commença à dessiner un cheval à base de chaux et de pâte à feu puis mit le feu à sa crinière et à ses sabots. La nuit commençant à tomber, nous sortîmes lentement du sous-bois et elle me parla de ses autres réalisations dans des friches industrielles mélangeant street art, anamorphose et light painting.

C’est à la fin de notre rencontre qu’elle me dit ces paroles qui m’ont profondément marqué : “Il y a de la beauté en toute chose, il suffit de prendre le temps de l’observer et de parfois se placer selon le point de vue adapté pour la percevoir. D’où mon attirance pour l’anamorphose.

Comme dans la vie, parfois l’on ne perçoit pas les choses tant que nous ne nous trouvons pas dans le bon axe. Sorte de cache-cache que nous jouons sans nous en rendre compte avec le monde. Il suffit parfois de changer de point de vue pour saisir enfin l’image.”

Comment Sekhmet réalise-t-elle ses anamorphoses?

En général elle ne sait pas ce qu’elle va réaliser avant d’avoir trouvé le lieu. C’est comme si les arbres ou les murs appelaient à une certaine image. Lorsqu’elle trouve le lieu, l’image s’impose à elle. Elle voit l’oeuvre finit avant d’avoir commencé. Ensuite seulement elle fait le travail préparatoire du dessin pour s’approcher de l’image finale qu’elle a l’esprit. Elle réalise son image sur l’ordinateur à l’aide d’une tablette graphique et d’un logiciel de travail de l’image. Le fichier obtenu lui sert ensuite pour la projection. À l’aide d’un vidéoprojecteur elle va ébaucher les contours nécessaires à la réalisation de la peinture. De ce fait elle peint uniquement de nuit et elle fait les retouches le jour.

VOIR LE TRAVAIL DE SEKHMET →

Découvrez son travail ( 30 œuvres )


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Sekhmet
France


anamorphose lapin collage photographie lightpainting

Ajouté le 12 sept. 2019 | Commentaires

JULIEN SUNYÉ

La guerre n’est pas finie

Les corps sont beaux, et ils sont nus. Mais face à la lumière, face à la nature automnale, face aux monuments qui émergent, ces corps mis à nus ne sont qu’un vain contre-point aux combats qui ont pu se dérouler dans ces lieux. Les corps ne sont là que pour mettre l’accent sur ce décalage entre la beauté et ce qui se cache. La nature humaine est peut-être belle, elle est avant tout d’une grande fragilité.

Alors que l’on sort à peine des commémorations de la Grande Guerre, voilà une oeuvre qui dérange, qui montre que le lendemain du conflit ou cent ans après, la guerre sera toujours prégnante… S’il ne faut pas l’oublier, c’est aussi parce que cela donne une force de vie incomparable, et l’artiste Julien Sunyé est sans doute l’un des mieux placés pour le dire.

“Chaque année, nous célébrons la paix, mais en réalité nous sommes toujours en guerre”. A travers 24 destinations européennes (en Espagne, France, Allemagne, Italie, Pays- Bas, Belgique), en 54 prises de vues, le photographe Julien Sunyé évoque les
traumatismes des conflits traversés, ceux que l’on pense avoir oubliés ou ceux que l’on ignore par déni. En une cinquantaine de photographies réunis dans une série intitulée Black Holes, l’artiste montre également la violence des conflits intérieurs, comme ceux qui ont opposé ou opposent encore les hommes aujourd’hui dans le monde: « Les émotions qui nous traversent trouvent souvent leurs origines dans l’enfance. Il faut du temps, de l’attention et un vrai travail sur soi pour les comprendre et les analyser. Mais la vie moderne laisse hélas peu de place à cette quête intérieure. Finalement, montrer ses douleurs, c’est apprendre à les surmonter, à faire la paix avec ce que l’on a vécu et créer un futur harmonieux pour soi-même et les autres”

Une série qui évoque donc des thèmes historiques universels, mais qui peut évidemment renvoyer à des éléments beaucoup plus
personnels. Et Julien Sunyé en sait quelque chose, lui qui a travaillé dans la finance avant de plonger en 2013 dans une dépression sévère dont les causes lui échappent. Elle l’empêche de travailler, de pouvoir exprimer ses émotions et donc de continuer à vivre. Cherchant à s’en sortir, Julien Sunyé s’intéresse aux différentes formes de traumatismes. Il apprend que le traumatisme de la petite enfance est profondément ancré dans le subconscient et peut définir le présent. La personne devient alors prisonnière de son passé.

