Galerie Nadine GRANIER


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Albi, France

Latest News Galerie Nadine GRANIER

Added Dec 29, 2018
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exposition des nouvelles photos de Jean Reynes


Added Dec 29, 2018
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venez découvrir les nouvelles photos de Jean Reynes chez Nadine Granier, photos superbes, un magnifique travail sur le noir et blanc qui sait créer toujours fortement une atmosphère à laquelle on ne peut pas rester insensible


Added Nov 7, 2018
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exposition Denis MIAU

Rue Puech Berenguier, Albi, France

Sunday 11 November 2018
Sunday 9 December 2018

huiles sur toile

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Added Mar 14, 2018
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Guy Fontdeville

Rue Puech Berenguier, Albi, France

Sunday 18 March 2018
Saturday 14 April 2018

"Des bleus insondables aux oranges les plus ardents, Guy Fontdeville travaille dans la pâte et le frais généreusement en larges aplats dans l'élan, la dynamique du geste et du couteau"

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Added Sep 2, 2017
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Bernadette Kelly

galerie Nadine Granier 13, rue puech bérenguier 81000 ALBI (vieil albi) tél: 0563389876 / 0682106113 galerie.nadinegranier@orange.fr

Sunday 17 September 2017
Sunday 29 October 2017

huile sur toile

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Added Jul 12, 2017
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le vibrationnisme de François Faucher

François Faucher peintre officiel de l'OME


Added Jun 23, 2017
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exposition de l'été

galerie Nadine Granier rue puech bérenguier 81000 ALBI

Friday 23 June 2017
Thursday 31 August 2017

exposition de tous les artistes de la galerie

affiche-3.jpg


Added May 11, 2017
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Benoit Thiel et ses élèves

galerie Nadine Granier, rue puech Bérenguier, ALBI

Sunday 14 May 2017
Sunday 21 May 2017

exposition du travail pédagogique réalisé avec l'artiste par les élèves du CM1 et CM2 de l'école Augustin Malroux et du RPI de Blaye-les-mines du 14 au 21 mai 2017
Vernissage le 14 mai de 15h à 18h en présence de l'artiste et des élèves.
Benoit Thiel affectionne les oeuvres de Kandisky, Miro, Soulages, c'est sur ces tableaux là que les élèves ont travaillé durant les ateliers avec l'artiste.


Added Mar 25, 2017
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Cécile Valle

galerie Nadine Granier rue Puech Bérenguiervieil Albi

Sunday 9 April 2017
Thursday 30 March 2017

Cécile Valle à la galerie Nadine Granier
13, rue Puech Bérenguier (Vieil Alby) 81000 Albi
tél : 05 63 38 98 76 - 06 82 10 61 13
Mail : galerie.nadinegranier@orange.fr
10 H 30 / 12 H et 14 H 30 / 18 H 30
Du Dimanche 9 Avril au 30 Avril 2017
Vernissage le Dimanche 9 Avril de 16 h 30 à 19 h 30



« Le Sacre du Printemps ».


Avant tout, une évidence, la musicalité s’impose dans toutes les peintures de Cécile Valle.
La couleur est de manière immédiatement belle et harmonieuse ; mais aussi donc musicale, les bleus, roses, rouges, verts sont autant de notes dont elle construit sa palette.

Des formes obéissent à une partition très orchestrée, d’autres à l’improvisation.
À première vue (quel vilain mot…), Igor Stravinsky, mais aussi Béla Bartók, dans « Musique pour cordes, percussion et célesta ».
Mais à première vue est vraiment un mot passe-partout, car la peinture de Cécile est bien plus actuelle que les deux musiciens cités.

En creusant plus avant les couches de peinture, dans les « aplats » (entre guillemets, en effet, il y a des myriades de couleurs, repentirs, grattages, un bleu n’est jamais vraiment un bleu…), l’on discerne (le mot est faible), et plus près de nous, la puissance et l’intelligence du jeu de batterie d’Han Bennink ou Gerry Hemingway.
Affleurant à la surface, la délicatesse de certaines pièces de « Musique Contemporaine », les arpèges des vibraphones sur « One last bar then Joe can sing », de Gavin Bryars.
Il reste des traces, et comme Cécile l’écrit : « La mémoire des couches successives » qui constituent la sève de l’œuvre.
La mémoire des couches successives, comme l’est la vie, les flux et reflux, les bonheurs, les revers, les siens probablement, les nôtres possiblement, le travail mémoriel que nous faisons tous et que Cécile nous donne à voir.
Sa peinture invente chaque jour son propre jour, elle change et chante au gré inflexible et libre du désir et que le printemps imite cette peinture, nous ne serons pas trop à plaindre.

Les gestes de Cécile figurent la vie amoureuse, elle caresse la toile, la zèbre, la couvre d’écrits, comme dans le film « The Pillow Book » de Peter Greenaway.

D’un piano incrusté dans la toile (le concert), dans une autre « Les jardins improbables », je distingue deux violoncelles ou contrebasses.
Encore une fois la musique. Des jardins, peut-être improbables, certes, mais enchantés.

La toile est une matière vivante sous la main de Cécile Valle, elle chante, vibre, ivre de couleur.
Passionnée en quelque sorte.
Convoqué par Cécile Valle, l’œil sort de cette expérience sensorielle, excité, ravi et captif.

Sur le Web, il m’est donné de voir que Cécile « adore » Cy Twombly, ce qui est un gage de bon goût… Et d’une même communion pour l’écriture.

