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Oct 25, 2017
Art and management : a promising convergence Comments


Art, a mode of expression of a subjectivity, seems at first sight disconnected from the notions of organization, profit or profitability and rational management methods used in the management of a company.

Art, an individual activity, irrational, out of context and sensitive, generally arouses the skepticism of management and the mistrust of employees seeking "validating" technical training. It is these same well-established patterns that favor management and technology over human sciences and artistic disciplines. However, art and management have every interest in crossing each other to enrich each other.

The company has a lot to learn from the artistic process, in particular:

- the quest for meaning: the artistic process conveys values and carries a particular mission;

- project management: each work, composition or realization, requires a real project management;

- the mastery of the techniques of realization: without control of the basic techniques brought to evolve with the experimentation and the artistic approach towards personal and original techniques, the art does not exist (the artist must be an outstanding technician doubled a technical innovator);

- an iterative process: the artist constantly interacts with the work in progress, making the necessary adjustments to achieve the desired result;

- an approach of originality and creativity: what distinguishes the artist from the craftsman is this creative ability, this search for novelty. We speak of "performance" or artistic originality;

- a humanist approach: at the same time, a personal vision of the world and an uncompromising look at reality, art expresses in a particular aesthetic form the world around us;

- total risk taking: there is no certainty that the work is well received by the market;

- a highly competitive art market: art has no borders, competition is global. The artist, guided by a personal approach that has no commercial intention, is confronted with the hypercompetition and the material necessity of creating his market and building up his base of customers and users;

- A work of art is above all a "sensitive user experience" (emotion, wonder, energy). The artist must maximize this experience by facilitating the accessibility of his art if he wants to sell his work;

- an individual creation that inserts itself and interacts with its environment and society;

- a process of expression and personal realization.

The modern manager who wants to foster collaboration and creativity has every interest in developing his own creative potential and immersing himself in artistic processes in order to facilitate group creativity. Individual creativity is a state of mind that can be stimulated (exhibition visits, open courses, creativity workshops ...). Creation processes can be learned through contact with artists (artistic interventions in the company, visits to workshops, conferences, etc.).

The artist has a lot to learn from the manager.

Recently, the concept of artist-entrepreneur, an artist managing his artistic work as a business, has appeared. In an ultra-competitive market, the artist can be brought to disseminate his works to build an identity, a brand, to invent new communication and sales methods, to develop a range of products derived from the original production adapted to his market. Some artists produce works "ready to hang", more affordable, allowing them to cope with the costs of producing more ambitious works. This approach criticized by some purists is not necessarily a brake on originality or creativity. If the artist does not resign himself to producing "what works", but develops accessible artistic concepts of tomorrow. To have financial resources linked to the sale of his works is the goal and the dream of every artist, but also his greatest source of freedom and innovation.

Obviously, in a world that requires more and more flexibility, openness, originality and efficiency, these two approaches, artistic and managerial, are called to nourish each other to give birth to a creative management and organized arts activities.

Article proposed by:

 


Art management

 

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Oct 25, 2017
Art et management : une convergence prometteuse Comments


L’art, mode d’expression d’une subjectivité, semble de prime abord déconnecté des notions d’organisation, de profit ou de rentabilité et des méthodes de gestion rationnelle employées dans la direction d’une entreprise. 

L’art, activité individuelle, irrationnelle, hors cadre et sensible, suscite généralement le scepticisme des directions et la méfiance des collaborateurs en quête de formations techniques « validantes ». Ce sont ces mêmes schémas bien ancrés qui privilégient la gestion et la technique au détriment des sciences humaines et des disciplines artistiques. Pourtant, art et management ont tout intérêt à se croiser pour s’enrichir mutuellement.

L’entreprise a beaucoup à apprendre de la démarche artistique, en particulier :

– la quête de sens : la démarche artistique véhicule des valeurs et est porteuse d’une mission particulière ;

– la gestion de projet : chaque œuvre, composition ou réalisation, requiert une véritable conduite de projet ;

– la maîtrise des techniques de réalisation : sans maîtrise des techniques de base amenées à évoluer avec l’expérimentation et la démarche artistique vers des techniques personnelles et originales, l’art n’existe pas (l’artiste doit être un technicien hors pair doublé d’un innovateur technique) ;

– un processus itératif : l’artiste interagit en permanence avec le travail en évolution, procédant aux aménagements nécessaires pour atteindre le résultat souhaité ;

– une démarche constate d’originalité et de créativité : ce qui distingue l’artiste de l’artisan, c’est cette capacité créative, cette recherche de la nouveauté. On parle de « performance » ou d’originalité artistiques ;

– une démarche humaniste : à la fois, vision personnelle du monde et regard sans concessions sur la réalité, l’art dit sous une forme esthétique particulière le monde qui nous entoure ;

– une prise de risque totale : il n’y a aucune certitude que l’œuvre soit bien reçue par le marché ;

– un marché de l’art des plus concurrentiels : l’art n’a pas de frontières, la concurrence est globale. L’artiste, guidé par une démarche personnelle à priori sans intention commerciale, est confronté à l’hyperconcurrence et la nécessité matérielle de créer son marché et de constituer sa base de clients et d’utilisateurs ;

– Une œuvre d’art est avant tout une « expérience sensible utilisateur » (émotion, émerveillement, énergie). L’artiste se doit de maximiser cette expérience en facilitant l’accessibilité de son art s’il veut vendre ses réalisations ;

– une création individuelle qui s’insère et interagit avec son environnement et la société ;

– une démarche d’expression et de réalisation personnelle.

Le manager moderne soucieux de favoriser la collaboration et la créativité a tout intérêt à développer son propre potentiel créatif et à s’imprégner des processus artistiques, en vue de faciliter la créativité de groupe. La créativité individuelle est un état d’esprit qu’il est possible de stimuler (visites d’expositions, cours ouverts, ateliers de créativité...). Les processus de création peuvent s’apprendre au contact d’artistes (interventions artistiques dans l’entreprise, visites d’ateliers, conférences...).

L’artiste a de son côté beaucoup à apprendre du manager.

Il est apparu récemment le concept d’artiste-entrepreneur, artiste gérant son travail artistique comme une entreprise. Dans un marché ultra-concurrentiel, l’artiste peut être amené pour diffuser ses œuvres à bâtir une identité, une marque, inventer des procédés de communication et de vente inédits, développer une gamme de produits dérivés de la production originale adaptée à son marché. Certains artistes produisent des œuvres « prêtes à accrocher », plus abordables, leur permettant de faire face aux coûts de production d’œuvres plus ambitieuses. Cette démarche critiquée par certains puristes n’est pas forcément un frein à l’originalité ou la créativité. Si l’artiste ne se résigne pas à produire « ce qui marche », mais développe des concepts artistiques de demain accessibles. Disposer de moyens financiers liés à la vente de ses œuvres est le but et le rêve de tout artiste, mais aussi son plus grand moteur de liberté et d’innovation.

À l’évidence, dans un monde qui requiert de plus en plus de flexibilité, d’ouverture, d’originalité et d’efficacité, ces deux démarches, artistique et managériale, sont appelées à se nourrir mutuellement pour permettre l’émergence d’un management créatif et d‘activités artistiques organisées.

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art management

 

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