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L’art aborigène d’Australie : un art millénaire menacé de disparition


Ajouté le 11 juil. 2017 | Lien permanent | Commentaires 3

Les premières peintures rupestres aborigènes remontent à la nuit des temps (plus de 50 000 ans). Elles sont antérieures à celles retrouvées en Europe (Chauvet ou Lascaux). Premières formes d’art connu, perpétuées sur leur support originel (roche, sable…) jusqu’à il y a une vingtaine d’années et en utilisant des techniques « modernes » ( toile, acrylique…) depuis les années 1970, elles sont à présent menacées de disparition.

L’art aborigène est à la fois un art sacré et un art rituel utilisé lors des cérémonies d’initiation. Il représente les récits mythiques du Temps du Rêve, le temps des êtres surnaturels qui ont surgi de la terre, voyagé et créé le monde et les êtres vivants. L’espace temps sacré, espace parallèle au notre, existe toujours, mais seuls les initiés peuvent entrer en contact avec lui lors de cérémonies rituelles.

Au moment de la génèse du monde, ces êtres mythiques surnaturels ont laissé des traces dans le paysage. Les peintures, sortes de cartographies narrative et symbolique, en figurent les itinéraires et redonnent vie aux actes de création du monde. En liant les deux mondes, le mode sacré et le monde profane, en activant et en diffusant l’énergie vitale des grands ancêtres, elles permettant à la vie de se perpétuer et au monde de ne pas disparaître. Les grands artistes aborigènes peignent pour assurer la survie de leur communauté et plus largement du monde ! L’art aborigène est un art spirituel fondamentalement collectif au style naturaliste, figuratif ou géométrique.

Le « mouvement artistique aborigène » proprement dit est né dans les années 1970 sous l’impulsion d’un professeur anglais Geoffrey Bardon qui poussa les élèves de la communauté de Papunya (centre de l’Australie) à reproduire sur des murs, des panneaux ou de la toile les motifs du Temps du Rêve. Selon le critique Robert Hughes, le dernier grand mouvement artistique pictural du XXème siècle était né… Les représentations sacrées porteuses de pouvoir et d’histoire étant réservés aux initiés, différentes techniques (comme le pointillisme) furent utilisées par les artistes pour préserver leur caractère secret et n’en montrer que la partie profane. Le succès fut tel que les ventes d’art aborigène culminèrent jusqu’à 200 Million USD par an dans les années 1990-2000. Après avoir été longtemps ignoré, ce succès commercial permit aux communautés aborigènes de se reconstituer et de diffuser leur culture millénaire au monde sous une forme adaptée.

Considéré comme l’héritage d’une civilisation en voie d’extinction, cet art fut catégorisé par le marché de l’art comme « art ancien, ethnographique ». Progressivement cantonné dans des stéréotypes, des techniques et des motifs standardisés, il donne la part belle aux artistes « historiques » et laisse peu de place à une création aborigène contemporaine. Rares étant les marchands à se risquer à soutenir de jeunes artistes, les grands initiés porteurs de la tradition picturale millénaire disparaissant sans transmettre leur art, la vitalité et le renouveau de l’art aborigène est sérieusement en question. D’autant que les communautés aborigènes disséminées dans le pays, souvent isolées et porteuses de leurs propres traditions, sont menacées de regroupement près des grandes villes par les gouvernements régionaux.

L’art rupestre ancien, est lui aussi en danger, menacé par le développement urbain l’exploitation minière, l’érosion et le vandalisme. 50% des œuvres rupestres pourraient disparaître dans les quarante prochaines années si elles ne sont pas protégées.

Le soutien de quelques institutions muséales internationales telles que le Musée du Quai Branly ne peut se substituer à celui des autorités locales qui peinent à reconnaître, préserver et soutenir l’identité, la culture et l’art des natifs de la « terra nullus » (terre qui n’appartient à personne » selon la déclaration en 1770 de James Cook, un des découvreurs de l’Australie), pourtant composante première de l’identité australienne.

Au-delà, sans mobilisation, ce qui constitue le plus ancien patrimoine de l’humanité pourrait à terme se réduire à une base de données numériques de pétroglyphes disparus et de peintures produites pour les profanes, tronquées de leurs motifs originels sacrés, ce qui signerait la disparation de l’art aborigène d’Australie, art premier essentiel se perpétuant depuis l’âge de pierre.