Tout au long de ce petit texte, je signale l’écrit et me rends compte à la fin (enfin), qu’une de ses séries se nomme « Les écritures imaginaires »…
Il y a donc beaucoup d’écrits dans ces peintures, les cernes noirs sont autant de mots, de suites de sons riches

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Added Feb 24, 2017
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"noces océanes"

galerie Nadine Granier 13, rue Puech Bérenguier-Vieil Albi 81000 ALBI tél: 0563389876/ 0682106113 galerie.nadinegranier@orange.fr

Tuesday 21 February 2017
Tuesday 14 March 2017

photographies de Jean Reynès

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Added Nov 4, 2016
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Exposition Bernard Cadène et Valérie Marty

13, rue Puech Bérenguier, 81000 ALBI (sortie autoroute Albi Université) tél: 0563389876, 0682106113 galerie.nadinegranier@orange.fr

Sunday 13 November 2016
Saturday 17 December 2016

La galerie Nadine GRANIER , au cœur du vieil Albi classé monument historique par l'UNESCO, accueille Bernard Cadène et Valérie Marty du 13 novembre au 17 décembre 2016.

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Added Aug 15, 2016
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exposition des peintures de Laurence Dubois

galerie Nadine Granier, 13, rue Bérengier, ALBI( vieil Alby) sortie autoroute Albi université tél: 05 63 38 98 76 galerie.nadinegranier@orange.fr

Sunday 11 September 2016
Sunday 2 October 2016

huiles sur toiles

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Added Aug 13, 2016
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signature de livre sur le travail de Michel Fourcade

galerie Nadine Granier, 13, rue Puech Bérengier (vieil Albi) 81000 Albi (sortie université) tél:0563389876, 0682106113 galerie.nadinegranier@orange.fr

Saturday 3 September 2016
Sunday 4 September 2016

Michel Fourcade « Claritas » signature à la Galerie Nadine Granier
Ce qui intéresse Michel Fourcade, c’est le choc visuel qui peut naître de la
juxtaposition dans le même espace de quelques éléments hétérogènes, choisis
pour leur capacité d’emboîtement esthétique et la fiction plastique qu’ils inventent
ou révèlent. « Un peu comme si on se promenait dans un décor new-yorkais, ditil,
et que tout à coup un pan de mur soit coupé qui laisse entrevoir une autre
réalité. ».
Un « trou » dans l’épaisseur du réel qui fait notamment penser au cinéma de
David Lynch, comme l’ont signalé divers critiques.
C’est moins la sédimentation des formes qui se superposent, le palimpseste
paysager ou l’accumulation urbaine.
Chez Fourcade, toute forme qui apparaît semble toujours prête à se transformer
en une autre.
De cette manipulation du regard naît alors un espace singulier, non dépourvu
d’humour. Un ordre esthétique émerge de ce chaos apparent et espiègle où
chaque rupture ou « anomalie » qui vient interrompre ces improbables décors
devient à son tour une sorte d’attracteur étrange qui charrie d’autres images
hybrides.
Autant d’univers déconnectés auxquels la démarche absolument picturale de
Michel Fourcade restitue un ordre à la fois lumineux et explosif par le choix du
cadrage, mais surtout du noir et des couleurs.
Car, comme l’a souligné le philosophe Mehdi Belhaj Kacem dans la belle étude
qu’il lui a consacré, Fourcade est un coloriste exceptionnel.
Les couleurs les plus périlleuses, orange hurleur, jaune canari, vert pixel sont ici
asservies pour vibrer dans une dominante froide, parfois brutale, mais qui jamais
n’écrase les formes.
C’est par elles, autant que par l’emboîtement de plans appartenant à des villes
séparées, que Fourcade produit cette beauté à première vue dérangeante pour
nos repères mentaux, comme si à la perte du sens de l’espace s’ajoutait celle du
temps.
Les rythmes, en apparence contradictoires entre, disons, New York, Londres et
Albi, s’accordent soudain dans notre oeil d’abord agressé puis apaisé, comme si
ces espaces et ce temps n’étaient conciliables que du seul point de vue de la
peinture.
Artiste complet, Michel Fourcade s’est d’abord fait connaître par des toiles
hyperréalistes avant de s’exprimer par l’abstraction, mais aussi par le dessin, sla
photographie, la vidéo et les installations.
Une oeuvre exigeante qui, est aujourd’hui compilée dans un livre « Claritas »,
dont une signature est proposée le samedi 3 et le dimanche 4 septembre de
2016 de 15 heures à 18 h 30.
Jean-Paul Chavent, Écrivain août 2016
GALERIE NADINE GRANIER
13, rue Puech Bérenguier (Vieil Alby)
81000 Albi
(Sortie Autoroute Albi Université)
tél : 05 63 38 98 76 - 06 82 10 61 13
galerie.nadinegranier@orange.fr.

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Added Nov 15, 2015
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le monde rêvé de Denis MIAU

« Le Monde rêvé » de Denis MIAU
15 novembre – 20 décembre 2015
La galerie Nadine Granier, 13 rue Puech Bérenguier, en plein cœur historique d’Albi classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, accueille du 15 novembre au 20 décembre 2015 la nouvelle exposition « Le Monde rêvé » de l’artiste plasticien albigeois Denis Miau.
Pour ce nouvel accrochage, l’artiste albigeois « globe-trotter » propose au public ses œuvres récentes ayant pour inspiration la réminiscence de ses nombreux voyages en Europe, en Asie ou en Afrique : horizons divers où la nature occupe une place prépondérante, compositions colorées architecturales ou bouquets de fleurs aux influences exotiques.
Les huiles sur toile et sur papier de Denis MIAU offrent un témoignage de mélange de cultures, d'émotions ou de rencontres, et ne recherchent pas l’imitation de la réalité, mais plutôt celle de son imaginaire.

