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Blogs & Articles by Véronique Piaser-Moyen

 

Jul 6, 2014
Aquarell'Eure Comments


Démo du 29 juin 2014 à Gaillon

 

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Sep 2, 2014
Démo du 9 août 2014 à Sainte Férréole Comments


Démo faite à partir d'un vrai bouquet

 

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Jul 29, 2014
Sainte Férréole 2014 démo du 27 juillet 2014 Comments


Démo du 27 juillet 2014 à Sainte Férréole Corrèze

 

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Jul 31, 2014
Sainte Férréole Démo du 29 juillet 2014 Comments


Démo du 29 juillet 2014

 

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Apr 11, 2014
Caussade 2014 démo Comments


Démo le 10 avril 2014 à Caussade

 

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Jan 16, 2014
Démo à Pondy le 9 janvier 2014 Comments


Démo

 

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Sep 17, 2013
Démo "Petits instants" Comments


Pouilly les Nonains, le 15 septembre 2013

 

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Jul 31, 2013
Démo d'auarelle sur toile à Brioude le 18 juillet 2013 Comments


Aquarelle sur toile

 

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Jul 31, 2013
Demo aquarelle sur toile à Brioude le 23 juillet 2013 Comments


démo aquarelle sur toile

 

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Aug 2, 2013
Première Nocturne Brioude 2013 Comments


Brioude 2013 nocturne du vendredi 19 juillet

 

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Jun 11, 2013
Démo du Haillan 2013 Comments


Démo du Haillan le 9 mai 2013

 

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Sep 1, 2013
Première leçon d'aquarelle Comments


Leçon à Pichaya à Villa Pondichéry

 

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Sep 18, 2012
Rochemaure 2012 Comments


Démo d'aquarelle le 9 juillet 2012 par Véronique Piaser-Moyen

 

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Nov 16, 2012
Peintres au pied du mur le 21 octobre 2012 Comments


Démo d'aquarelle sur toile

 

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Nov 16, 2012
Peintres au pied du mur le 21 octobre 2012 Comments


démo d'aquarelle sur toile

 

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Oct 27, 2016
Je l'ai écrit à l'encre de mes larmes Comments


Les salons de styloabillistes.

Pour exposer dans ces salons, il faut écrire avec un stylo à bille. C’est pour cela que ça s’appelle un salon de styloabillistes et que les gens qui y exposent s’appellent eux-mêmes des « styloabillistes ». 

Pour comprendre le concept de ces expos il faut bien réaliser que le stylo à bille comme outil d’écriture est considéré par tous comme un medium mineur et que les écrivains qui utilisent encore le stylo à bille pour écrire leurs romans ont ressenti le besoin de se regrouper, de se serrer les coudes pour se sentir plus forts et résister à la pression de l’écriture à l’ordinateur. 

Je trouve que c’est humain de se regrouper pour résister et que cette idée de se fédérer en styloabillistes est donc humaine et louable. 

Il y a maintenant en France et un peu en Europe énormément de salons qui exposent les œuvres des styloabillistes. L’idée novatrice et originale à ses débuts est devenue presque envahissante.

Les gens affluent dans ces salons pour venir y chercher des modèles d’écriture au stylo à bille. Certains de ces écrivains, j’hésite à utiliser le mot écrivain dans ce concept très restreint des styloabillistes et nous verrons plus loin pourquoi, donc certains de ces écrivains styloabillistes proposent de former ceux qui le désirent à l’usage du stylo à bille dans sa forme la plus maîtrisée et la plus épurée. Cela s’appelle un stage de stylo à bille qui se déroule sur deux ou trois jours pendant lesquels les stagiaires sont totalement à l’écoute d’un maître styloabilliste qui va leur prodiguer conseils et méthodes pour qu’à l’issu de ces journées de formation, ils puissent se servir du stylo à bille pour écrire des romans.

Suivant le maître de stage, le matériel requis est différent, certains styloabillistes de la très vieille école préconisent le Bic cristal à l’encre bleu et uniquement celui-ci  alors que d’autres plus snobs n’écrivent qu’avec un Waterman. On rencontre aussi les adeptes du célèbre 4 couleurs …

Les plus malins ont compris qu’ils pouvaient vendre des sets de stylos à bille … Et que si ces sets proposés à la vente venaient d’un pays étranger lointain, ils seraient  porteurs d’un pouvoir éventuellement magique et surtout d’un coefficient de marge très très magique. C’est la dérive engendrée par le succès, le pouvoir du faire croire à un stylo magique qui écrirait des œuvres couronnées par le Goncourt.