Au cours de l’été 2016, le photographe décide de se rendre sur les champs de bataille de Verdun. Il est alors frappé par l’idée que le passé peut enfermer un individu mais également tout un peuple. Apaisé par le travail photographique qu’il mène ainsi dans
plusieurs pays en Europe sur des sites “sensibles ou historiques”, Julien Sunyé sent qu’il est au bon endroit pour mener sa réflexion.
Chaque nouvelle séance photographique l’aide à surmonter un peu plus sa dépression jusqu’à parvenir à s’en sortir enfin en septembre 2018.

Né à Amsterdam en 1982, Julien Sunyé commence la photo de rue à Paris. Ce Franco-Néerlandais (français par son père et néerlandais par sa mère) trouve ses inspirations aussi bien dans le travail d’Henri Cartier Bresson que chez les peintres hollandais des 16 et 17e siècle. Tout à la fois l’humanisme du photographe français, et l’intimité des peintres néerlandais.   Texte : A.D 

VOIR LE TRAVAIL DE JULIEN SUNYÉ →

   

Découvrez son travail ( 12 œuvres )


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Julien Sunye
Pays-Bas


Verdun guerre nu paix black hole fragile amour artiste artmajeur interview

Ajouté le 12 sept. 2019 | Commentaires

JEAN-MARIE GITARD Mr STRANGE

Mr Strange, le bien nommé

Dans le monde de Mr Strange, le coelacanthe devient Sheila Kant, … et des animaux de toute sorte se posent des questions métaphysiques: le chat au-dessus des nuages, le singe qui reste à la fin d’un spectacle, etc.

L’insolite saute aux yeux, et on ne sait trop ce qui a guidé l’artiste: la volonté de faire s’entrechoquer des visuels ou le plaisir non dissimulé d’illustrer un jeu de mot, une expression, de montrer que l’absurde se niche partout, dans le vécu, les mots ou les images. 

“J’aime essayer de montrer que le monde n’est pas tel qu’on le croit, décrypter l’effervescence granguignolesque pour mettre à nu la société humaine, ce spectacle de marionnettes où chacun joue son rôle en évitant (mais c’est inconscient) de vivre sa vraie vie !  Je suis attiré par l’insolite, le bizarre et le non-sens. Mais la provocation pure ne m’intéresse pas”.

Logiquement, l’artiste va jusqu’au bout et sème aussi le trouble sur la technique employée: photo? peinture? montage numérique? Les trois à la fois! L’artiste imagine la scène à partir de photos trouvées sur Google images, fait un montage numérique pour obtenir une photo. “Mon challenge, c’est le mixage de ces images qui n’ont aucun lien entre elles. Et qui finalement, une fois associées, créent une nouvelle réalité et ouvrent de nouvelles portes”.

Derrière le pseudonyme de Mr Strange, un Montpelliérain d’une cinquantaine d’années: “L’Art m’a toujours accompagné même si j’ai privilégié très tôt mon don pour le sport. J’ai été un bon joueur de tennis dans ma jeunesse et cette activité est devenue mon métier. Je suis prof de tennis dans l’Hérault. Mais au lycée,  j’avais fait un cursus orienté vers l’histoire de l’Art et le dessin.

J’ai commencé très tôt à dessiner.Entre 8 et 12 ans, de la poésie…. De la BD entre 10 et 16 ans. Entre 17 et 30 ans, je me suis mis à la peinture à l’huile et au modelage (style Di Rosa et Combas).  Puis j’ai traversé un long moment sans création. Il y a une dizaine d’années, le volcan créatif s’est réveillé. Je me suis lancé dans ce que j’ai appelé la « spicture », mix entre peinture et sculpture. De la peinture en relief à l’aide d’argile et d’acrylique.