Clin d’œil
L’artiste plasticien albigeois Denis Miau, ne manquant pas de promouvoir sa région en toute occasion, a été choisi pour nous livrer dans un court-métrage tout en nuances un portrait aimant et coloré de sa ville. « Albi – Grand Site de Midi-Pyrénées – Le carrousel des couleurs » est visible sur le site internet « Grands Sites de Midi-Pyrénées ».


Added May 15, 2015
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Exposition Michel Fourcade

« Landscapes » Peinture et Dessin,

 

Les amateurs d’art, qu’ils soient d’Albi, de cette région ou seulement de passage, ont bien de la chance.

 

En accueillant l’exposition « Landscapes », peintures et dessins de Michel Fourcade, la Galerie Nadine Granier va leur permettre de découvrir un artiste de grande qualité qui, pour avoir vécu et exposé à New York, à Londres ou à Amsterdam, réside et

travaille le plus souvent près d’ici.

 

Les dernières peintures de Michel Fourcade mêlent d’ailleurs volontiers le clocher de

la cathédrale d’Albi à la pointe du Chrysler Building !

Mais ce choix de mixer des morceaux de ville n’a chez lui rien d’un hasard plus ou moins surréaliste : « J’aime associer et combiner certains éléments de ville pour

susciter des correspondances plastiques qui, par-delà la signification ou le symbolique, caractérisent le monde d’aujourd’hui, avec son mélange de vies, d’ethnies, de genres. Chaque ville, en soi, est déjà un formidable collage que je vois d’abord comme un amoncellement de formes d’où ressortent, en premier lieu, des cubes. Le cube étant la figure parfaite autour de laquelle tourne (souvent, chez moi, il contient des sphères) tout mon travail depuis dix ans. ».

 

De fait, c’est moins la sédimentation des formes qui se superposent, le palimpseste paysager ou l’accumulation urbaine qui intéressent Michel Fourcade, que le choc

visuel qui peut naître de la juxtaposition dans le même espace de quelques éléments hétérogènes, choisis pour leur capacité d’emboîtement esthétique et la fiction plastique qu’ils inventent ou révèlent.

« Un peu comme si on se promenait dans un décor new-yorkais, dit-il, et que tout à coup un pan de mur soit coupé qui laisse entrevoir une autre réalité. ».

Un « trou » dans l’épaisseur du réel qui fait notamment penser au cinéma de David Lynch, comme l’ont signalé divers critiques.

 

Chez Fourcade, toute forme qui apparaît semble toujours prête à se transformer en une autre.

De cette manipulation du regard naît alors un espace singulier, non dépourvu

d’humour. Un ordre esthétique émerge de ce chaos apparent et espiègle où chaque rupture ou « anomalie » qui vient interrompre ces improbables décors devient à son tour une sorte d’attracteur étrange qui charrie d’autres images hybrides.

 

Autant d’univers déconnectés auxquels la démarche absolument picturale de Michel Fourcade restitue un ordre à la fois lumineux et explosif par le choix du cadrage, mais surtout du noir et des couleurs.

 

Car, comme l’a souligné le philosophe Mehdi Belhaj Kacem dans la belle étude qu’il lui a consacré, Fourcade est un coloriste exceptionnel.

Les couleurs les plus périlleuses, orange hurleur, jaune canari, vert pixel sont ici

asservies pour vibrer dans une dominante froide, parfois brutale, mais qui jamais n’écrase les formes.

C’est par elles, autant que par l’emboîtement de plans appartenant à des villes séparées, que Fourcade produit cette beauté à première vue dérangeante pour nos repères mentaux, comme si à la perte du sens de l’espace s’ajoutait celle du temps.

 

Car les rythmes, en apparence contradictoires entre, disons, New York, Londres et Albi, s’accordent soudain dans notre œil d’abord agressé puis apaisé, comme si ces espaces et ce temps n’étaient conciliables que du seul point de vue de la peinture.

 

Artiste complet, Michel Fourcade s’est d’abord fait connaître par des toiles

hyperréalistes avant de s’exprimer par l’abstraction, mais aussi par le dessin,

la photographie, la vidéo et les installations.

 

Une œuvre exigeante qui, si j’étais collectionneur à Albi (un hiatus dans le Tarn, disait Nabokov), me ferait me précipiter vers cet artiste dont la valeur ne cesse de grimper et qui est au seuil d’une reconnaissance par le plus large public.

 

 

Jean-Paul Chavent, Écrivain mai 2015

 

 

 

 

 

 

 


Added Mar 12, 2015
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Exposition Benoît Thiel

Exposition du 8 MARS au 31 MARS 2015, Galerie Nadine GRANIER 13, rue Puech-Bérenguier 81000 ALBI. Ouvert du mardi au dimanche, 10h30 à 12h, 14h30 à 18h, tél 05 63 38 98 76

Sunday 8 March 2015
Tuesday 31 March 2015

Émotions.

Ce que d’abord l’on voit dans la peinture de Benoît Thiel est la rapidité du geste.
Geste qui, comme le disait Matisse, du trait en appelle un autre.
Sur la toile ou le papier, les superpositions et grattages de Benoît Thiel, des nuages de couleurs pures, de formes imaginées, posent les bases d’un beau travail plastique.
Par la rapidité du geste, Benoît Thiel peut parfois produire des hasards qu’il décide non seulement de garder mais d'utiliser, pour aller ailleurs que là où il avait prévu.
Ce qui se nomme dans le langage pictural le « Repentir », et qui dans la non-figuration permet d’impulser de nouveaux gestes, de nouvelles couleurs, de nouvelles formes.
Il aime à citer Gerhard Richter, très grand peintre allemand difficile à classer, il est aussi bien abstrait, (je préfère dire non-figuratif) que figuratif : « Je n’obéis à aucune intention, à aucun système, à aucune tendance ; je n’ai ni programme, ni style, ni ligne, ni formes, j’aime l’incertitude, l’infini et l’insécurité permanente ».
Il est vrai que toute toile de Richter est un risque, mais qui nous ravit et questionne.
Benoît Thiel quant à lui reste non figuratif, mais pas seulement, c’est ainsi que je n’aime pas dire abstrait, car l’abstraction pure est de l’ordre du concept, et tout comme Kasimir Malevitch si l’on pousse l’abstraction l’on arrive au carré blanc sur un fond blanc.
Donc chez Benoît Thiel, l’on aperçoit par-ci par-là des formes qui peuvent appartenir au règne végétal, par exemple une pastèque « cubiste » mais comme il le dit : « Mes peintures se veulent libres au sens que le regard du visiteur doit rester maitre de ses propres émotions ».
Nous voyons ainsi parfois des choses dont notre rétine nous transmet la mémoire, fruits, objets manufacturés etc., mais, si j’ose dire, à sa sauce…