Article proposé par :


Art Aborigène Australie

 


Aigle de Nice - Appel à Candidatures


Ajouté le 10 juil. 2017 | Lien permanent | Commentaires

L’Aigle de Nice est une Association Loi 1901 enregistrée à la Préfecture des Alpes-Maritimes. Elle a été fondée en 1988 par l’auteur-chanteur de variétés françaises Alain Bideaux qui en est toujours le Président. Elle organise depuis cette date tous les mois de novembre un Grand Prix International d'Arts Plastiques ouvert à tous.
Pour en savoir plus : http://www.aigledenice.com/fr/


Aigle de nice

 


Merci à tous !


Ajouté le 14 juin 2017 | Lien permanent | Commentaires 1

Merci à tous les artistes et amateurs d'art qui sont venus très nombreux nous rendre visite lors du Salon Art Shopping du 9 au 11 juin 2017 au Carrousel du Louvre à Paris.

Prochain rendez-vous : le 21 et 22 octobre 2017 au Carrousel du Louvre


Artmajeur Art Shopping

 


Publication sur Les ludiques.com


Ajouté le 13 juin 2017 | Lien permanent | Commentaires

Pour la 20e édition du salon Artshopping, Le magazine de l'art et du divertissement parle du nouveau Magazine de Artmajeur.

Un article publiée par Andrée Muller

 

 


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Retrouvez-nous le 10 et 11 juin 2017 au Carrousel du Louvre à Paris


Ajouté le 9 juin 2017 | Lien permanent | Commentaires

Venez nous rencontrer au Carrousel du Louvre le 10 & 11 juin 2017

Artmajeur sera sur le stand A07 dans le hall d'entrée.

Demandez vos invitations sur http://www.artmajeur.com/fr/contact-us


Artmajeur Art Shopping Carrousel du Louvre

 


Le pop art ou comment la culture populaire est devenue « style »


Ajouté le 30 mai 2017 | Lien permanent | Commentaires

Né il y a soixante ans, le pop art, un des principaux mouvements culturels du XXe siècle, a traversé le temps et les évolutions sociétales. Nourri puis assimilé par la culture populaire, il a métamorphosé radicalement l'ensemble de la chaine artistique.

Le popular art ou "pop art" s'est affirmé en prenant le contrepied de l'expressionnisme abstrait (action painting de Jackson Pollock, colorfield painting de Mark Rothko...) jugé trop académique, ésotérique et élitiste.

Il a emprunté à la culture populaire ses thèmes, ses images publicitaires ou dessinées, ses objets de consommation ordinaires, les traitant sur le mode ironique. La reproduction, la duplication, la superposition, la combinaison de cette iconographie populaire extraite de son contexte, rehaussée de couleurs franches ou de formes géométriques étaient censées refléter le chaos produit dans cette société de la deuxième moitié des années 1950 par la télévision, les médias, la publicité, la mode, la musique pop, la consommation effrénée...

S’affranchissant de toutes les conventions, le pop art va révolutionner l'art de fond en comble, de la conception à la production en passant par la promotion des œuvres :

  • L’idée, la puissance du concept servies par la puissance des images iconiques et l'innovation stylistique va être considérée comme plus importante que l’œuvre elle-même. Sa réalisation fera souvent appel à des matériaux et des techniques industrielles (acrylique, sérigraphie, ...), ne requérant pas une grand savoir faire, l'atelier devenant une Factory (l'usine chère à Andy Warhol) producteur de biens culturels;

  • La reproduction et la production en série vont bouleverser la conception traditionnelle d'unicité de l'oeuvre;

  • Le style "pop art" s'appuie sur le tracé de couleur noire, emprunté à la ligne claire du dessin publicitaire ou de la bande dessinée, des figures et des images, agrémenté de couleurs franches et vives dépourvues d'effets de matière afin de donner le plus fort impact à l’image ;

  • L’utilisation de symboles et d'images populaires va désacraliser l’œuvre d’art;

  • Les happenings et les environnements vont prendre une place importante dans la promotion et la vente de cet art à la chaîne prêt à consommer.

Art en quête de simplicité et d'efficacité, marquant les esprits grâce à ses techniques et ses inspirations populaires, le pop art a, en retour, enrichi et stylisé l'imagerie populaire.

Il va fortement influencer les générations suivantes d'artistes: des artistes conceptuels en passant par ceux du Land art ou du body art, les graffeurs ou les artistes urbains tels que Basquiat ou Keith Harring, les représentants du courant néo-pop (Morimura et l’artiste kitsch Jeff Koons) jusqu'au vintage, au graphisme et au web design...