C’est ainsi que chaque année un grand nombre de nouveaux styloabillistes sont formés à l’écriture au stylo à bille et que ces nouveaux adeptes se prennent à rêver qu’un jour prochain ils vont se retrouver eux aussi à exposer leurs œuvres et peut être à former à leur tour de nouvelles recrues ou à créer dans leur région un nouveau salon de styloabillistes.

Les visiteurs qui déambulent devant les œuvres sont curieux et avides de renseignements sur la technique. Ils posent leurs questions aux écrivains styloabillistes présents sur les lieux d’expo.

- Comment inclinez-vous votre stylo bille ? 

- Vous autorisez- vous à ajouter un peu de stabilo ?? 

- Comment obtenez vous ce délié tellement spontané ?

- Êtes vous certain de n’avoir écrit qu’au stylo bille, je vous soupçonne d’avoir ajouté un peu d’encre en bouteille…

- C’est incroyable ce que vous écrivez, on dirait que vous l’avez vraiment écrit !

Il y a peu de temps est arrivé un nouveau partenaire pour le styloabilliste : le support papier était lui aussi valorisé et prenait quasiment autant d’importance que le stylo. Le plus à la mode est actuellement le petit cahier que l’on peut acheter en voyage à l’étranger. Peu importe le grammage de la feuille et souvent sa piètre qualité pour y faire glisser son stylo, c’est un cahier de voyage, un must !

Les visiteurs viennent aussi pour voir les démonstrations au stylo à bille des styloabillistes renommés.Pendant environ une heure, ils se regroupent autour du maitre qui réalise une démonstration magistrale retransmise sur un écran. Stylo à bille à la main, ce dernier exécute une ou deux pages d’écritures propres à son style d’écriture calligraphique. Pleins et déliés, petites ratures de circonstance qui peuvent même aller jusqu’à la tache bien maitrisée, tout est écrit et composé avec une aisance qui plonge les spectateurs dans une admiration incontrôlée et aussi un sentiment consternant de leur propre médiocrité dans le maniement du stylo à bille.

Applaudissements … Bravo.

Clap de fin.

Toutes les œuvres exposées sont à vendre. 

A la fin de la manifestation, certaines seront vendues et énormément ne le seront pas. 

Certains styloabillistes repartiront sans  avoir vendu un seul livre.

Oui, UN LIVRE ! 

Je ne dois pas avoir peur d'écrire ce mot rarement prononcé pendant la manifestation : UN LIVRE.

Si tous ces mediums, divers stylos à bille et papier sont les vedettes du salon et  apparaissent comme un passion commune, une sorte de saint Graal à atteindre, c’est tout simplement dans le but d’écrire un livre. 

Mais qui s’en souvient et qui a envie d’acheter un livre ? 

Combien de lecteurs parmi les visiteurs ?

L’écriture pourrait-elle être représentée par l’usage d’un stylo particulier ?

L’écriture en tant que technologie, évidemment. Mais l’écriture en tant que transmission d’un texte dont le destinataire est le lecteur n’est-elle pas autre chose qu’une simple technique ?

Si les styloabillistes ont en commun l’usage unique du stylo à bille pour écrire leurs livres, ce n’est alors qu’une communauté technologique. 

Les visiteurs et les admirateurs des styloabillistes sont des admirateurs d’une technologie et se trouvent ensuite totalement déconcertés face aux livres accouchés d’une écriture au stylo à bille parce qu'ils ne lisent pas ...

Ce stylo qui est l’unique véhicule du festival et qui a écrit, des romans d’amour, des polars, des poèmes, des haikus, des romans historiques, des histoires érotiques, des romans de gare, des pièces de théatre, des  sagas en 10 tomes, des feuilletons, des biographies, des tragédies, des livres pour enfants, des histoires de cul, des histoires de France, ce stylo n’a plus aucune importance quand on lit le livre, c’est juste un outil au service de la littérature. 

Les visiteurs ont oublié la littérature, ils ont oublié qu’ils pouvaient lire avec leurs yeux, ils ont oublié qu’un livre pouvait s’écrire avec l’outil et sur le papier qui convenait le mieux à l’écrivain et que le seul cadeau que l’écrivain peut faire à son public, c’est son style qu’il soit au stylo à bille, à l’encre ou sur un clavier et que ça s'appelle de l'Art.

 


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Oct 27, 2016
Démos, des mots, des maux. Comments


Quand on est peintre aquarelliste il faut faire une démo dans le salon où l’on expose.

Bon, on n’est pas vraiment obligé, mais quand même il y a des lignes sur le règlement qui expliquent bien que si l’on s’engage à faire ces démonstrations, on augmente ses chances d’être sélectionné pour exposer.