Dans ses derniers travaux qu’il m’ait été donné de voir, la transparence des couleurs et des superpositions produisent une grande légèreté, les gris sont des voiles recouvrant doucement certaines couleurs, pour en faire apparaître d’autres.
Doucement, mais paradoxalement avec vigueur, on en revient à la rapidité du geste, c’est-à-dire que les couleurs organisées sur la toile le sont énergiquement, mais, comme écrit plus haut, Benoît Thiel, utilise la transparence avec une grande maîtrise.
Les toiles noires et bleues, mais aussi à dominante noire et rouge, noire et jaune, noire et violette@ qu’il nous donne à voir aujourd’hui brouillent (brouiller, n’étant pas péjoratif), notre rétine et allument plein de petits « feux » de couleurs que Benoît manipule, triture, pulvérise, avec tous les outils qu’il choisit, certains n’étant pas fabriqués pour la peinture.
Ces outils, quelle que soit leur destination première, Benoît les fait siens, il les plie à sa volonté d’artiste pour nous offrir de belles et justes « Images » et comme celles de Gerhard Richter qu’il cite, elles nous ravissent et questionnent.

Donc « Benoit THIEL donne forme et la couleur prend vie. Un trait s’étale (je dirais plutôt s’étend), rejoint un autre » et le tableau ainsi, de recouvrement en grattage, advient.
C’est alors que Benoît Thiel atteint la lumière et nous entraîne, tel est son désir, à exprimer nos propres émotions.

Michel Fourcade Artiste.

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Added Dec 2, 2014
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Exposition Pierre Baldi

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 14 h 30 à 18 h 30. Les matinées et le dimanche sur R.V. 05 63 38 98 76 / 06 82 10 61 13. galerie.nadinegranier@orange.fr 13 rue Puech Bérenguier (Vieil Alby) 81000 Albi. Sortie autoroute Albi Université

Sunday 5 October 2014
Sunday 23 November 2014

Vertical !

À la première vision ce qui s’impose et qui restera c’est que Pierre Baldi est un peintre de la verticalité.
Mais, nous y reviendrons.
Il y a bien sûr les différentes manières (techniques) avec lesquelles Pierre Baldi traite ses sujets.
Cela pourra pour certains paraître disparate, mais justement, c’est de toute évidence intentionnellement que Pierre Baldi utilise plusieurs techniques.
C’est-à-dire que pour aborder tel sujet, il sait la meilleure façon de l’appréhender.
Beaucoup d’épaisseur et d’objets collés dans des natures mortes et pas de « collages » pour les paysages.
Un peu comme pour indiquer que les natures mortes sont des objets de son quotidien où il laisse (met) des traces de son ordinaire, usuelles.
Et dans les paysages qui appartiennent à chacun de nos regard, il les restitue avec sa manière bien entendu, mais les laisse exempts de ses propres charges émotionnelles.
Il nous donne à voir sans nous indiquer le chemin, il est de notre implication de trouver le nôtre face à ses peintures.
Pierre Baldi nous demande d’aller chercher dans notre clairvoyance notre propre sensibilité.
La première empreinte que ces toiles ont laissée sur ma rétine est comme je l’ai écrit la verticalité.
Pierre Baldi est un peintre debout, Ingres (par exemple) est plutôt « couché », « alangui ».
Pierre Baldi s’affronte au motif qui bien souvent est la mer, certes dans la nature la mer paraît plate au lointain, Pierre Baldi nous montre sans rajouter de vagues déchaînées, les mâts des bateaux et quand il n’y a pas de bateaux, dans une nature morte éclairée par les rayons du soleil, les rayons sont très inscrits sur la toile au-dessus des fleurs, nous avons une impérieuse impression de verticalité.
Que l’on soit croyant ou pas, la verticalité des motifs peints par Pierre Baldi nous emmène à une sorte de questionnement sur le divin (dans son sens philosophique), il nous élève plus haut que nous sommes ou que nous pensons être.
Les mâts des bateaux qui s’efforcent de toucher le ciel (par exemple), sont l’évocation de nos esprits qui montent vers une espèce d’absolu.
Une quête du Graal en quelque sorte laïque ou religieuse.