Le travail de Mr Strange a trouvé un prolongement inattendu. “J’ai fait la connaissance sur le net il y a quelques années d’un Chinois, Qihai Chen.  Il avait craqué sur mes travaux photographiques et s’était proposé d’en reproduire un, L’Homme Penché, qui connait un certain succès sur ARTMAJEUR. Depuis, c’est devenu mon associé, qui relève le défi de transformer le travail numérique en peinture à l’huile sur toile”.  Texte : A.D

VOIR LE TRAVAIL DE JEAN-MARIE GITARD →

Découvrez son travail ( 279 œuvres )



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Ajouté le 11 déc. 2017 | Commentaires (1)

Bienvenue au nouveau magazine d'art régional Artmajeur Occitanie

Artmajeur lance Artmajeur Occitanie !

Le site Artmajeur, place de marché des arts visuels  n°1 en Europe, lance un média régional spécifique, Artmajeur Occitanie, consacré à l’art contemporain et aux artistes des 13 départements de la grande région Occitanie.

 

Artmajeur Occitanie rend compte de l’actualité artistique par différents médias adaptés à la nature de l’information :

  • Un agenda en ligne, mis à jour 24 h sur 24 : https://www.artmajeur.com/fr/agenda
     
  • Des informations en direct, sur le site et sur la page Facebook https://www.facebook.com/ArtmajeurOccitanie/
     
  • Un bimestriel qui permettra de traiter des sujets de fonds, des portraits d’artistes, de proposer un grand entretien avec une personnalité de la scène artistique régionale, et de faire un focus sur les grandes expositions des deux mois à venir en région.

 

Samuel Charmetant, directeur général d’Artmajeur: 

« Le concept d’Artmajeur est de mettre en relation directe les artistes et les collectionneurs. Nous avons déjà créé un magazine il y a deux ans, qui complète l’activité de la plateforme. On a alors constaté que l’accueil était extraordinaire de la part des artistes et des collectionneurs.

Artmajeur Occitanie est donc dans le prolongement de ce concept : renforcer la relation avec les artistes, cette fois-ci en jouant la carte de la proximité ».


Ouverture du site : maintenant. Parution du premier bimestriel:  mi-janvier.

Merci à tous ceux qui ont œuvré pour ce lancement!

Pour ce baptême, offres spéciales pour les annonceurs et abonnements «spécial artiste».

Abonnements Papier + Web :
https://www.artmajeur.com/occitanie

Contacter nous pour toute question sur votre abonnement: 
support[@]artmajeur.com

 

facebook artmajeur occitanieRetrouvez nous sur le Facebook du magazine !
http://www.facebook.com/ArtmajeurOccitanie

 

 

 

 

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Nouveau magazine d'art Artmajeur Occitanie

Ajouté le 11 déc. 2017 | Commentaires (10)

L'art invisible, canular ou nouvelle tendance de l'art ?

En septembre 2014, la radio canadienne CBC a présenté une jeune artiste se disant l'inventeur d'un art révolutionnaire, l'art invisible. Elle décrivait une oeuvre qu'elle avait élaborée durant des heures, mais qu'on ne pouvait voir. C'était un canular.

Ce que ne pouvaient imaginer les auteurs de cette farce, c'était que de nombreuses initiatives d'art invisible avaient déjà été expérimentées par des artistes comme Duchamp, Magritte ou Warhol.

En juin 2011, le duo d'artistes Praxis parrainé par l'artiste comédien James Franco a lancé le "Non-Visible Museum" ou MONA, "une excentricité de l’imagination, un musée qui nous rappelle que nous vivons dans deux mondes : le monde physique de la vue et le monde non-visible de la pensée. Entièrement constituées d’idées et de pied de nez au marché de l’art, les œuvres seront simplement décrites aux visiteurs…"

Plus généralement, les promoteurs de l'art invisible postulent que l'art ne se limiterait pas à des réalisations physiques à voir ou à posséder. 

Des oeuvres inaccessibles, cachées, invisibles ou à faire disparaître pour n'en garder que le souvenir, seraient tout autant capables de procurer des émotions artistiques.

Evoquer une oeuvre disparue ou invisible à l'oeil nu, permettrait de la faire revivre à posteriori.

Ces orientations artistiques très conceptuelles trouvent leur fondement dans le rejet de la tournure mercantile et spéculative prise par l'art contemporain.