XLLM​​

Particulièrement d'actualité dans une société du tout numérique où l’image, l’instantané, l’éphémère, le simple et clair, le percutant prédominent, les produits dérivés qu’il continue de générer s'arrachent, même s'ils sont devenus de simples objets de consommation dépourvus de toute distanciation critique...Quelle ironie ! Le pop art s'est fondu dans la culture populaire dont il se nourrissait pour mieux la critiquer et en profiter...

Même si son apport esthétique et créatif ne semble du même ordre que celui de grands courants  tels que l'impressionnisme, le cubisme..., force est de constater que ses innovations stylistiques  indémodables, sont utilisées dans de nombreux domaines créatifs (publicité, design, ...) et plébiscitées par les plus fortunés amateurs du marché de l'art, ses artistes phares atteignant des sommets.

Faisant à présent partie de l'imaginaire culturel collectif, les inspirations des artistes pop n'ont jamais été aussi puissantes, consacrant une démarche artistique opportuniste, pragmatique et visionnaire unique dans l'histoire de l'art et de la culture.

Article proposé par :


Pop art

 


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Ajouté le 23 mai 2017 | Lien permanent | Commentaires 1

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Parution du 1er numéro de Artmajeur Magazine - Printemps 2017


Ajouté le 23 mai 2017 | Lien permanent | Commentaires

Découvrez gratuitement le tout nouveau Magazine de Artmajeur.​
Au sommaire de ce numéro:

  • Le papier cet inconnu
  • Dans la savanne
  • Rencontre avec Sekhmet
  • La vie en bleue

LIRE EN LIGNE


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L’avenir du street art : l’art digital subversif?


Ajouté le 9 mai 2017 | Lien permanent | Commentaires 1

Né aux États-Unis dans les années 1970, le street art regroupe les expressions artistiques (images, signatures visuelles) réalisées dans la rue autres que celles appartenant à l’art graffiti de style writing (signatures de tagueurs ou de graffeurs).

Récemment récupéré et légitimé par le marché de l’art, il connait un fort engouement public, démultiplié par l’internet et le numérique.

Art visuel éphémère, non sollicité, assimilé à ses débuts à du vandalisme, le street art se déploie sur les murs, les façades des bâtiments ou les panneaux de signalisation de l’espace urbain. Revendicatif, collant aux évolutions de la société contemporaine, ludique ou esthétique, il a vocation à provoquer, interpeler et embellir la vie quotidienne des usagers de la ville.

Les street artists utilisent différentes techniques :

–le graffiti : bombes aérosol projetant de la peinture de différentes couleurs souvent indélébile ;

–le pochoir ou « stencil » : feuilles de carton, de métal ou de radiographies découpées reproduisant des motifs ou des personnages sur lesquelles est "bombée" une couche de peinture;

–le stiker ou autocollant ;

–le street tricot ,« yarn bombing » ou technique du tricot: multiples fils de laine de différentes couleurs ;

–le tape art : rubans adhésifs de déménagement couleur havane (« brown tape art »), ou toilés et imperméables utilisés par les maçons (« duct tape art ») ;

– les « installations de rue » en trois dimensions conçues pour être déplacées et ne pas causer de « dommages » à l’espace public.

Cet art pour tous, créé dans la rue, exposé à tous les vents est depuis quelques années entré dans les galeries et les collections privées. Certaines réalisations de Jean-Michel Basquiat ou de Bansky ont tout simplement été arrachées de leur lieu de création initial pour être vendues aux enchères.

De plus en plus de "street artistes soucieux de pérenniser leurs œuvres et de se faire rémunérer pour leur travail réalisent des oeuvres dérivés de leur pratique urbaine. Ces œuvres « de salon », privées des attributs du street art (éphémère, in situ, gratuit) trouvent de plus en plus d’amateurs sur un marché de l'art attiré par les grands noms de la contre-culture urbaine.

Le développement des technologies de l’information (internet mobile, numérique), en favorisant une culture de l’image, de l’éphémère, de l’instantané constitue un puissant outil de diffusion et de préservation des œuvres des street artists. Des communautés en ligne d’amateurs d'artistes urbains se sont formées procurant une audience dépassant largement l’espace physique de réalisation des oeuvres.

Nos yeux étant plus portés sur l'écran intime de notre smartphone que sur notre environnement urbain quotidien, il est envisageable que dans le futur les artistes reprenant la philosophie du street art créent directement sur un support numérique à destination d’un public numérique.