Il y a également une dernière période « Blanche », bien sûr il n’y a pas que du blanc, mais aussi de l’ocre, du gris, néanmoins c’est l’impression à première vue que nous pouvons avoir de cette période.
Et là, à y bien regarder, la matière est plus présente que dans les autres « moments » de sa production.
Un peu comme Soulages qui fait de l’Hyper-Noir, Pierre Baldi, dans un registre tout à fait différent, fait de l’Hyper-Blanc, cependant, à la différence de Soulages qui n’emploie que du noir, Pierre Baldi, pose sur le blanc des ocres et des bruns pour souligner les contours, là d’un paysage, ici d’une nature morte.
Un peu comme s’il dessinait dans du sable humide, c’est pour moi l’exacte impression que j’ai eue.
Donc pour faire une sorte de facétie que l’on me pardonnera, de l’Hyper-Noir à l’Hyper-Blanc, il y a l’Hyper-Sable et Pierre Baldi finalement par là retrouve des gestes par nous oubliés, lorsque nous dessinions dans le sable des plages près de l’eau, là où il est humide.
Ainsi, c’est un paradoxe, mais nous sommes devant des toiles qui vont chercher loin dans notre mémoire, mais aussi dans celle de l’humanité par exemple les peinture rupestres et néanmoins dans une grande modernité monochromique.

Michel Fourcade Artiste.


Added Oct 4, 2014
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Milagros Ferrer, La pureté soit-elle !

Avant tout autre propos, il faut « nommer » la première vision que l’on a de la peinture de Milagros Ferrer, des ambiances cotonneuses et douces, vision due pour partie à la dilution pas si courante des contours du sujet dans le « décor ».

Milagros Ferrer est Espagnole, mais elle ne s’abandonne pas et c’est tant mieux à l’abus du soleil écrasant toute subtilité… Sous le « soleil exactement »…
La lumière intense du soleil brûle même les négatifs photographiques.
Dans ses peintures, si les personnages qui mendient semblent écrasés, c’est plus par le poids des soucis, des difficultés, que par la chaleur.
D’ailleurs, dans les scènes où jouent des enfants, il y a une légèreté à nulle autre pareille, Milagros Ferrer saisit parfaitement ce moment où l’enfance est proche de la pureté et de la souplesse qui contraste justement avec les couleurs et les formes dures écrasées de lumière et la poussière de la terre ocre, (par exemple d’Antoni Tàpies, même si je reconnais là et bien entendu un grand peintre).

Même si Milagros Ferrer nous donne ainsi à voir des intérieurs, des bars tellement « typiques » ou des courses après des pigeons, comme l'on peut les voir sur les Ramblas de Barcelone (même ailleurs, j’en conviens), des musiciens de rues et des rues très justement Espagnoles, elle a une manière d’approcher le sujet très européenne, elle ne cède pas à la facilité de « faire typique ». D’aucuns le font…

Elle peint avec sa spécificité géographique certes (Les rues, cafés, places…), mais surtout sa spécificité d’artiste qui voit au-delà de l’appartenance à une communauté d’artistes d’un pays ou d’un autre.
J’insiste sur ce fait, car jusqu’aux années soixante l’adhésion à une communauté géographique était souvent évidente.

De nos jours, l’Art s’est internationalisé et c’est très bien, car rien n’est plus navrant que le « nationalisme » esthétique.
Même si les préoccupations esthétiques, politiques, sociologiques ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre : Julian Schnabel, l’Américain, a démarré là où Joseph Beuys, l’Allemand s’est arrêté.
Donc, nous avons là une internationalisation de la culture (je n’écris pas Normalisation…) et c’est la culture qui elle seule peut rassembler les hommes.
Autre exemple, si les « Young British Artists », est une appellation affirmant l’appartenance à une culture qui est une réalité ce me semble quand même « promotionnel », car qui a-t-il de commun entre David Hockney et Damien Hirst par exemple ?
Sinon, justement d’appréhender le monde tel qu’il est « actuellement » et d’où que ces artistes soient.
C’est le signe des vrais artistes d’internationaliser leur travail, Picasso ne faisait pas une peinture Espagnole, ni Matisse une peinture Française.

Il est juste que Vermeer faisait une peinture Flamande, mais d’abord, j’ai parlé des années soixante.
Et, autrefois, les artistes étaient pour beaucoup les employés des Rois, des puissants et du Clergé, il leur fallait donc répondre à une demande comme de nos jours la photographie de mode ou la publicité.
Mais certains se sont levés pour dire non, ainsi, Rembrandt a choqué avec sa représentation de « l’enlèvement de Ganymède » en le peignant comme un enfant braillard, au contraire de tous les autres peintres qui le montraient conforme aux standards du moment, en éphèbe.
Vélasquez ou Goya, sûrement en souffrance, peine et difficultés, se sont affranchis des règles imposées par leurs commanditaires.
Pour revenir à Milagros Ferrer, vous l’aurez compris, je soutiens qu’elle fait une peinture « internationale ».
Et que sa démarche iconographique et sa manière sont beaucoup plus proches par exemple de Yan Pei Ming que de Diego Rivera. La lumière dans les peintures de Milagros Ferrer est très « Vermeerienne », ses couleurs pareillement dans beaucoup de ses tableaux, encore l’internationalisation…
L’apport et donc l’influence de la photo (comme Média), qui permet d’appréhender le flou du contour et du lointain par l’illusionnisme de la profondeur de champ, donne à Milagros Ferrer, comme à nous tous, les contemporains, à « voir » ce qui se trouve au-delà de la vue « normale », l’œil dans son fonctionnement « normal » ne voit pas les seconds plans flous, il faut pour cela que ce soit très lointain.
Nous distinguons les images relativement nettes sur tous les plans pour la plupart du temps et Milagros Ferrer nous montre que non, le monde n’est pas fait que de netteté, qu'il s'agisse d'un excès d’oubli des individus ou du flou exprimant la pureté, des enfants jouent, des oiseaux s’envolent.
Dans le Cinéma on pourra trouver comme corollaire (Un exemple, il y en a bien d’autres), « Le Grand Meaulnes » de Jean-Gabriel Albicoco, il y a une proximité du « flou » dans les paysages, les couleurs, les flottements des tissus vaporeux, on trouve les mêmes mouvements de « caméra », la volupté des gestes des acteurs, entre le film et la peinture de Milagros Ferrer.
Mais le rapprochement est fortuit, car il est fort peu probable que Milagros Ferrer ait vu le film et son geste est suffisamment maîtrisé et exclusif pour que l’on excepte toute « inspiration ».
Les blancs de Milagros Ferrer participent à cette impression de volupté, car il est manifeste que sa peinture est volupté, même dans des sujets « graves ».
Mais elle est aussi une réflexion sur la lenteur, donc, des enfants jouent, les minutes se suivent lentement en attendant un plat au restaurant, moment propice à la rêverie ; dans une autre peinture, l’on réfléchit à la stratégie à adopter lors d’une partie de cartes. Dans un marché on attend le client, ailleurs l’on dessine sur une toile devant le motif.
La pureté, la lenteur, sont des valeurs ou concepts pas si éloignés, en effet Milagros Ferrer nous donne à y réfléchir.
Qu’est ce qui est le plus important, la rapidité et la cupidité ou la lenteur et la pureté, propre à la réflexion, donc à l’observation de sa conscience individuelle et de son rapport au monde, aux autres, la limpidité, l’authenticité qui sont des états de ce qui n’est pas altéré par des principes corrompus.
Ainsi, la pureté soit-elle.
Michel Fourcade Artiste


