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Sandrine Wely


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France

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Last modification date : Jun 11, 2018

Biography

Diplômée de l'École des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) en 1992, année post diplôme en 93, j'ai suivi une formation artistique dès l'âge de huit ans.
Aimant faire le tour des choses et curieuse de nature, j'ai aussi suivi une formation de peinture en décor chez les Compagnons (FFMB), j'ai travaillé comme peintre en décor aux ateliers de la Comédie Française et comme graphiste presse et multimédia dans une petite agence.
Après quelques expériences professionnelles diverses (ce qui explique le peu d'expos), je retrouve la vraie vie, celle de peintre.
Mon travail est essentiellement une approche émotionnelle et spirituelle du monde qui me porte et, si mon regard semble parfois sans concession sur ce dernier, mon engagement est d'abord poétique. Je trouve toujours à apprendre de la nature, même si je ne travaille qu'à l'atelier, mon besoin d'intérioriser les sensations, images, lumières, idées, ne m'invite pas à peindre sur le motif, et s'il m'arrive d'esquisser un paysage, un arbre, un vil... Read More

Diplômée de l'École des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) en 1992, année post diplôme en 93, j'ai suivi une formation artistique dès l'âge de huit ans.
Aimant faire le tour des choses et curieuse de nature, j'ai aussi suivi une formation de peinture en décor chez les Compagnons (FFMB), j'ai travaillé comme peintre en décor aux ateliers de la Comédie Française et comme graphiste presse et multimédia dans une petite agence.
Après quelques expériences professionnelles diverses (ce qui explique le peu d'expos), je retrouve la vraie vie, celle de peintre.
Mon travail est essentiellement une approche émotionnelle et spirituelle du monde qui me porte et, si mon regard semble parfois sans concession sur ce dernier, mon engagement est d'abord poétique. Je trouve toujours à apprendre de la nature, même si je ne travaille qu'à l'atelier, mon besoin d'intérioriser les sensations, images, lumières, idées, ne m'invite pas à peindre sur le motif, et s'il m'arrive d'esquisser un paysage, un arbre, un village ou autre, c'est pour le regarder au plus juste. Je travaille mes souvenirs et les déplie en images et en couleurs, la forme est le plus souvent à la frontière de l'abstraction, ou plutôt une réalité ré-interprétée librement. Mes sensations sont ainsi plus riches et plus justes, ne cherchant jamais à représenter.

Les ponts et cales
J'aime le principe des séries en ce qu'elles me permettent d'approfondir et de ré-interpréter le même sujet, de le torturer encore et encore, jusqu'à ce qu'il devienne mien. Certains thèmes sont récurrents comme les ponts et autres lieux de passage, les cales de bateaux par exemple, où chacun y laisse un morceau de son histoire sans jamais s'approprier ce lieu. Ce sont alors des lieux où tout est possible et chaque histoire imaginable, souvent chargés d'émotion.

Les usines et le soleil noir
Les vieilles usines, lieux désaffectés et en ruine sont pour moi l'image de cette ruine que l'on fabrique pour le monde, le soleil noir étant l'ultime stigmate de notre société de production industrielle hors de toute échelle humaine.

Les femmes voilées
Les femmes voilées, muselées, sont autant d'images de la mort incarnée, que la Mort même jalouse, tant leur regard est absent. Ce thème de la femme prisonnière d'un mutisme forcé m'est cher et je les peins violentes comme la lumière du soleil afin que personne ne puisse dire qu'il ne les voit pas.

Savonarole et les Papes
Jérôme Savonarole me fascine depuis mon enfance. Comment un homme seul réussit à faire vaciller le pouvoir en place et la toute puissance de l'église grâce à ses prêches. Soit, son fanatisme peut faire peur mais l'on voit parfaitement les actes extrêmes s'affronter dans un duel peu loyal. La réponse du clergé est sans appel, c'est le bûcher pour le moine ordonné par un Pape sanguinaire. Si mes Papes sont rouges, c'est le sang du Christ qui leur tache les mains, ils le re-crucifient à chaque nouvelle condamnation pour hérésie. Nous revivons sans cesse ce même duel... Read less

Wely Sandrine

Fontenay aux Arts, Atelier d'Arts plastiques


A partir de notre expérience de professionnels de l’art et pour répondre
aux demandes des artistes et des amateurs d'art, nous avons crée une
association née de notre volonté de faire cohabiter l’atelier et la galerie
d’art, l’apprentissage et le métier, les artistes en herbe et les
professionnels.
Cette association a pour vocation de guider chaque individu vers sa propre écriture,
en l’amenant à la maîtrise des outils indispensables à  son expression personnelle.
Au travers de cette pratique, chaque élève pourra se découvrir, révéler
et affirmer sa personnalité.

Les ateliers arts plastiques accueillent d’une part, débutants et initiés désireux de pratiquer
une expression plastique dans un lieu propice à la création, d’autre part des jeunes qui veulent
intégrer une école préparatoire aux écoles d’Art.
Nous leur proposons les bases solides indispensables à leur expression et les guidons dans la recherche
et la présentation de leurs travaux personnels.