Revers de la médaille, promouvoir l'émotion artistique suscitée par une oeuvre qui ne se voit pas ou ne se touche pas, et tout axer sur le récit ou le "story telling", pourraient disqualifier cette approche.

Le spectateur incrédule, empêché de faire son propre jugement en exerçant tous ses sens, en serait réduit à croire "l'artiste" sur parole...

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art invisible

Ajouté le 15 nov. 2017 | Commentaires

Créativité : mode d’emploi

 

Socialter définit la créativité comme "le Graal du XXIe siècle" et le World Economic Forum la place au cœur des quatre compétences clés de notre époque avec la pensée critique, l’art de communiquer et de collaborer. Essentielle à la survie et au développement de l’entreprise, il apparait primordial de la favoriser et de l’intégrer à la culture d’entreprise. 

Qu’est-ce que la créativité ?

Il s’agit de la capacité d’une personne ou d’un groupe de personnes à concevoir et mettre en œuvre un nouveau concept, un nouvel objet ou à découvrir une solution originale à un problème. La créativité est à l’origine de l’invention (lorsqu’elle est utilisée pour un produit ou un service) et de l’innovation (lorsque cette invention s’applique à un marché).

Sommes-nous tous créatifs ?

Dans l’inconscient collectif, la créativité apparaît comme l’apanage de quelques génies solitaires, souvent maudits, dotés de dons innés et de facilités déconcertantes. En réalité, chaque personne a un potentiel créatif souvent sous-exploité ou bridé par le conformisme, le pessimisme, la peur de l’échec, le jugement familial ou social, l’éducation.

Quelles sont les caractéristiques des personnes créatives qu’il nous appartient de développer ?

– Une estime de soi à toute épreuve ;

– Une détermination, un engagement et une persévérance de tous les instants ;

– Une curiosité sans limites permettant d’embrasser tous les champs de la connaissance, de l’observation ou de la condition humaine ;

– Une grande rapidité de traitement d’informations de toute nature associée à un goût pour la complexité ;

– Une résolution éclair des problèmes associée à une génération quasi automatique d’idées ;

– Une capacité à imaginer d’autres mondes, d’autres systèmes, d’autres logiques.

La pensée d’un créatif est à la fois :

– analogique (liée à la libre association d’idées et d’images venant d’univers différents et souvent cloisonnés),

– divergente (originale, fluide et flexible),

– originale : dégagée des stéréotypes liés au genre,

–déconcertante : capable d’opérer des renversements radicaux.

Les grands ennemis du créatif sont la fatigue et le stress, la recherche de la perfection, la spécialisation, l’esprit « scolaire », la routine et le manque d’ouverture au monde.

Créer quelque chose qui n’a jamais existé demande de l’enthousiasme, de l’expérimentation et un détachement du savoir et du passé. C’est une attitude d’esprit ouverte, libre qui se nourrit de tout et est stimulée par les défis.

Comment devenir plus créatif ?

De nombreux exercices favorisant la génération d’idées et la résolution originale de problèmes existent. Néanmoins, développer une attitude d’esprit créative est la clé pour ceux qui souhaitent exploiter leur potentiel créatif, à savoir :

– S’imprégner de tout et être ouvert aux nouvelles expériences pour trouver l’inspiration et favoriser le processus analogique ;

– Se poser en permanence des questions pour approfondir vos connaissances ;

– Penser comme un enfant, se libérer des schémas, contraintes et interdits, s’éloigner de la raison ;

– Se remettre en cause et reconsidérer les acquis ;

– Entendre tous les points de vue pour développer de nouveaux cheminements et de nouvelles interactions ;

– Alterner phase créative et phase de repos mental ;

– Faire du sommeil son allié pour développer la pensée inconsciente ;

– Prendre de la distance sur les choses pour mettre en œuvre l’imagination ;

– Développer son sens de l’humour, avoir de l’esprit ;

– Prendre des risques, considérer les échecs comme un moyen de progresser et développer une détermination sans bornes ;

– Ne jamais censurer des idées ;

– Développer l’aspect ludique de la création en passant du coq à l’âne, en associant, en prenant le contrepied, en jouant du paradoxe.