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L’art brut ou « l’Outsider art »: l’art des non-professionnels qui bouscule l’art officiel


Ajouté le 25 avr. 2017 | Lien permanent | Commentaires

L’art brut, genre artistique à part entière, est de plus en plus recherché pour sa singularité, son inventivité et la charge émotionnelle de ses œuvres.

Défini en 1945 par Jean Dubuffet comme un art simple et naturel, exécuté par de non professionnels, n’ayant ni culture artistique ni prétention ou démarche culturelle, c’est un art spontané, impulsif, laissant place à l’invention, aux techniques et aux matériaux non académiques.

A l'image de Paul Klee ou d'André Breton, écrivain surréaliste en quête de création en prise directe avec l’inconscient​, Jean Dubuffet commença dans les années1920 à collecter ce qu'on appelait "l'art des fous". Il élargit par la suite le spectre de l'art brut à toutes les formes de création spontanée, réalisées par des médiums, des marginaux, des prisonniers ou des exclus jusqu’aux ...« hommes du commun », s'exprimant en dehors des circuits artistiques. 

L'art brut est une expression vitale, intérieure, dépourvue de tout objectif culturel ou de volonté de communication ou de commerce.

"Art non cultivé, sans artiste, surgi d’un don de la nature, dénué de toute relation avec le champ artistique ou de tout apprentissage" selon Pierre Bourdieu dans son ouvrage les règles de l’art, c'est un art qui dérange, qui émeut.

Souvent répétitif, obsédant voire complexe, il rejoint la démarche de certains artistes explorant de façon obsessionnelle une même problématique artistique.

A l'écart de l’histoire de l’art, c'est une forme d'art qui existe depuis la nuit des temps.

Non altéré par les normes de la vie adulte, le conditionnement culturel ou la conformation aux règles de l’art culturel, il est acte de création pure. En renvoyant à la pulsion créatrice comme expression du mystère de l'existence, l'art brut touche le public au plus profond.

Jean Dubuffet pensait que l’art brut devait échapper au marché, car il existait de façon autonome.

Dans les années 1970, son prolongement, l’Outsider art, défendu par la revue britannique « Raw Vision » mettant en avant des créateurs marginaux, autodidactes, ayant conçu leur œuvre dans la solitude et en dehors du milieu artistique, connut un fort retentissement. De nombreux artistes rattachés à l'art brut virent leur valeur marchande s'envoler, l'art brut devenant paradoxalement une composante dynamique du marché de l'art...

Force est de constater que la légitimation de ce genre artistique et la généralisation des plateformes d'exposition numériques ont permis d'ouvrir le marché de l'art à des non professionnels qui réservaient à l'origine leur art à la sphère intime. Le caractère universel et singulier des créations de ces artistes peignant avec leurs tripes et leur âme étant plébiscité par un public de plus en plus large, une redistribution des cartes pourrait s'opérer redonnant vie à un art officiel sclérosé.

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CoBrA, l’enfance de l’art ou l’art est une fête


Ajouté le 19 avr. 2017 | Lien permanent | Commentaires

Même s'il n'a duré officiellement que trois ans (1948-1951), le mouvement CoBrA (pour Copenhague- Bruxelles-Amsterdam), est un des plus importants courants d’avant-garde de l’après guerre ayant influencé nombre de générations d'artistes.

Ce mouvement international regroupant des peintres danois (Asger Jorn), hollandais (Appel Karel), belges (Corneille, Pierre Alechinsky) et des poètes surréalistes belges (Christian Dotremont et Joseph Noiret), a libéré l'expression artistique en rompant avec l’opposition classique entre expression figurative et abstraite.

Désireux de toucher au plus près l’authenticité et la nature profonde des êtres, sensible aux expressions primitives les moins contaminées par les théories, les normes ou les conventions telles que l’art naïf, l’art préhistorique, l’art populaire médiéval, les créations d’enfants ou d'handicapés mentaux, il a remis la spontanéité, l’énergie, la couleur et les formes au premier plan. 

Art décomplexé, basique, presque naïf, il s’affirme comme un retour à la pureté originelle de l’Art.

Tout commence par le tracé des formes qui perdent vite en rationalité et en mesure. Vient ensuite la pose de couleurs vives à grands coups de pinceaux nerveux et brutaux générés par l'action physique pulsionnelle et irréfléchie du peintre.  Les formes rendues autonomes sont littéralement embrasées par les couleurs.

