Cécile Labossière

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Pessac, France

Le Pont de pierre - Bordeaux
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About this artwork
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Techniques
Oil
Framing
No
Description

Le pont de pierre qui était aussi appelé pont Napoléon est le premier pont de Bordeaux qui a permis de traverser la Garonne pour relier le centre ville aux quartiers de la rive droite. Dans le prolongement du cours Victor Hugo et de la porte de Bourgogne, il permet d'accéder depuis le centre de Bordeaux à la place Stalingrad, à l'avenue Thiers et au quartier de la Bastide d'une façon plus générale.
Il accueille aujourd'hui la ligne A du tramway Citadis qui assure la liaison entre Cenon, Lormon1 Read More

Le pont de pierre qui était aussi appelé pont Napoléon est le premier pont de Bordeaux qui a permis de traverser la Garonne pour relier le centre ville aux quartiers de la rive droite. Dans le prolongement du cours Victor Hugo et de la porte de Bourgogne, il permet d'accéder depuis le centre de Bordeaux à la place Stalingrad, à l'avenue Thiers et au quartier de la Bastide d'une façon plus générale.
Il accueille aujourd'hui la ligne A du tramway Citadis qui assure la liaison entre Cenon, Lormont et Bassens Carbon Blanc pour la rive droite et du centre de Bordeaux à Mérignac pour la rive gauche.

Pour l'esthétique, vu depuis les quais de la Bastide ou depuis le jardin des lumières il devient ligne d'horizon. Doté de passages piétons et de pistes cyclables, depuis l'arrivée du tramway, le pont de pierre ne compte plus qu'une voie dans chaque sens réservée à la circulation automobile.
En 2004 des travaux d'aménagement ont été réalisés pour permettre le passage sous le pont de pierre des barges qui acheminent par la Garonne les tronçons de l'Airbus A380 jusqu'à Langon.

Un pont fragilisé par les ans et sous étroite surveillance.
En avril 1978, sur la Loire le pont Wilson de Tours (aussi appelé pont de pierre) s'est en grande partie effondré. Cet effondrement qui fort heureusement n'a fait aucune victime a cependant mis en avant les faiblesses qui pouvaient survenir sur ce type de construction. Tout naturellement, l'ensemble des ouvrages construits à la même période ou présentant des similitudes ont été mis sous surveillance. C'est le cas du pont de pierre de Bordeaux.

Depuis cette période il fait l'objet d'une observation constante. Surveillance de sa structure, de ses inclinaisons, de son étanchéité, de ses appuis et d'une foule d'autres éléments permettant de connaître ses évolutions. Pour cela, il est équipé de nombreux capteurs et d'instruments techniques spécialisés. Depuis 2001, c'est la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux) qui a en charge cette surveillance ainsi que les opérations de maintenance pouvant résulter des mesures enregistrées.

Des bateaux en dessous, des véhicules dessus, des galeries à l'intérieur.
En voyant le pont de pierre et son aspect robuste, on n'imagine pas facilement qu'il puisse parfois être creux à l'intérieur. Pourtant, dans la réalité il comporte effectivement un certains nombre de cavités, de passages et autres galeries. Tout en abritant les différents capteurs et appareils de mesures, ces espaces sont utilisés par les techniciens assurant la surveillance du pont. Il arrive parfois qu'une partie de ces galeries soit présentée au public. C'est à la faveur de l'une de ces journées exceptionnelles que j'ai pu réaliser les photos de l'intérieur de la culée (partie d'appui située sur la rive et destinée à supporter le poids du tablier ou d'une voute) rive gauche présentées sur cette page.

