Ajouté le 30 sept. 2019 | Commentaires

BENOIT DELOMEZ

A première vue, Benoît Delomez est un photographe et plasticien qui aime les plans larges pris en extérieur, que ce soient des paysages naturels ou des vues plus urbaines. A première vue seulement...

Si l’on s’y attarde un peu, on voit vite que ces vues sont souvent habitées, par des individus qui s’y trouvent sans forcément y être à la place que l’on attend, où à la bonne échelle. 

Souvent, les personnages sont vus de haut, de dos, derrière une fenêtre ou de la buée sur la vitre…. L’homme est bien là, mais s’apparente presque à une apparition fantomatique. Résultat, cette présence ne rend pas la scène plus vivante ou plus chaleureuse, mais plus étrange. Les immeubles du quotidien prennent une nouvelle dimension.

“Depuis ces vingt-cinq dernières années, mon travail de photographe/plasticien explore régulièrement le  paysage  au sens naturel et/ou urbain, en mouvement, traversé, magnifié, où l’homme toujours s’y inscrit” précise ainsi l’artiste. 

Son travail séduit à la fois les entreprises et les collectivités, car il oblige le spectateur à s’interroger sur le sens de ce qu’il voit. Benoît Delomez a ainsi travaillé avec des scolaires, mais aussi pour le compte de grandes sociétés pour qui il a organisé des expositions ou des événementiels.

“L’utilisation de techniques mixtes est permanente dans mon travail d’installations photographiques ; le miroir, le volume sont introduits dans ou sur l’image, retenus individuellement ou en association pour leurs caractéristiques polysémiques et même physiques. L’association photo/miroir y joue pleinement son rôle de surfaces sensibles, intégrant un autre espace, capturant une image fragmentée où flottent derrière d’autres événements, d’autres mouvements, en bousculant les repères habituels de lecture”.

L’artiste travaille donc une photo qui dérange, qui interroge. Mais il poursuit ses questionnements dans un travail de plasticien, qui explore par des voies différentes ces mêmes problématiques: “Ma démarche est en lien direct avec notre espace immédiat, l’interrogeant dans ses spécificités environnementales, architecturales, et particulièrement en tant que vecteur de communication et de rencontres. La réflexion que j’engage part du lieu choisi et se poursuit le plus souvent dans des installations « in situ » liées à des résidences d’artistes”.

Et que ce soit en France (et notamment en Normandie, où il réside), en Allemagne ou en Corée du Sud, ses installations s’inscrivent dans la continuité de son travail de photographe: l’être humain est là, tout en étant la plupart du temps évoqué, jamais au centre de l’oeuvre.                  Texte :   A.D

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Ajouté le 23 sept. 2019 | Commentaires

JEREMY CLAUSSE

Il ne vous dira pas d’où il vient, il ne vous dira pas où il va...Difficile dans ces cas-là de le présenter. Le présenter lui donnerait un contour, une forme, une limite, une cloison...collision ! Se libérer, voici la quête... de ce rêveur aux intuitions - irréalistes !

Auteur photographe français, né dans le Nord de la France en 1977, les pieds sur Terre et la tête bien dans les étoiles. Après une maîtrise en Économie Internationale, il obtient un Diplôme d’Études Supérieures Spécialisé en Gestion des Situations d’Urgence. Il commence son activité professionnelle en Guyane Française où il a l’opportunité de réaliser des missions très intéressantes (campagne de rattrapage vaccinale auprès des populations amérindiennes, mission d’étude sur l’impact du mercure sur les populations, gestion d’une structure de lutte contre le sida et de soutien aux personnes infectées par la VIH). Rien à voir avec la photographie et pourtant... L’appareil photo commence à cette époque à accompagner ses voyages (Brésil, Argentine, Paraguay, Guyana…). Mais ce n’est qu’en 2007 qu’il commence à s’intéresser au pouvoir de la photo, à ce qu’elle peut véhiculer et permet de partager – Une rencontre très enrichissante avec Madame Augier au Negresco, qui en acquérant une de ses œuvres, fait définitivement entrer la photographie dans sa vie.

La sensibilisation à l’environnement est un sujet assez récurrent dans son travail. Sur ce sujet, il se sent assez proche du concept de “sobriété heureuse” développé par Pierre Rabhi. Face à la société de la surabondance sans joie et non sans misère matérielle dans laquelle les pays dits développés sont enlisés, la “sobriété heureuse” représente une alternative réaliste. La Liberté est également une notion fondamentale pour lui. En effet, tandis que la censure en Syrie, en Russie et en Chine résulte immédiatement du désir du régime politique de museler l’expression artistique, des exemples de censure continuent d’apparaître dans des régions habituellement censées promouvoir activement la liberté de parole remarque-t-il. La France n’est pas épargnée. 

Là où certains dirigeants politiques veulent “fermer portes et fenêtres de la création”, il pense à l’opposé qu’il faut les ouvrir pour aérer les esprits troublés et meurtris. Pour lui, le fait que l’art soit encore en mesure de provoquer des troubles politiques, de violents débats et protestations, est la preuve de son pouvoir et de sa valeur. C’est aussi la mise en évidence de sa complexité ; inextricablement lié aux notions de liberté, vérité et justice, l’art semble destiné à continuer d’attirer l’attention de ceux qui le préféreraient réduit au silence. Il considère qu’il est de la responsabilité des créateurs (photographes, cinéastes, peintres, chanteurs, graffeurs ...) de continuer à créer ne serait-ce que pour lutter contre ces événements du 13 novembre 2015 mais aussi contre toutes formes qui s’y apparentent. 

Son approche n’est pas linéaire. Il part avec deux trois idées dans la poche. En général, celles-ci feront écho à un fait de société. Il choisit ensuite une sélection de musique qui guide ses pas et capture des images qu’il utilise en totalité ou en partie afin de les mettre au service d’une idée à véhiculer. Ensuite il laisse son imagination faire le reste.

Jérémy Clausse est passé maître dans l’art de nous sensibiliser et de nous interroger sur le monde qui nous entoure grâce à ses images percutantes. Mais il réussit aussi à  nous charmer en nous faisant voyager dans un monde imaginaire qu’il a créé de toutes pièces.

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