Une fois réalisées, les œuvres paraissent soit barbares car, "elles s’adressent à une époque barbare" selon Karel Appel, soit enfantines car, elles sont en quête de l’enfance de l’art.

Cette démarche vise à retrouver une forme d’expression universelle grace à l’expérimentation, la création spontanée, la libération des formes et des couleurs.

Ce retour à un art plus audacieux, moins réfléchi et ludique, comme si l’art était une fête, constitue une démarche profondément libératrice.

L’art n’étant plus l’affaire de techniciens ou de professionnels, les hiérarchies ou les complexes "artistiques" n'ayant plus lieu d'être, l'art serait à la portée de tous; même si en pratique les artistes du mouvement Cobra s'avèreront de prodigieux artistes développant un langage expérimental expressif hors norme (utilisant le dessin, la sculpture, le bois, la terre, le métal, les mots, les sons ou l'écriture).

Débarrassé des complexes, des jugements et des conventions, l'art pur libérerait les énergies créatives issues de notre nature profonde et contribuerait à notre épanouissement.

"Retourner à l'enfance de l'art en retrouvant son âme d'enfant, tel est le message intemporel véhiculé par le manifeste CoBrA, à un moment où certains redoutent la fin de l'art comme puissance esthétique améliorant l'âme humaine au profit d'un art spectacle ou décoratif visant à choquer ou impressionner.

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cobra

 


Art africain contemporain : les premiers jalons d’une reconnaissance


Ajouté le 11 avr. 2017 | Lien permanent | Commentaires 2

L’art africain est généralement cantonné à sa seule composante «art premier » . Les curateurs font régulièrement dialoguer Picasso et ses contemporains avec des statues ou des reliquaires, mais jamais avec des artistes africains de leur temps... C’est un peu comme si on ne reconnaissait aux artistes africains contemporains aucune qualité, influence ou valeur sur un marché de l'art, hautement stratégique sur le plan financier et culturel.

MXLLS​​

Pourtant, dès les années 1930, les pénétrations des techniques et des modèles européens dans les arts plastiques africains suscitèrent un premier éveil autochtone (ce qu’on appellera "l’art indigène"...). En 1951, Pierre Lods créa un atelier de peinture à Brazzaville, n’imposant aucune règle artistique à ses élèves, les laissant donner libre cours à leur créativité, leur spontanéité et la figuration de leur tradition. L’école de Poto Poto, une des premières écoles artistiques du continent africain, était née. Le style Miké (personnages élancés, colorés) va rapidement se diffuser à toute l’Afrique.

Suite à l’indépendance du Congo en 1960, Pierre Lods est appelé par le président Senghor pour créer au côté d’Ida Ndiaye (un des premiers grands artistes africains modernes reconnu pour sa série de Tabaskis) ce qu’on appellera l’école de Dakar. Chaque élève, initié aux dernières techniques artistiques occidentales, est encouragé à explorer des voies nouvelles sur de nouveaux supports peu utilisés jusque là car, trop onéreux. Les élèves d’Iba Ndiaye vont s'engager dans l’art conceptuel ou abstrait, ceux de Pierre Lods, vont se concentrer sur l'expression plastique de leurs traditions chères au poète et chantre de la négritude, Léopold Sédar Senghor. Ces artistes modernes, Amadou Ba, Amadou Seck, Diatta Seck, Chérif Thiam, Philippe Sène... encensés par Picasso, Soulages ou Chagall lors de leur venue à Dakar pour leurs expositions au Musée Dynamique, constitueront les pionniers admirables de l’art moderne africain, soutenus par un président amoureux des arts et de la culture (30 % du budget de l’État sera consacrés aux arts, du jamais vu!).

Faute d'acheteurs, collectionner les œuvres d’art étant peu pratiqué en Afrique (les objets dits "d'art" en Occident ayant une fonction rituelle ou sacrée), les structures de promotion et les musées disposant de peu de moyens, le statut d’artiste s’avère particulièrement difficile en Afrique.

Quelques individualités, soutenues par un cercle réduit de mécènes, vont néanmoins émerger : les sénégalais Ousmane Sow et Amadou Seck, le ghanéen El Anatsui, le congolais Chéri Samba, le photographe malien Malick Sdibé, le peintre marocain des équidés Hassan EL Glaoui, la potière casamançaise Seni Camara, les sud-africains Irma Stern et William Kentridge, l’éthio-américaine Julie Mehretu...

Différentes initiatives individuelles, telles les Fondations Pigozzi, Zinsu ou Blachère, vont accumuler les œuvres par centaines, en vue d'être montrées et valorisées ultérieurement.