Même si les grandes créations sont généralement le fait d’un individu relié à ses désirs, ses pensées, ses défis intérieurs, l’innovation est souvent un acte collectif, le fruit d’une créativité et d’une action originale d’équipe. Théoriquement, la créativité d’un groupe d’individus réunis devrait présenter un potentiel infiniment supérieur à celui d’une personne isolée. Dans la pratique, l’optimisation de "l’intelligence collective" suppose de créer les conditions de la créativité de groupe et de mettre en place l’organisation qui permet de reproduire à l’échelon d’une équipe le processus créatif individuel.

Différentes approches telles que le design thinking favorisent la diffusion de la culture de la créativité dans l’entreprise et l’organisation des différentes étapes de préparation, d’incubation, de génération de solutions et de validation. En entreprise, l’improvisation créatrice avec décision et implémentation immédiate n’existe pas. En revanche, la respect des différentes étapes créatives peut permettre l’émergence de complémentarités et d’un esprit d’équipe créatif qui vont permettre d’intérioriser le processus créatif et d’accélérer l’innovation de groupe.

Pour rester compétitif et favoriser l’innovation, un des moyens pour lever la résistance au changement des collaborateurs (n’y voyant aucun intérêt personnel, considérant ne pas avoir les compétences demandées ou se sentant menacés par l’inconnu) est de mettre en place une culture de la créativité appliquée dans les règles de l’art.

En redonnant confiance, en valorisant, en faisant collaborer à des projets communs au sein desquels chacun apporte sa contribution, en intéressant aux fruits collectifs, l’entreprise gagnera en flexibilité, adhésion et dynamisme, indispensables dans une économie ouverte de plus en plus mondialisée devant répondre à des besoins de plus en plus individualisés.

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Ajouté le 25 oct. 2017 | Commentaires

Art et management : une convergence prometteuse

L’art, mode d’expression d’une subjectivité, semble de prime abord déconnecté des notions d’organisation, de profit ou de rentabilité et des méthodes de gestion rationnelle employées dans la direction d’une entreprise. 

L’art, activité individuelle, irrationnelle, hors cadre et sensible, suscite généralement le scepticisme des directions et la méfiance des collaborateurs en quête de formations techniques « validantes ». Ce sont ces mêmes schémas bien ancrés qui privilégient la gestion et la technique au détriment des sciences humaines et des disciplines artistiques. Pourtant, art et management ont tout intérêt à se croiser pour s’enrichir mutuellement.

L’entreprise a beaucoup à apprendre de la démarche artistique, en particulier :

– la quête de sens : la démarche artistique véhicule des valeurs et est porteuse d’une mission particulière ;

– la gestion de projet : chaque œuvre, composition ou réalisation, requiert une véritable conduite de projet ;

– la maîtrise des techniques de réalisation : sans maîtrise des techniques de base amenées à évoluer avec l’expérimentation et la démarche artistique vers des techniques personnelles et originales, l’art n’existe pas (l’artiste doit être un technicien hors pair doublé d’un innovateur technique) ;

– un processus itératif : l’artiste interagit en permanence avec le travail en évolution, procédant aux aménagements nécessaires pour atteindre le résultat souhaité ;

– une démarche constate d’originalité et de créativité : ce qui distingue l’artiste de l’artisan, c’est cette capacité créative, cette recherche de la nouveauté. On parle de « performance » ou d’originalité artistiques ;

– une démarche humaniste : à la fois, vision personnelle du monde et regard sans concessions sur la réalité, l’art dit sous une forme esthétique particulière le monde qui nous entoure ;

– une prise de risque totale : il n’y a aucune certitude que l’œuvre soit bien reçue par le marché ;

– un marché de l’art des plus concurrentiels : l’art n’a pas de frontières, la concurrence est globale. L’artiste, guidé par une démarche personnelle à priori sans intention commerciale, est confronté à l’hyperconcurrence et la nécessité matérielle de créer son marché et de constituer sa base de clients et d’utilisateurs ;

– Une œuvre d’art est avant tout une « expérience sensible utilisateur » (émotion, émerveillement, énergie). L’artiste se doit de maximiser cette expérience en facilitant l’accessibilité de son art s’il veut vendre ses réalisations ;

– une création individuelle qui s’insère et interagit avec son environnement et la société ;

– une démarche d’expression et de réalisation personnelle.

