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… « Au beau milieu de l’air, de l’eau et de la terre je m’emploie à frapper de la vie chimique de mes mains et de mes pieds ces éléments, tour à tour ces feuilles d’anonymat béat, tous ces crayonnés, ces gouachées, et autres aquarellées et toiles huilées, tous ces croisements marins qui hypnotisent mon état d’artiste en panique.
L’air s’ingénie à jouer en silence avec le vent, l’eau se dilue malicieusement à l ’écume de mer et la terre se referme avec les ailes des hautes herbes sauvages qu’elle laisse pousser sur le ventre de mes travaux de poésies croisées sur les bords.
Alors on danse avec des arbres, un amas de vagues, une coque, une dune, choses toutes bonnes à jardiner les leçons de ses traces…
Alors seulement il me vient l’idée de renifler l’ivresse du pavot, le sentiment certain du dilaté, qu’une plume de goéland puisse se transformer en coquillage et pour conclure qu’il me soit possible de finir en chardon bleu fané, à vous maintenant de voir…»
- Philippe Brobeck -
- de l ‘effet du sentiment certain du dilaté -
«Codex AD LUCEM PER MARE »- journal des bords- tome 3 - volume 14-

Philippe Brobeck