Depuis peu, force est de constater que le marché de l'art africain contemporain connaît un frémissement médiatique important, et un début de structuration.

Il est vrai que l'art africain contemporain est un art original et authentique par ses formes, ses choix de couleurs et de matières et ses inspirations à la fois traditionnelles et actuelles. De ces oeuvres, se dégage beaucoup de vitalité, d'humanité, de rythme et de force. Peu sensible aux effets de mode, aux inclinaisons décoratives et mercantiles d’un art occidental qui se cherche, il revivifie, renouvelle l’art contemporain.​​

Depuis 2013, une foire d’art africain contemporain appelée «1: 54 »(1 continent, 54 pays) organisée à l'origine à Londres comporte une édition américaine à New York depuis 2016 et aura une extension marocaine à Marrakech en 2018. La première édition de sa concurrente française AKAA ("Also Known As Africa") a eu lieu fin 2016. L’Afrique du Sud est très active avec le FNB Joburg Art Fair et le Cape Town Art Fair.

Un « Africa Art Market Report » a été publié en 2015 qui donne de précieux repères en termes d’analyse du marché d’art africain moderne et contemporain. Il fait clairement apparaître sa sous valorisation et, à l’exception notable de l’Afrique du Sud, une animation limitée à quelques collectionneurs, essentiellement occidentaux.

Les économies du continent africain étant en croissance, les oeuvres des artistes modernes et contemporains étant de grande qualité, quelques collectionneurs locaux faisant une timide apparition, le marché de l’art africain moderne et contemporain est appelé à prendre son essor.

Espérons qu’après avoir été longtemps nié, il échappera à la fièvre spéculative qu’a pu connaître le marché chinois par exemple, et se développera sur la durée dans une logique de réappropriation par les acteurs et les collectionneurs locaux de leur patrimoine culturel et artistique.

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L’Arte povera, un art de rupture poétique et visionnaire


Ajouté le 4 avr. 2017 | Lien permanent | Commentaires

L’Arte povera est né en Italie à la fin des années 1960 en réaction contre le mode de vie américain et l’art consumériste tel le pop art, caractérisé par la surenchère, le spectaculaire et le tout médiatique.

Ce groupe d’artistes pour la plupart issus de l’industrielle Turin, marqués par les conflits sociaux et le mercantilisme du marché de l'art, vont privilégier dans leur expression artistique, le naturel, l’instinct et l’éphémère.

Selon le critique d’art italien Germano Celant à l'origine du terme « Arte povera », il s’agit  d’«un hymne à l’élément primaire, à l’élément banal, à la nature, à l’homme,  fragment d’esprit et de corps ».

Manifeste social et politique, il est plus une attitude, un comportement, une discipline qu’un mouvement, à savoir:

— une façon d’être et de créer privilégiant le geste, le processus créatif au détriment de l’objet fini ; 

— un refus de considérer l’art comme un produit que l’on s’approprie et sacralise ;

— une mise en œuvre simple, voire archaïque, de matériaux dits « pauvres, sommaires, bruts, naturels (bois, charbon, pierres…), souvent de récupération ;

— une prise en compte de l’espace d’exposition comme partie prenante de l’installation ;

— une dimension poétique voire un matérialisme spirituel poussant à réfléchir sur les mystères de l’existence.

Art frugal, de récupération ou de récolte, il se veut essentiel, ancré dans le réel, à portée symbolique et poétique.

Les artistes de l’Arte povera dépassent les limites de la sculpture ou de la peinture, sortant du cadre pour exalter le réel et développer un langage visuel radical. De nombreuses expériences d'art pauvre seront menées dans d'autres disciplines telle que l'architecture (“Global tools”, contre-école d’architecture et de design repensant l’espace social dans un cadre écologique), la danse, le cinéma ou la musique.

L’Arte povera, à l'origine guérilla artistique s’appuyant sur une radicalité formelle et une économie de moyens, n’a jamais été aussi d’actualité.

Loin d’être un moment de régression de la culture, il trouve aujourd’hui de nombreuses résonances et prolongements dans différentes formes d’art non ostentatoires ancrés dans le réel ou la nature (art du Monde, art écologique...) qui connaissent un grand engouement public. 

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L’art numérique : l’art du IIIè millénaire ?


Ajouté le 28 mars 2017 | Lien permanent | Commentaires 1

Le recours généralisé aux technologies numériques dans l’industrie du divertissement (jeux vidéos, films d’animation, effets spéciaux) a permis la production de nombre de créations assistées par ordinateur de grande qualité.