Added Oct 4, 2014
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Milagros Ferrer, La pureté soit-elle !

Avant tout autre propos, il faut « nommer » la première vision que l’on a de la peinture de Milagros Ferrer, des ambiances cotonneuses et douces, vision due pour partie à la dilution pas si courante des contours du sujet dans le « décor ».

Milagros Ferrer est Espagnole, mais elle ne s’abandonne pas et c’est tant mieux à l’abus du soleil écrasant toute subtilité… Sous le « soleil exactement »… La lumière intense du soleil brûle même les négatifs photographiques. Dans ses peintures, si les personnages qui mendient semblent écrasés, c’est plus par le poids des soucis, des difficultés, que par la chaleur.

D’ailleurs, dans les scènes où jouent des enfants, il y a une légèreté à nulle autre pareille, Milagros Ferrer saisit parfaitement ce moment où l’enfance est proche de la pureté et de la souplesse qui contraste justement avec les couleurs et les formes dures écrasées de lumière et la poussière de la terre ocre, (par exemple d’Antoni Tàpies, même si je reconnais là et bien entendu un grand peintre).

Même si Milagros Ferrer nous donne ainsi à voir des intérieurs, des bars tellement « typiques » ou des courses après des pigeons, comme l'on peut les voir sur les Ramblas de Barcelone (même ailleurs, j’en conviens), des musiciens de rues et des rues très justement Espagnoles, elle a une manière d’approcher le sujet très européenne, elle ne cède pas à la facilité de « faire typique ». D’aucuns le font… 

Elle peint avec sa spécificité géographique certes (Les rues, cafés, places…), mais surtout sa spécificité d’artiste qui voit au-delà de l’appartenance à une communauté d’artistes d’un pays ou d’un autre.

J’insiste sur ce fait, car jusqu’aux années soixante l’adhésion à une communauté géographique était souvent évidente.

De nos jours, l’Art s’est internationalisé et c’est très bien, car rien n’est plus navrant que le « nationalisme » esthétique.Même si les préoccupations esthétiques, politiques, sociologiques ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre : Julian Schnabel, l’Américain, a démarré là où Joseph Beuys, l’Allemand s’est arrêté. Donc, nous avons là une internationalisation de la culture (je n’écris pas Normalisation…) et c’est la culture qui elle seule peut rassembler les hommes. Autre exemple, si les « Young British Artists », est une appellation affirmant l’appartenance à une culture qui est une réalité ce me semble quand même « promotionnel », car qui a-t-il de commun entre David Hockney et Damien Hirst par exemple ?

Sinon, justement d’appréhender le monde tel qu’il est « actuellement » et d’où que ces artistes soient. C’est le signe des vrais artistes d’internationaliser leur travail, Picasso ne faisait pas une peinture Espagnole, ni Matisse une peinture Française.

Il est juste que Vermeer faisait une peinture Flamande, mais d’abord, j’ai parlé des années soixante. Et, autrefois, les artistes étaient pour beaucoup les employés des Rois, des puissants et du Clergé, il leur fallait donc répondre à une demande comme de nos jours la photographie de mode ou la publicité.

Mais certains se sont levés pour dire non, ainsi, Rembrandt a choqué avec sa représentation de « l’enlèvement de Ganymède » en le peignant comme un enfant braillard, au contraire de tous les autres peintres qui le montraient conforme aux standards du moment, en éphèbe.

Vélasquez ou Goya, sûrement en souffrance, peine et difficultés, se sont affranchis des règles imposées par leurs commanditaires.

Pour revenir à Milagros Ferrer, vous l’aurez compris, je soutiens qu’elle fait une peinture « internationale ». Et que sa démarche iconographique et sa manière sont beaucoup plus proches par exemple de Yan Pei Ming que de Diego Rivera. La lumière dans les peintures de Milagros Ferrer est très « Vermeerienne », ses couleurs pareillement dans beaucoup de ses tableaux, encore l’internationalisation…

L’apport et donc l’influence de la photo (comme Média), qui permet d’appréhender le flou du contour et du lointain par l’illusionnisme de la profondeur de champ, donne à Milagros Ferrer, comme à nous tous, les contemporains, à « voir » ce qui se trouve au-delà de la vue « normale », l’œil dans son fonctionnement « normal » ne voit pas les seconds plans flous, il faut pour cela que ce soit très lointain.Nous distinguons les images relativement nettes sur tous les plans pour la plupart du temps et Milagros Ferrer nous montre que non, le monde n’est pas fait que de netteté, qu'il s'agisse d'un excès d’oubli des individus ou du flou exprimant la pureté, des enfants jouent, des oiseaux s’envolent.