Je me suis toujours engagée à faire ces démonstrations, ces démos comme l’on dit parce que cela ne me demande pas un effort surhumain dans la mesure où je n’ai pas le trac. Précision, ne pas avoir le trac ne signifie pas être une personne qui ne connaît pas l’angoisse. Je suis une angoissée mais pas une traqueuse, bon sujet pour les psys, à vous de faire le distinguo et d’expliquer le pourquoi du comment. Moi, je ne sais pas.

Donc, no trac no souci, je fais des démos. 

Je crois avoir maintenant un recul suffisant pour dire que j’en ai marre de faire des démos et que je termine à chaque fois accablée par une tristesse sans nom car la nommer reviendrait à me mettre en colère et sûrement à pleurer.

Oui, il y a souvent beaucoup de monde pour venir me regarder peindre et j’en vois qui sont le carnet à la main, le stylo suspendu et qui dès que je commence à parler notent frénétiquement sur la page du carnet ouvert au creux de leur main. Que notent-ils d’ailleurs ??? Ma peinture ne peut se résumer à ce que je dis. Je parle beaucoup quand je peins alors ils notent beaucoup. Il y a aussi ceux qui prennent des photos, je ne sais pas vraiment ce qu’ils pourront en retirer ensuite et si même ils regarderont un jour ces images. Ma petite angoisse à ce moment là, est de me dire : -Pourvu que je ne sois pas trop moche sur leurs photos, pas trop voutée sur mon travail. Je n’aime pas être moche même si je souhaite que l’on aime avant tout mon travail et aussi mes idées, je souhaiterais que ma gueule suive aussi. 

Peut-être devrais-je demander que l’on ne prenne pas de photos ? Mais je n’aime pas interdire et en plus moi qui prend tellement de photos, comment pourrais-je demander aux autres de ne pas en prendre ?

Devrais-je demander aux gens de me respecter, de respecter les artistes ?

Devrais-je préciser aux organisateurs que nous ne sommes pas des animateurs ?

Devrais-je expliquer que chaque année je déclare aux impôts un déficit ? Sur la ligne correspondante du formulaire il y a inscrit le mot "insuffisance", et j'aime bien ce mot qui insiste et me fait remarquer que cela ne suffit pas. 

Devrais-je raconter que mon petit fils de 8 ans m’a fait remarquer que je passais plus de temps à préparer mes expos qu’à peindre ?

Devrais-je  être triviale au risque de déplaire et dire qu’une démonstration ne relève en rien d’un calcul économique car dans 99% des cas à la fin de la démo, les spectateurs rangent leur carnet  et repartent discrets à pas de loup comme si le terrain était miné.

J’aimerais qu’ils soient reconnaissants.

J’aimerais qu’ils soient polis.

J’aimerais juste un merci.

Je me souviens de l’un de ces jours de biennale et d’été brulant où je faisais une démo quotidienne. Les spectateurs venaient régulièrement en masse autour de moi me regarder peindre et il y a eu ce jour où une dame s’est avancée pour me dire : -Je suis déjà venue trois fois vous voir peindre depuis le début de la biennale. Le soir dans ma chambre d’hôtel, je m’efforce de refaire ce que vous avez fait mais à chaque fois il me manque quelque chose, alors je reviens voir votre démo encore une fois.

Je n’ai pas su quoi répondre à cette dame assidue.

J’aurais dû lui dire que j’animais des stages. Mais les stages sont payants … Les démos, elles sont gratuites. 

Et puis je me pose une autre question qui me semble bien plus lourde de conséquences : - Comment justifier et expliquer le prix d’un tableau alors que je suis en train de faire la démonstration que je les peins en seulement une heure de temps ? Comment les spectateurs peuvent-ils digérer que je peins si vite et sans effort, sans être laborieuse ???

Eux qui ne cessent de me questionner sur le temps que je mets à réaliser une œuvre en lorgnant sur l’étiquette qui affiche le prix de ladite œuvre ???

Je fais quoi ? Je réponds quoi ?

Ai-je à me justifier ?

J’aimerais leur expliquer que j’ai passé du temps à apprendre à peindre vite car je sais que c’est cette vitesse d’exécution qui donne de la force à ma peinture.

J’ai essayé de le dire, ça ne marche pas.

Donc j’en ai conclu qu’il valait mieux faire l’impasse sur ce type de question et répondre dans le vide à la manière d’un politique qui a fait l’ENA.

Mais quand je fais une démo, ça se voit !!!!!

J’essaie toujours de me ralentir un peu, j’arrive ainsi au mieux,  à gagner un quart

d’heure. Un quart d’heure ça ne change rien à mon imposture aux yeux des spectateurs …

J’ai juste le sentiment de me tirer une balle dans le pied !

