Hélène Lacquement

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France

La disparition (2018)
Collages on Paper (9.5x7.1x1.6 in)



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About this artwork

Artwork Type
One of a kind
Techniques
Collages, 3D Modeling
Support or surface
Paper, Mounted on Wood Panel
Framing
This artwork is framed (Floating Frame + Under Glass)
Signature
Signed by artist on the front
Description

Les coccinelles disparaissent, s'évanouissent parmi la blancheur du papier ... papiers découpés, collés, encres de gravure, papier mâché
Dimensions de chaque insecte : environ 3,5 cm

Ladybugs disappear, vanish among the whiteness of paper ... paper cut, glued, ink engraving,
Size of each insect: about 3.5 cm

A propos de la galerie d'oeuvres Dis-koleos (du grec ancien dis, le fait de s'effacer, et koleos, étui) :

"Dis-koleos, ou la disparition de la nature en œuvre d’art."

par Alessandra... Read More

Les coccinelles disparaissent, s'évanouissent parmi la blancheur du papier ... papiers découpés, collés, encres de gravure, papier mâché
Dimensions de chaque insecte : environ 3,5 cm

Ladybugs disappear, vanish among the whiteness of paper ... paper cut, glued, ink engraving,
Size of each insect: about 3.5 cm

A propos de la galerie d'oeuvres Dis-koleos (du grec ancien dis, le fait de s'effacer, et koleos, étui) :

"Dis-koleos, ou la disparition de la nature en œuvre d’art."

par Alessandra MONACHESI RIBEIRO* (novembre 2019) :

"Immergés dans un cabinet de curiosités tout en couleurs, détails, entourés de petites choses délicates qu’on soupçonne être vivantes. Nous-y voilà. Lorsqu’on se retrouve face à l’œuvre d’Hélène Lacquement, Dis-koleos, le contraste entre la délicatesse de ses gestes plastiques et la dureté de la réflexion nous capture.

Les coléoptères sont l’ordre le plus représentés chez les insectes. Y figurent les coccinelles et les scarabées, pour n’en citer que les plus connus. Et ils n’ont pas manqué de marquer cette artiste issue de la biologie moléculaire qui a retrouvé dans sa démarche plastique son intérêt premier pour la biologie et le vivant. Dessinatrice, un trait fin et délicat, elle s’est vue happée par le papier et ses maintes possibilités jusqu’à l’utiliser en tant que matériel pour la création d’une technique dans un travail de taxonomiste très singulier.

D'un livre sur les coléoptères elle retire les bases de sa création. La forme, les traits l’attirent. C’est « l’exosquelette » de l’œuvre. Le dessin le suit et l’artiste passe au choix des papiers. Les papiers archivés comme des petits trésors portent chacun leur histoire, leurs origines et l’occasion d’une rencontre. Hélène raisonne en plusieurs couches construites sur une base solide pouvant supporter toute la fragilité de sa création.

L’artiste coupe, feuille par feuille, les formes de ces insectes magnifiques qui n’ont jamais manqué d’intéresser l’homme. Pas plus loin que dans l’Egypte antique, les scarabées incarnaient la personnification du dieu créateur, symbolisant le dieu solaire qui renait tous les matins, voire la rénovation. Dans le monde des insectes d’aujourd’hui, c’est pourtant la disparition des coléoptères qui a poussé l’artiste à se tourner vers eux. Compagnie de longue date dans toute région où la nature a sa place, Hélène Lacquement constate ne plus les voir. Les coléoptères disparaissent. Dis-koleos. Koleos, le fourreau de protection d’une arme blanche ou, dans leur cas, des ailes n’est pas assez puissant pour éviter qu’ils soient décimés par le rapport entre l’homme et la nature.

Comme dans tous les cabinets de curiosités, elle rassemble, colle, collectionne, classifie, ordonne. Elle donne forme à ce qui n’existe plus, à ce qu’on ne voit plus dans le monde naturel. Et de cette disparition elle retire autant le besoin de la rendre présente que la liberté de la ré-inventer. Car sa nostalgie de la nature c’est ce que lui permet de la recréer en tant qu’invention et simulacre.