Un pont qui est aussi un monument emblématique de la ville
Au même titre que le Grand Théâtre, la façade de la Bourse ou la colonne des Girondins, le pont de pierre est l'un des monuments symbole de la ville de Bordeaux. Outre son aspect utilitaire, il constitue également un élément de choix dans le décor lors d'évènements tels que la fête du fleuve ou la fête du vin. De façon régulière, il est également utilisé comme pas de tir pour les fusées de feux d'artifice.
Avec la promenade Martin Luther King (ainsi baptisée en janvier 2012), c'est aussi le lien qui assure pour piétons et cyclistes la continuité des quais entre le miroir d'eau, la maison Ecocitoyenne et le parc des sports Saint Michel.

Les travaux réalisés en 2011
Restauration des lampadaires et de la rambarde.
Dans le cadre d'un entretien normal des édifices publics, en 2011 le pont de pierre a bénéficié de quelques travaux. En premier lieu, ce sont les lampadaires en forme de candélabres réalisés par les Fontes de Paris et mis en place en 1984 qui ont été repeints. Pour que le pont ne se trouve pas dépourvu d'éclairage, les lampadaires ont pris le chemin de l'atelier l'un après l'autre. Toujours au cours de l'année 2011, la rambarde a également été remise en état avec quelques travaux de maçonnerie. La réalisation de ces travaux était placée sous la responsabilité de la CUB (communauté Urbaine de Bordeaux) pour la rambarde, et sous celle de la Ville de bordeaux pour les lampadaires.

Quelques repères historiques.
Œuvre de Claude Deschamps (1810-1822), le pont de pierre compte 17 arches en forme d'anse de panier, et s'étend sur presque 500 mètres (486,68 m selon certaines sources).
Une idée persistante autant qu'erronée voudrait que le nombre d'arches du pont (17) ait été volontairement choisi pour correspondre au nombre de lettres utilisées pour écrire "Napoléon Bonaparte". Si l'anecdote est plaisante et peut être utilisée comme moyen mnémotechnique pour retenir le nombre d'arches, elle n'en demeure pas moins fausse. Le nombre des arches correspond tout simplement à celui qui était nécessaire pour assurer la stabilité du pont face aux forts courants de la Garonne. Quant à Napoléon, si c'est bien lui qui avait voulu la construction de ce pont, à la fin des travaux il n'était déjà plus Empereur.

Lorsqu'on parle de pont "de pierre", il convient de noter que si les piles et les arcs sont effectivement en pierre, les voutes comportent elles des briques qui donnent au pont sa teinte rougeoyante. La pose de la première pierre a été effectuée en décembre 1812, et c'est le premier mai 1822, soit dix ans plus tard, que le pont de pierre était enfin inauguré.

Etrangement, ou miraculeusement sauvé par la guerre !
Longtemps il a été reproché à l'unique pont traversant la Garonne d'être trop étroit. La décision de le détruire puis de reconstruire au même emplacement un autre pont avait même été prise au plus haut niveau en 1941. Il ne doit donc sa survie qu'à la guerre qui a bloqué le projet. Il sera tout de même élargi 13 ans plus tard.

Si aujourd'hui l'automobiliste n'est guère enchanté de devoir passer par la case péage pour emprunter les autoroutes, il faut bien reconnaître que le procédé n'est pas nouveau. Ainsi, et jusqu'en 1863, le passage était payant aussi bien pour les piétons que pour les cavaliers. On ne parlait pas encore de Francs et encore moins d'Euro, mais il fallait tout de même régler un sou lorsqu'on était piéton et 5 sous lorsqu'on était cavalier. L'addition grimpait encore pour les calèches et autres équipages.

C'est à l'occasion de l'élargissement du pont qui est passé de 15 à 20 mètres en 1954, qu'ont été rasés les deux bâtiments de l'octroi (gare de péage de l'époque) que l'on voit sur la plupart des cartes postales anciennes, notamment celles dont les photos étaient prises depuis la tour Saint Michel.

Painting by Cécile Labossière (France), Oil. Its dimensions are 33x55 cm. This artwork is part of the gallery VIEILLES PIERRES. Framing options are available for this artwork, please contact us for details.

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