Dans le Cinéma on pourra trouver comme corollaire (Un exemple, il y en a bien d’autres), « Le Grand Meaulnes » de Jean-Gabriel Albicoco, il y a une proximité du « flou » dans les paysages, les couleurs, les flottements des tissus vaporeux, on trouve les mêmes mouvements de « caméra », la volupté des gestes des acteurs, entre le film et la peinture de Milagros Ferrer.

Mais le rapprochement est fortuit, car il est fort peu probable que Milagros Ferrer ait vu le film et son geste est suffisamment maîtrisé et exclusif pour que l’on excepte toute « inspiration ». Les blancs de Milagros Ferrer participent à cette impression de volupté, car il est manifeste que sa peinture est volupté, même dans des sujets « graves ».

Mais elle est aussi une réflexion sur la lenteur, donc, des enfants jouent, les minutes se suivent lentement en attendant un plat au restaurant, moment propice à la rêverie ; dans une autre peinture, l’on réfléchit à la stratégie à adopter lors d’une partie de cartes. Dans un marché on attend le client, ailleurs l’on dessine sur une toile devant le motif.

La pureté, la lenteur, sont des valeurs ou concepts pas si éloignés, en effet Milagros Ferrer nous donne à y réfléchir.

Qu’est ce qui est le plus important, la rapidité et la cupidité ou la lenteur et la pureté, propre à la réflexion, donc à l’observation de sa conscience individuelle et de son rapport au monde, aux autres, la limpidité, l’authenticité qui sont des états de ce qui n’est pas altéré par des principes corrompus.

Ainsi, la pureté soit-elle.

Michel Fourcade Artiste


 


Added Jun 18, 2014
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Tant qu’il y a de la vie…

Tout d’abord, avec cette exposition de Bernard Alaux, nous allons visiter une partie de l’histoire de l’Art, non pas que Bernard copie, loin de là et loin de ça.

Sa peinture est pénétrée par des images par nous connues, mais de telle manière que l’on ne peut pas se tromper, c’est Bernard Alaux !

Il met en avant une manière de peindre qu’ont emprunté parfois les cubistes, ses aplats et dégradés sont en cousinage avec ces peintres, mais encore une fois, il donne sa forme qui n’appartient qu’à lui.

Il y a une volupté dans ses gestes et ses recouvrements qui nous laisse entrevoir la couche première posée sur la toile.

C’est cette couche qui construit «  l’image  » et comme un trait en appelle un autre, il bâtit sur la surface une «  réalité  », l’évidence, la véracité de ce que nous sommes et que parfois nous avons tendance à oublier. 

Il nomme ce que nous sommes, différents des autres, mais en même temps si proches.

Quand, par exemple, il se rapproche de Soutine, l’on peut se voir comme le portrait de Dorian Gray effrayants parfois que nous sommes et donc plein de la vie qui nous transforme  ; en même temps, en illusionniste, Bernard laisse entrevoir la façon dont par moments nous pouvons être «  clownesques  ».

Alors certes, il nous parle d’histoires et des personnes chez lui ou du monde, mais surtout il pose un acte éminemment politique. 

Nous sommes face à des situations tragiques dont on ne peut pas dire que l’on ne les voit pas puisque nous avons tous accès à la communication, journaux, télévision, internet.

Bernard Alaux nous dit que des autres, on s’en moque. 

Ce qui à court terme prouve donc le peu d’empathie, de compassion et de considération que nous avons de nos semblables et à long terme que l’on n’est finalement pas très intelligent, car si c’est le profit immédiat qui nous obsède, les autres, non possédants, peuvent se relever.

Et s’ils se relèvent, ils nous feront payer cette indifférence et cet égoïsme.

Mais puisque nous sommes quand même devant des peintures, quittons la «  politique  » et ses effets souvent néfastes.

Je parlais de Soutine que Bernard Alaux convoque dans certains de ses personnages, il y a une souffrance dans plusieurs de ces visages.

Continuons sur la peinture, la manière de peindre de Bernard comme je l’écris plus haut est très voluptueuse, les dégradés passent d’une couleur «  douce  » à une autre de façon très sensible, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de ruptures dans les coups de pinceaux, la fluidité est une constante du geste de Bernard Alaux.

Malgré le sujet, la thématique grave, Bernard reste dans le plaisir, la sensualité de la peinture et il a envie de nous faire partager cette félicité picturale.

L’on n’est pas obligé d’appréhender des événements graves avec une «  palette  » austère et ascétique.

Par contre, Bernard Alaux ne nous ménage pas, ses visages, sont tous porteurs d’une colère et de tourments qui ne peuvent nous laisser indifférents.

Mais, c’est là que sa peinture est juste, elle nous somme de réfléchir et de nous poser la question du pourquoi nous sommes là, du pourquoi nous en sommes là.

Derrière des dégradés et couleurs qui donnent au regardeur une satisfaction esthétique, Bernard Alaux en illusionniste qu’il est, nous piège en nous procurant des émotions et délices visuels. 

Il profite de notre ravissement pour faire passer au travers de ses personnages la colère et l’exaspération face à ces lendemains qui ne chanteront peut-être pas.

Au travers de ses couleurs que l’on pourrait déguster tels des bonbons, il nous emmène avec ses volutes en Orient, au Japon, finalement un peu partout, nous voyons aussi des vêtements dont les plissements auraient pu être ceux de la Renaissance.

En regardant les peintures de Bernard Alaux, il m’est un rapprochement que d’aucuns vont trouver osé, voire naïf, mais ses roses, ses verts, ses mauves, violets, rouges, rouilles, sont près des couleurs acidulées de Tim Burton.

