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News & annoucements about Artmajeur

Apr 19, 2017
CoBrA : the childhood of art or art as a celebration Comments


The CoBrA movement (for Copenhagen-Brussels-Amsterdam), lasting from 1948 to 1951, is one of the most important post-war avant-garde movements.

Composed of Danish (Asger Jorn), Dutch (Appel Karel) and Belgian painters (Corneille, Pierre Alechinsky) and Belgian surrealist poets (Christian Dotremont and Joseph Noiret), this international movement has liberated artistic expression by overtaking the traditional opposition between figurative and abstract expression.

Eager to meet the authenticity and deep nature of human beings, sensitive to the primitive expressions free from theories, norms, and conventions, such as naive art, prehistoric art, medieval popular art, children’s art, CoBrA artists have restored spontaneity, energy, bright colors and original shapes in art.

The CoBrA movement intended to return to the original purity of Art.

After drawing irrational shapes, they were nervously painting bright colors which reflected the energy and the instinctive action of the artist. Shapes were literally flamed by colors.

As a result, their works seemed either barbaric because, according to Karel Appel,"they took place in a barbaric epoch", or childish because they were searching the childhood of art.

CoBrA artists were looking for a universal expression through experimentation, spontaneous creation, and liberation of forms and colors.

This was a return to a less reflective and playful art as if art was a feast.

Since art was no longer a business of technicians or professionals, since hierarchies or "artistic" complexes have disappeared, art became again popular, available to all.

Undoubtedly Cobra artists have developed a powerful expressive experimental language (using either drawing, sculpture, wood, earth, metal, words, sounds or writing).

Cleared from complexes, judgments, and conventions, this pure art liberated the creative energies of our deep nature, contributing to our fulfillment.

"Returning to the childhood of art by recovering our childlike soul is the timeless message of the CoBrA manifesto, at a time when aesthetic and intimate art is overwhelmed by a spectacular and decorative art.

Article proposed by:


cobra

 

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Apr 19, 2017
CoBrA, l’enfance de l’art ou l’art est une fête Comments


Même s'il n'a duré officiellement que trois ans (1948-1951), le mouvement CoBrA (pour Copenhague- Bruxelles-Amsterdam), est un des plus importants courants d’avant-garde de l’après guerre ayant influencé nombre de générations d'artistes.

Ce mouvement international regroupant des peintres danois (Asger Jorn), hollandais (Appel Karel), belges (Corneille, Pierre Alechinsky) et des poètes surréalistes belges (Christian Dotremont et Joseph Noiret), a libéré l'expression artistique en rompant avec l’opposition classique entre expression figurative et abstraite.

Désireux de toucher au plus près l’authenticité et la nature profonde des êtres, sensible aux expressions primitives les moins contaminées par les théories, les normes ou les conventions telles que l’art naïf, l’art préhistorique, l’art populaire médiéval, les créations d’enfants ou d'handicapés mentaux, il a remis la spontanéité, l’énergie, la couleur et les formes au premier plan. 

Art décomplexé, basique, presque naïf, il s’affirme comme un retour à la pureté originelle de l’Art.

Tout commence par le tracé des formes qui perdent vite en rationalité et en mesure. Vient ensuite la pose de couleurs vives à grands coups de pinceaux nerveux et brutaux générés par l'action physique pulsionnelle et irréfléchie du peintre.  Les formes rendues autonomes sont littéralement embrasées par les couleurs.

Une fois réalisées, les œuvres paraissent soit barbares car, "elles s’adressent à une époque barbare" selon Karel Appel, soit enfantines car, elles sont en quête de l’enfance de l’art.

Cette démarche vise à retrouver une forme d’expression universelle grace à l’expérimentation, la création spontanée, la libération des formes et des couleurs.

Ce retour à un art plus audacieux, moins réfléchi et ludique, comme si l’art était une fête, constitue une démarche profondément libératrice.

L’art n’étant plus l’affaire de techniciens ou de professionnels, les hiérarchies ou les complexes "artistiques" n'ayant plus lieu d'être, l'art serait à la portée de tous; même si en pratique les artistes du mouvement Cobra s'avèreront de prodigieux artistes développant un langage expérimental expressif hors norme (utilisant le dessin, la sculpture, le bois, la terre, le métal, les mots, les sons ou l'écriture).

Débarrassé des complexes, des jugements et des conventions, l'art pur libérerait les énergies créatives issues de notre nature profonde et contribuerait à notre épanouissement.

"Retourner à l'enfance de l'art en retrouvant son âme d'enfant, tel est le message intemporel véhiculé par le manifeste CoBrA, à un moment où certains redoutent la fin de l'art comme puissance esthétique améliorant l'âme humaine au profit d'un art spectacle ou décoratif visant à choquer ou impressionner.

Article proposé par :


cobra

 

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