Les cabinets de curiosités étaient des meubles ou des pièces entières où on exposait des choses rares, parfois un peu désuètes, en tout cas dans notre œil aujourd’hui. Des pierres, des animaux empaillés, des plantes exotiques, des objets, des instruments scientifiques, des inventions, des œuvres d’art… tout un trésor naturel et artistique récolté et exhibé à la contemplation de tous. Ils servaient à faire découvrir le monde, tel un voyage dans le temps, dans l’espace et au travers de tout ce qui était nouveau ou exotique. C’étaient les premières collections, la traduction d’une époque de curiosité chère à l’esprit de la Renaissance où ils ont vu leur origine. Ces cabinets ont été les prémices des musées d’histoire naturelle et d’autres espaces muséaux leur ayant succédés.

Les cabinets des merveilles abritaient la quête de connaissance de leur temps ainsi que la manière plurielle, éparpillée et non spécialisée d’approcher le savoir. Ils traduisaient une tentative de lecture du monde, ainsi qu’une quête de classification. Loin d’être chaotiques, ils abritaient une certaine logique dans le choix des objets ainsi que dans leur placement. Ils tentaient de construire une narration du monde, but ultime de toute curiosité humaine permettant d’en savoir davantage sur soi par le biais de l’étude de la nature et des productions humaines. Tel un Leonardo ou un Michel Ange, on s’intéresse là à tout, il n’y a pas de frontière entre art et science, l’une contribuant à l’existence de l’autre, toute connaissance venant d’un même fond commun.

De même, l’opposition entre l’art(ifice) et la nature n’étaient pas un empêchement pour les mettre l’un à côté de l’autre, ni pour faire en sorte que l’un s’inspire de l’autre. Les cabinets de curiosité traduisaient bien cette liberté dont la pensée et l’acte créateur ont besoin pour opérer.

Oubliés pendant un moment, ils ont regagné l’intérêt des artistes avec les surréalistes. Et quand les artistes contemporains se réapproprient les cabinets de curiosités, c’est une nostalgie du monde naturel qu’ils font revivre. Sophie Calle présente ses animaux empaillés à côté du bestiaire de Serena Carone, Théo Mercier rediscute la domestication de la nature par l’homme au travers de ses objets archéologiques modernes, Pierre Huyghe dévoile son monde surréaliste des excès et des articulations inédites… et cela pour ne parler que de certains de ces artistes qui se sont dernièrement intéressés aux collections, par l’accumulation et le rapport entre nature et artifice. Comme si l’art tentait de réparer le ravage fait par l’homme dans le monde naturel en le convertissant en œuvre, ce qui ne peut qu’incrémenter le paradoxe de sa disparition.

Hélène Lacquement fait preuve de générosité lorsqu’elle s’inscrit dans cette lignée d’artistes qui s’intéressent au monde naturel et par sa réinvention dans le monde artistique. Ne se contentant pas d’une approche conceptuelle selon laquelle elle aurait pu mettre côte à côte la définition, le dessin et l’objet lui-même, l’artiste fait plutôt un pari anti-Kosuth dans le détournement qu’elle s’autorise entre concept, chose et objet artistique. Entre le concept et le réel, elle prend parti du deuxième.

Entre ses mains, les coléoptères font peau neuve… muent... Assemblés feuille par feuille, coupure par coupure, trait par trait, ils gardent quelque part la mémoire de leur existence antérieure, tout en changeant de peau, de dimension, de couleur. Ils deviennent feuille, dessin tridimensionnel, structure réinventée et capturée dans le cadre blanc des formats artistiques. Ils se font présents, en même temps qu’ils disparaissent autant dans la nature que dans le fond blanc du cadre qui les emprisonne. La quête de leur préservation va de pair avec leur effacement. C’est peut-être cette contradiction ultime et intime que l’artiste nous présente dans ses œuvres : le mouvement de préserver en vie fige et, en ce faisant, transforme en chose morte digne de figurer dans une vitrine toute chose auparavant vivante."

*Psychanalyste, docteur en théorie psychanalytique sur le corps et le féminin dans l’art contemporain à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro, recherche post-doctorale sur le corps et la mémoire dans l’art contemporain à l’École de Communication et des Arts de l’Université de São Paulo et au Centre de Recherche sur l’Art et le Langage de l’EHESS à Paris

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