Même si les personnages de Bernard Alaux, sont en colère et ceux de Tim Burton souvent étonnés, désorientés ou décontenancés, j’y vois une même manière d’appréhender le monde. 

Les colères des uns, hébétudes des autres désignent le mal-être face à une société violente qui les rejettent.

Il leur reste, aux uns et aux autres la détermination de rompre l’engrenage malfaisant.

Et après tout Tim Burton n’est pas le moindre des compliments que l’on pourrait faire à Bernard. 

Parfois, est-ce un corps ou un violoncelle  qui traversent ces peintures  ? Des serpentins, une guitare, un accordéon.

Justement en parlant d’accordéon, accordons-nous sur une réalité, la peinture de Bernard Alaux, poétisation de la vie quotidienne et fut-elle grave ou dramatique, nous indique malgré tout qu’il ne faut pas perdre espoir. 

Il nous enseigne que, si j’ose «  tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir  ».

Michel Fourcade, Artiste Plasticien

 

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C'est bien la galerie Nadine Garnier et je crois que vous devez faire de la vente malgré ces temps moroses .


Alain Grisel Portrait Alain Grisel Follow has posted a new comment
© by Aline Poupault
p1020414.jpg - Painting ©2013 by Aline Poupault -

J'ai fait aussi un Venise mais d'une manière plus intimiste .


Alain Grisel Portrait Alain Grisel Follow has posted a new comment

N.A. Dietzen Portrait N.A. Dietzen Follow has posted a new comment

N.A. Dietzen Portrait N.A. Dietzen Follow has posted a new comment
© by Bernadette Kelly
Florence dans l'atelier 65x100 .jpg - Painting ©2013 by Bernadette Kelly -

Eine Malerei voller Sinnlichkeit und Schönheit dieses Bild ist ein Erlebnis Bravo Bernadette!


N.A. Dietzen Portrait N.A. Dietzen Follow has posted a new comment

N.A. Dietzen Portrait N.A. Dietzen Follow has posted a new comment

Yve'S Portrait Yve'S Follow has posted a new comment
© by Bernadette Kelly
bk-4.jpg - Painting ©2017 by Bernadette Kelly -

Magnifique ! cette composition est une pure merveille, félicitations !


Anna Grazi Portrait Anna Grazi Follow has posted a new comment

Manu Surreabulliste Portrait Manu Surreabulliste Follow has posted a new comment
27.6x27.6 in © by Michel Fourcade
Cecile and Katonah - Painting, 27.6x27.6 in ©2014 by Michel Fourcade - Hyperrealism, hyperrealism-612, Peinture à l'huile sur toile

Mes compliments


B.Payen Portrait B.Payen Follow has posted a new comment
39.4x39.4 in © by Lo
Bar l'Esquille - Painting, 39.4x39.4 in ©2014 by Lo - Expressionism, expressionism-591, Huile sur toile

très beau, réaliste, j'aime beaucoup!!!


Yvette Matysiak Portrait Yvette Matysiak Follow has posted a new comment
39.4x39.4 in © by Lo
Bar l'Esquille - Painting, 39.4x39.4 in ©2014 by Lo - Expressionism, expressionism-591, Huile sur toile

Tres bien réalisé j'aime YVETTE


Gérard Michel Portrait Gérard Michel Follow has posted a new comment
39.4x39.4 in © by Claude Giraudeau
Dans les Alpilles - Painting, 39.4x39.4 in ©2013 by Claude Giraudeau -

j'aime beaucoup celle-ci bravo pour les touches de couleurs


Gérard Michel Portrait Gérard Michel Follow has posted a new comment
© by Bernadette Kelly
Les lampes 2013. 75 x 100 cm - Painting ©2013 by Bernadette Kelly -

bravo j'aime beaucoup l'ambiance de cette toile


Pierre Kuentz Portrait Pierre Kuentz Follow has posted a new comment

bonjour ALINE, je n'ai pas réussi a vous joindre donnez moi de vos nouvelles mais j'espère que sur le plan santé vous êtes en aussi bonne forme que votre talent! . pour moi je suis sur art quid et art majeur dans lesquels je presente 63 toiles dont j'aimerai avoir vos critiques a bientôt biçzzzz pierre kuentz 0650220860


Pierre Kuentz Portrait Pierre Kuentz Follow has posted a new comment

bravo aline poupault je suis votre ,admirateur,ami ,client depuis l'époque de saint michel l'observatoire! c'est un peu vous qui m'avez donné l'envie de présenter mes toiles au public.Je suis sur ce site. donc a bientôt de pouvoir communiquer. grosss bizzzzz pierre et bravo a la galerie d'avoir choisi cette grande artiste!


Jean Jourdan Portrait Jean Jourdan Follow has posted a new comment
©2007 by Bernadette Kelly
Affiche.jpg - Painting ©2007 by Bernadette Kelly -

une superbe attitude


Jean Jourdan Portrait Jean Jourdan Follow has posted a new comment
©2010 by Aline Poupault
Aline_Poupault2.jpg - Painting ©2010 by Aline Poupault -

un hymne à la couleur


Jean Jourdan Portrait Jean Jourdan Follow has posted a new comment
23.6x23.6 in ©2011 by charraz
l'horloge - Painting, 23.6x23.6 in ©2011 by charraz -

un style attachant


Jean Jourdan Portrait Jean Jourdan Follow has posted a new comment

A que voilà une belle galerie. Apparemment une liberté totale dans le choix de vos artistes ce qui lui confère une universalité certaine . Je serais ravi si vous acceptiez d'accrocher quelques unes de mes réalisations ( je suis actuellement en tête du Top 100) Cordialement JJ


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