Déqualifiée par les puristes, ne jurant que par le recours aux crayons, aux peintures et aux supports physiques et voyant d’un mauvais œil l’assistance technique d’une machine, la création numérique souffre d’un manque de reconnaissance.

Le fait que David Hockney, grand maître de la peinture à l’huile et artiste visionnaire, utilise dès 2009 les technologies numériques et expose ses créations dans les plus grandes institutions muséales a constitué une première légitimation de cet art nouveau.

De fait, l’art numérique peut prendre différentes formes :

–la 3 D ou « trois dimensions » est une technique issue de la conception assistée par ordinateur permettant la représentation d’objets en volume sur un écran, très utilisée dans l’industrie de l’animation ;

–l’infographie numérique est la réalisation d’images de synthèse issues d’un espace numérique ;

–la sculpture numérique correspond à une sculpture numérisée en trois dimensions ;

–la peinture numérique : l’image est créée sur un écran blanc à l’aide d’une palette graphique ou d’un stylo numérique.

De façon générale, les outils numériques offrent des capacités démultipliées sur le plan créatif (infinité de couleurs et de dégradés, effets dimensionnels, formes multiples), permettent de palier certaines lacunes techniques et libèrent des contraintes liées à un processus créatif linéaire (possibilité de défaire et refaire à l’infini ses créations en un temps record). 

Il est important de souligner que, malgré les larges possibilités qu’elles ouvrent , ces techniques ne rendent pas talentueux. Sans la créativité, la dextérité et l’imagination de ceux qui les utilisent, elles n’ont pas plus d’utilité que des moyens traditionnels. Il est d’ailleurs tout aussi difficile de dessiner à la palette ou au stylo graphique qu’au pinceau ou au crayon. 

Comment cet art numérique se donne-t-il à voir ? 

Il existe de nombreux sites d’artistes ainsi que des galeries numériques permettant de visualiser ces créations. D’une certaine façon, les grandes plateformes d’art offrent une version numérique des formes d’art traditionnel. La plateforme de réalité virtuelle DIMoDa pour « Musée Numérique d’art digital » rassemble des œuvres digitales que l’on peut apprécier avec un casque de réalité virtuelle.

Les sorties physiques de grande qualité des œuvres numériques sont d’ores et déjà possibles avec:

– l’impression digitale ou « digigraphie » (impression 11 couleurs sur papiers « Fine art ») ;

– l’impression 3D pour la sculpture et la peinture 3D.

Dans l’avenir, la combinaison de la création numérique et de l’impression 3D dite « art numérique 3D » va permettre de satisfaire les amateurs d’art attachés aux supports physiques et aux effets de matière.

L’art numérique est en marche.

Très abordable financièrement, offrant des capacités d’exécution infinies, il permet de démocratiser l’accès à la création, de la rendre visible et imprimable en tous lieux.

Constituera-t-il un médium artistique additionnel ou remplacera-t-il les médiums traditionnels ? L’avenir proche nous apportera les premiers éléments de réponse.

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Land art : art et nature enfin réconciliés ?


Ajouté le 21 mars 2017 | Lien permanent | Commentaires 1

Né aux États unis à la fin des années 1960 en réaction contre l’ordre établi, les institutions muséales, le caractère mercantile et élitiste de l’art, le Land art désigne l’ensemble des courants artistiques qui utilisent la Nature comme lieu, matériau et surface d’inscription de leur travail. 

On distingue généralement deux types d’interventions artistiques:​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

–les inscriptions de grande envergure à l’échelle du paysage («Earthworks »). À l’image des géoglyphes de Nazca, les pionniers du Land art tel Robert Smithson ont réalisé dans l’ouest désertique américain des « terrassements » ou des excavations monumentales inscrites dans le paysage ;

– les œuvres à échelle humaine réalisées avec des matériaux issus de la Nature (terre, pierres, boues, branches...).

Alors que les premières sont appelées à durer, même si elles sont érodées avec le temps par les éléments, les deuxièmes ont vocation à être éphémères en se dégradant ou se décomposant naturellement.

Ces entreprises artistiques étant réalisées dans des lieux inaccessibles, le support photographique est indispensable, attestant voire étant constitutif de l’œuvre. 

