Pierre Baldi


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Last modification date : May 14, 2018

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Presentation & Biography

Vertical !

À la première vision ce qui s’impose et qui restera c’est que Pierre Baldi est un peintre de la verticalité.
Mais, nous y reviendrons.
Il y a bien sûr les différentes manières (techniques) avec lesquelles Pierre Baldi traite ses sujets.
Cela pourra pour certains paraître disparate, mais justement, c’est de toute évidence intentionnellement que Pierre Baldi utilise plusieurs techniques.
C’est-à-dire que pour aborder tel sujet, il sait la meilleure façon de l’appréhender.
Beaucoup d’épaisseur et d’objets collés dans des natures mortes et pas de « collages » pour les paysages.
Un peu comme pour indiquer que les natures mortes sont des objets de son quotidien où il laisse (met) des traces de son ordinaire, usuelles.
Et dans les paysages qui appartiennent à chacun de nos regard, il les restitue avec sa manière bien entendu, mais les laisse exempts de ses propres charges émotionnelles.
Il nous donne à voir sans nous indiquer le chemin, il est de notre implication de trouver le nôtre face à ses peintures.
Pierre Baldi nous demande d’aller chercher dans notre clairvoyance notre propre sensibilité.
La première empreinte que ces toiles ont laissée sur ma rétine est comme je l’ai écrit la verticalité.
Pierre Baldi est un peintre debout, Ingres (par exemple) est plutôt « couché », « alangui ».
Pierre Baldi s’affronte au motif qui bien souvent est la mer, certes dans la nature la mer paraît plate au lointain, Pierre Baldi nous montre sans rajouter de vagues déchaînées, les mâts des bateaux et quand il n’y a pas de bateaux, dans une nature morte éclairée par les rayons du soleil, les rayons sont très inscrits sur la toile au-dessus des fleurs, nous avons une impérieuse impression de verticalité.
Que l’on soit croyant ou pas, la verticalité des motifs peints par Pierre Baldi nous emmène à une sorte de questionnement sur le divin (dans son sens philosophique), il nous élève plus haut que nous sommes ou que nous pensons être.
Les mâts des bateaux qui s’efforcent de toucher le ciel (par exemple), sont l’évocation de nos esprits qui montent vers une espèce d’absolu.
Une quête du Graal en quelque sorte laïque ou religieuse.

Il y a également une dernière période « Blanche », bien sûr il n’y a pas que du blanc, mais aussi de l’ocre, du gris, néanmoins c’est l’impression à première vue que nous pouvons avoir de cette période.
Et là, à y bien regarder, la matière est plus présente que dans les autres « moments » de sa production.
Un peu comme Soulages qui fait de l’Hyper-Noir, Pierre Baldi, dans un registre tout à fait différent, fait de l’Hyper-Blanc, cependant, à la différence de Soulages qui n’emploie que du noir, Pierre Baldi, pose sur le blanc des ocres et des bruns pour souligner les contours, là d’un paysage, ici d’une nature morte.
Un peu comme s’il dessinait dans du sable humide, c’est pour moi l’exacte impression que j’ai eue.
Donc pour faire une sorte de facétie que l’on me pardonnera, de l’Hyper-Noir à l’Hyper-Blanc, il y a l’Hyper-Sable et Pierre Baldi finalement par là retrouve des gestes par nous oubliés, lorsque nous dessinions dans le sable des plages près de l’eau, là où il est humide.
Ainsi, c’est un paradoxe, mais nous sommes devant des toiles qui vont chercher loin dans notre mémoire, mais aussi dans celle de l’humanité par exemple les peinture rupestres et néanmoins dans une grande modernité monochromique.

Michel Fourcade Artiste.

Presented by Galerie Nadine GRANIER