Article de Valérie Gérablie


Sandrine Wély peint comme nous rêvons peindre. Elle est dotée d’une maîtrise absolue de son moyen d’expression. Libérée de la technique, elle peut laisser l’inconscient s’imprimer par son écriture automatique sans renier
ses acquis ni rogner sa liberté. L’artiste en colère déstructure avec rage pour reconstruire avec grâce et légèreté. Chaque couleur est  pesée et posée, sa peinture est sculptée. Le mouvement et la musicalité de sa matière s’incarnent dans une sensualité gourmande qui n’exclut pas la part sombre de l’être. Le monde de Sandrine Wély plonge ses racines dans l’enfance blessée
et bafouée ; il nous explose à la figure. L’objet peut sembler vaciller, chanceler ou se dérober, ce n’est qu’apparence. En capturant son sujet dans la matière, l’artiste le fait tenir debout. Loin d’occulter la violence et la puissance de son geste que je qualifie de masculin, je perçois cette femme artiste comme une guerrière. Car chaque œuvre est menée comme une
bataille, un combat pour vaincre les ombres du passé et nous convaincre de sa présence au monde.


Valérie Gérablie


Sandrine Wély, l’ivresse de la peinture


Comment dire, comment toucher du doigt et du regard cette intensité frémissante qui prend corps dans la peinture de Sandrine Wély sans déflorer les émotions qu’elle suscite ?

 Saisissant la fugacité du temps qui passe, tentant de s’arracher au passé pour se projeter dans l’avenir, Sandrine Wély déplie ses souvenirs et fait défiler des images allusives comme un film dans ses séries successives. Autant de touches et de retouches qui lui permettent d’avancer dans son processus de création caractérisé par une genèse fiévreuse entre le geste et la matière générant des images mentales qui se superposent ou se substituent à des images à la frontière du réel. Le recours à la série que l’on épuise est récurrent chez les artistes mais pour Sandrine Wély, il s’agit « d’un engagement en peinture « avant tout poétique pour in fine, travailler sur la peinture elle-même quelque soit le sujet développé » selon ses propres termes. On l’aura compris, cette artiste passionnée s’est débarrassée de la servitude de la représentation et de celle du concept. Elle est dans l’urgence du moment de grâce cueilli et du souffle du monde recueilli pour les partager avec nous.
 
 Celle qui a décidé à l’âge de 7 ans qu’elle « serait peintre » a  une formation académique et classique. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris, elle a aussi été formée à la peinture en décor et enseigne le dessin et la couleur. Maîtriser la technique pour mieux l’oublier, faire de la peinture son sujet, telle pourrait être sa devise. Ce qui subsiste de son cursus, c’est précisément son goût immodéré pour la peinture pure. Cela donne une touche « à la Bonnard » virant vers une forme d’expressionnisme et une écriture automatique qui nous entraîne dans le monde selon Sandrine Wély où tout est volupté, sensualité, gourmandise. On se délecte devant ses peintures avec le même bonheur que l’on prend à écouter de la musique ou à se repaître d’un paysage. Alors le temps semble s’arrêter de filer pour rester suspendu au geste de Sandrine Wély, à la mélodie et à la musicalité de ses couleurs qui vibrent, saisissant l’âme, l’œil et le cœur. Car au delà de la légèreté de la matière et de la fluidité des compositions, se dégage aussi parfois une sourde angoisse incommensurable qui rôde et ce sentiment nous envahit lorsque l’on revient sur les œuvres après un premier coup d’œil ou lorsque l’on égrène les titres de ses séries : « Savonarole et les Papes »… « Les femmes voilées » « les ponts et les cales » « Un long moment de silence »…. « Les métamorphoses »….ces mots sans innocence racontent les maux d’une vie malmenée même si elle est sublimée dans le vertige de la peinture. Ainsi ces « métamorphoses », empreintes de lyrisme et de puissance racontent l’histoire de l’homme écartelé entre spiritualité et animalité. Corps flottants, corridas échevelées et chevauchées de couleurs écartèlent le blanc et martèlent le silence sur la toile.
 
La paroxysme est atteint avec cette dernière salve tirée à bout portant contre les fantômes du passé : « d’innombrables heures » (2008-2009) où défilent des chaises dans tous leurs états : vides, habillées ou habitées, ces chaises ne sont pas des objets mais des personnes. Elles dansent dans une sarabande poétique ou inquiétante, tantôt esquissées avec quelques traits de pinceau ou écrasées dans une touche plus épaisse. Ces chaises qui symbolisent les heures de la journée, de la vie et « d’innombrables présences et absences » déchirent des pans de souvenirs honnis mais surtout délivrent une ivresse de la peinture communicative.

Brigitte CAMUS


Randonnées de croquis dans Paris


Venez redécouvrir Paris à la pointe du crayon.
En suivant un itinéraire simple, nous nous poserons pour observer un pont, une ruelle, une place ou une église.
Tout l'été, en demi-journée ou en journée complète.
Vous pouvez dès aujourd'hui vous renseigner à la galerie Philippe Lawson au : 01 46 33 00 90 et réserver votre place dans notre petit groupe.
Les inscriptions se font à la Galerie au 16, rue des Carmes 75005 Paris, M° Maubert-Mutualité.
A très bientôt pour croquer Paris !