Le manager moderne soucieux de favoriser la collaboration et la créativité a tout intérêt à développer son propre potentiel créatif et à s’imprégner des processus artistiques, en vue de faciliter la créativité de groupe. La créativité individuelle est un état d’esprit qu’il est possible de stimuler (visites d’expositions, cours ouverts, ateliers de créativité...). Les processus de création peuvent s’apprendre au contact d’artistes (interventions artistiques dans l’entreprise, visites d’ateliers, conférences...).

L’artiste a de son côté beaucoup à apprendre du manager.

Il est apparu récemment le concept d’artiste-entrepreneur, artiste gérant son travail artistique comme une entreprise. Dans un marché ultra-concurrentiel, l’artiste peut être amené pour diffuser ses œuvres à bâtir une identité, une marque, inventer des procédés de communication et de vente inédits, développer une gamme de produits dérivés de la production originale adaptée à son marché. Certains artistes produisent des œuvres « prêtes à accrocher », plus abordables, leur permettant de faire face aux coûts de production d’œuvres plus ambitieuses. Cette démarche critiquée par certains puristes n’est pas forcément un frein à l’originalité ou la créativité. Si l’artiste ne se résigne pas à produire « ce qui marche », mais développe des concepts artistiques de demain accessibles. Disposer de moyens financiers liés à la vente de ses œuvres est le but et le rêve de tout artiste, mais aussi son plus grand moteur de liberté et d’innovation.

À l’évidence, dans un monde qui requiert de plus en plus de flexibilité, d’ouverture, d’originalité et d’efficacité, ces deux démarches, artistique et managériale, sont appelées à se nourrir mutuellement pour permettre l’émergence d’un management créatif et d‘activités artistiques organisées.

Article proposé par :

 


art management

Ajouté le 4 oct. 2017 | Commentaires (1)

Artmajeur en page d'accueil sur Forbes !

Un trés bon article de la journaliste Audrey Chabal sur Artmajeur fait actuellement la page d'accueil de Forbes, à retrouver sur le lien suivnat : 
https://www.forbes.fr/entrepreneurs/art-majeur-democratise-achat-art-grace-a-internet/

 

cap-2017-10-13-a-11-15-20.jpg Artmajeur en page d'accueil sur Forbes !

 

forbes-home-page.jpg Artmajeur en page d'accueil sur Forbes !

forbes la presse en parle articles de presse interview Audrey Chabal

Ajouté le 3 oct. 2017 | Commentaires

Chronique ToutLeco Artmajeur sur France Bleue

La radio France Bleu difuse une chronique de la journaliste Ysis Percq dans l'émition TOULECO Du lundi au vendredi à 6h10 et 7h42

Retrouvez le podcast spécial sur Artmajeur disponible depuis le lien suivant : 

https://www.francebleu.fr/emissions/touleco-y-percq/herault/artmajeur-de-la-fac-de-montpellier-au-marche-mondial-de-l-art

 

cap-2017-10-13-a-12-07-10.jpg Chronique ToutLeco Artmajeur sur France Bleue

la presse en parle interview france bleue radio Ysis Percq

Ajouté le 26 sept. 2017 | Commentaires

Reportage TV - France 3

Interview TV à nos bureaux de Montpellier - France 3 reportage de J.Escafre / F.Jobard / F.Alibert

 

cap-2017-10-13-a-15-34-58.jpg Reportage TV -  France 3

articles de presse interview reportage tv france 3

Ajouté le 11 juil. 2017 | Commentaires (3)

L’art aborigène d’Australie : un art millénaire menacé de disparition

Les premières peintures rupestres aborigènes remontent à la nuit des temps (plus de 50 000 ans). Elles sont antérieures à celles retrouvées en Europe (Chauvet ou Lascaux). Premières formes d’art connu, perpétuées sur leur support originel (roche, sable…) jusqu’à il y a une vingtaine d’années et en utilisant des techniques « modernes » ( toile, acrylique…) depuis les années 1970, elles sont à présent menacées de disparition.