Par bien des aspects, le Land art a pris le contrepied des formes traditionnelles de l’art :

– l’œuvre originelle ne se réalisait plus dans un atelier, n’était plus transportable ou exposable et ne pouvait se détenir car, réalisée in situ, loin des yeux du public ;

– l’œuvre n’était plus une représentation de la Nature, mais s’inscrivait dans la Nature avec laquelle elle interagissait. Elle n’était plus figée, définitive, évoluant avec les conditions climatiques et les aléas naturels ;

–l’œuvre et son créateur n’étaient plus éternels.

Le Land art a connu depuis près de cinquante ans de nombreuses évolutions remettant en cause certaines de ses revendications initiales. Il est devenu transposable et exposable. Il a réintégré l’espace muséal au travers d’installations (telles que South Bank Circle de Richard Long par exemple) et a rejoint les plus grandes collections particulières. Il a connu différents prolongements tels l’art végétal ou « art dans la nature », l’art du Monde (« Earth act » qui interroge l’homme et le rapport qu’il entretient avec son environnement) ou l’art écologique.

Grâce au Land art, la Nature et l’art, création humaine cherchant à imiter ou transcender la Création naturelle, se sont enfin réconciliés. Au vu du boom actuel de l’art vert, ces réalisations naturelles sont appelées à réunir une audience de plus en plus large.

Article proposé par :


land art art et nature

 


Artmajeur startup de la semaine @lesPepitesTech !


Ajouté le 25 janv. 2017 | Lien permanent | Commentaires 1

Artmajeur élu startup #1 du top de la semaine @lespepitestech !
Merci à tous ceux qui nous ont soutenus 

 

cap-2017-01-25-a-15-07-06.jpg Artmajeur startup de la semaine @lesPepitesTech !

frenchtech lespepitestech

 


#FRENCHTECH 2017 : Votez pour Artmajeur !


Ajouté le 18 janv. 2017 | Lien permanent | Commentaires 3

Cette semaine, Artmajeur participe aux Pépites Tech ce qui peut nous aider à obtenir d'avantage de visibilité pour tous les artistes :


Si vous aimez notre concept de gallerie, soutenez nous en votant dès maintenant pour Artmajeur, cela ne prend qu'une minute et c'est trés important pour tous les artistes !


VOTEZ POUR ARTMAJEUR !

Merci beaucoup ; )

 

french-tech.png #FRENCHTECH 2017 : Votez pour Artmajeur !

frenchtech

 


MAINTENANCE : Mise à jour et re-calcul de l'index images


Ajouté le 14 janv. 2017 | Lien permanent | Commentaires 1

Dans le cadre du passage au HTTPS sur l'ensemble de la plateforme, nous réindexons depuis 13 janvier l'intégralité des images.

Sur certaines pages, il est possible que des images n'apparaissent pas pendant quelques heures, le temps d'être réindexées correctement. 

Nous vous présentons nos excuses pour le dérangement occasioné et faisons le maximum pour que toutes les images soient bien réindexées le plus rapidement possible.

Merci pour votre patience ;)


status images travaux

 


Passage au protocole HTTPS: Priorité à la sécurité


Ajouté le 13 janv. 2017 | Lien permanent | Commentaires 28

Vous l'avez peut-être déjà remarqué ? Artmajeur était bien sûr déjà disponible en HTTPS, mais l'ensemble de la plateforme Artmajeur est désormais passé à 100% au protocole de sécurité HTTPS.

Cela signifie que la connexion entre votre ordinateur est votre site est maintenant toujours sécurisée par une clé SSL qui protège vos données et votre confidentialité ainsi que celle de vos clients.

Le protocole HTTPS est un peu plus lourd, son déployment sur l'ensemble de la plateforme peut ralentir trés légèrement la vitesse de chargement des pages, mais cela est largement compoensé par les avantages apportés :

  • Rassurer les clients
  • Protèger la confidentialité de vos données
  • Permet une meilleure indexation sur GOOGLE !

Google accorde en effet une importance grandissante à la sécurisation des sites, et annonce prendre maintenant en compte le protocole HTTPS dans le classement des sites. 

Vérifiez bien que vous avez toujours le petit cadenas vert à côté de HTTPS dans la barre d'adresse lorsque vous entrez un mot de passe ou réalisez une transaction !

 

 

artmajeur-https.png Passage au protocole HTTPS: Priorité à la sécurité

Nouvelle fonctionnalité sécurité https

 


La lettre Artmajeur 3 janvier 2017


Ajouté le 3 janv. 2017 | Lien permanent | Commentaires

La newsletter de Janvier 2017 est disponible !

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