L’art aborigène est à la fois un art sacré et un art rituel utilisé lors des cérémonies d’initiation. Il représente les récits mythiques du Temps du Rêve, le temps des êtres surnaturels qui ont surgi de la terre, voyagé et créé le monde et les êtres vivants. L’espace temps sacré, espace parallèle au notre, existe toujours, mais seuls les initiés peuvent entrer en contact avec lui lors de cérémonies rituelles.

Au moment de la génèse du monde, ces êtres mythiques surnaturels ont laissé des traces dans le paysage. Les peintures, sortes de cartographies narrative et symbolique, en figurent les itinéraires et redonnent vie aux actes de création du monde. En liant les deux mondes, le mode sacré et le monde profane, en activant et en diffusant l’énergie vitale des grands ancêtres, elles permettant à la vie de se perpétuer et au monde de ne pas disparaître. Les grands artistes aborigènes peignent pour assurer la survie de leur communauté et plus largement du monde ! L’art aborigène est un art spirituel fondamentalement collectif au style naturaliste, figuratif ou géométrique.

Le « mouvement artistique aborigène » proprement dit est né dans les années 1970 sous l’impulsion d’un professeur anglais Geoffrey Bardon qui poussa les élèves de la communauté de Papunya (centre de l’Australie) à reproduire sur des murs, des panneaux ou de la toile les motifs du Temps du Rêve. Selon le critique Robert Hughes, le dernier grand mouvement artistique pictural du XXème siècle était né… Les représentations sacrées porteuses de pouvoir et d’histoire étant réservés aux initiés, différentes techniques (comme le pointillisme) furent utilisées par les artistes pour préserver leur caractère secret et n’en montrer que la partie profane. Le succès fut tel que les ventes d’art aborigène culminèrent jusqu’à 200 Million USD par an dans les années 1990-2000. Après avoir été longtemps ignoré, ce succès commercial permit aux communautés aborigènes de se reconstituer et de diffuser leur culture millénaire au monde sous une forme adaptée.

Considéré comme l’héritage d’une civilisation en voie d’extinction, cet art fut catégorisé par le marché de l’art comme « art ancien, ethnographique ». Progressivement cantonné dans des stéréotypes, des techniques et des motifs standardisés, il donne la part belle aux artistes « historiques » et laisse peu de place à une création aborigène contemporaine. Rares étant les marchands à se risquer à soutenir de jeunes artistes, les grands initiés porteurs de la tradition picturale millénaire disparaissant sans transmettre leur art, la vitalité et le renouveau de l’art aborigène est sérieusement en question. D’autant que les communautés aborigènes disséminées dans le pays, souvent isolées et porteuses de leurs propres traditions, sont menacées de regroupement près des grandes villes par les gouvernements régionaux.

L’art rupestre ancien, est lui aussi en danger, menacé par le développement urbain l’exploitation minière, l’érosion et le vandalisme. 50% des œuvres rupestres pourraient disparaître dans les quarante prochaines années si elles ne sont pas protégées.

Le soutien de quelques institutions muséales internationales telles que le Musée du Quai Branly ne peut se substituer à celui des autorités locales qui peinent à reconnaître, préserver et soutenir l’identité, la culture et l’art des natifs de la « terra nullus » (terre qui n’appartient à personne » selon la déclaration en 1770 de James Cook, un des découvreurs de l’Australie), pourtant composante première de l’identité australienne.

Au-delà, sans mobilisation, ce qui constitue le plus ancien patrimoine de l’humanité pourrait à terme se réduire à une base de données numériques de pétroglyphes disparus et de peintures produites pour les profanes, tronquées de leurs motifs originels sacrés, ce qui signerait la disparation de l’art aborigène d’Australie, art premier essentiel se perpétuant depuis l’âge de pierre.

Article proposé par :


Art Aborigène Australie

Ajouté le 10 juil. 2017 | Commentaires

Aigle de Nice - Appel à Candidatures

L’Aigle de Nice est une Association Loi 1901 enregistrée à la Préfecture des Alpes-Maritimes. Elle a été fondée en 1988 par l’auteur-chanteur de variétés françaises Alain Bideaux qui en est toujours le Président. Elle organise depuis cette date tous les mois de novembre un Grand Prix International d'Arts Plastiques ouvert à tous.
Pour en savoir plus : http://www.aigledenice.com/fr/


Aigle de nice