Pourquoi ne demande t’on jamais aux peintres qui peignent à l’huile ou à l’acrylique de faire des démos ?

Pourquoi est ce que les gens qui peignent, qui regardent les démos, qui suivent des stages ne sont pas nos acheteurs ? Si parfois ils le sont, cela reste dans une proportion infinitésimale.

Chaque fois que je vends une de mes aquarelles, je suis étonnée de constater que l’acquéreur est un profane. S’il est toujours intéressé de connaître l’histoire de l’aquarelle et ce qui a pu susciter en moi son interprétation sur le papier, il se fout totalement de la quantité d’eau que j’ai pu mettre, si j’ai mouillé mon papier partout ou juste par zones, si j’ai un petit ou un gros pinceau et si ses poils sont naturels ou synthétiques. J’aime vraiment qu’il ne s’y intéresse pas et qu’il ne se pose pas toutes ces questions qui finalement ne concernent que moi.

Ne pas tout dire, ne pas tout montrer pour que l’art reste de l’art.

 


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Oct 27, 2016
L'artiste, le chercheur et la créativité. Comments


Alors c'est quoi être un artiste ?

Quand on ne passe pas son temps dans les cocktails de vernissage, sur la route entre deux salons, sur Facebook à soigner sa communication (et son ego), on fait quoi et on est quoi ????????????

Cette question précise de savoir ce que veut dire "être artiste", elle est récurrente en ce qui me concerne.

Je me la pose depuis le jour où quelqu'un m'a dit que c'était bien que je peigne car cela m'occupait, ça me faisait passer le temps.

Le temps, il ne fait que passer et filer entre mes doigts, alors je me suis dit que ce n'était surement pas  pour passer le temps que je peignais et encore moins pour peigner la girafe.

Peindre n'est donc pas un passe-temps. Artiste encore moins.

Et je me suis questionnée tant et plus sur cette activité qui n'était pas un passe-temps et qui semblait totalement inclassable aux yeux d'une majorité.

Pourquoi je peignais ?

Pourquoi j'y consacrais tant de temps, tant d'énergie ?

Pourquoi cela me fatiguait-il autant ?

Pourquoi cela me procurait-il autant de frustration et autant de fulgurances de bonheur ?

Et il m'est venu l'impression qu'entre l'artiste et le chercheur il y avait un terrain commun.

Dans les dictionnaires la définition du nom commun "chercheur" est : personne qui cherche, qui s'adonne à la recherche.

Pour l'adjectif "chercheur", on peut lire : curieux, avide de faire des découvertes.

Jusque là, mon idée d'un trait d'union se confirme puisqu'à mes yeux un artiste est aussi une personne curieuse qui cherche et est avide de découvertes.

Et je ne trouve nul part qu'un chercheur passe le temps et peigne la girafe.

Il n'y a que De Gaulle pour avoir brocardé les chercheurs en disant : « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche. »

Ce n'était pas très délicat de la part d'un homme qui s'était montré plus intelligent que ça dans le passé, mais il parait qu'il aurait aussi dit : « Il faut laisser ces gens [les chercheurs] faire leurs gammes, même si cela coûte cher » .

Cette idée de "faire des gammes" justement, est ce qu'elle n'est pas propre à l'artiste ? Le musicien naturellement fait ses gammes, mais le comédien aussi en déclamant, le chanteur en vocalisant et le peintre en peignant !

Et voilà que le chercheur fait aussi ses gammes.

Le chercheur cherche.

L'artiste cherche.

Je me suis trouvée devant ce constat avec le sentiment d'avoir fait un grand pas sans pourtant oser conclure qu'un artiste était un chercheur ou qu'un chercheur était un artiste.

Je me sentais fière et victorieuse tel le soldat brandissant le drapeau à la bataille d'Iwo Jima.

Et puis comme je suis curieuse, (je viens de le démontrer: curieuse puisque artiste), je fais une recherche dans Google sur les liens entre chercheurs et artistes.

C'est là que je manque d'organisation dans mon questionnement, j'aurais dû commencer par cette recherche ...

Et Google me dit que Gilles Deleuze a traité de ce sujet précis en 1990 dans son recueil Pourparlers. Il écrit  : "Ce qui m'intéresse, ce sont les rapports entre les arts, les sciences et la philosophie. Il n'y a aucun privilège d'une des ces disciplines l'une sur l'autre. Chacune d'entre elles est créatrice. Le véritable objet de la science, c'est de créer des fonctions,le véritable objet de l'art, c'est de créer des agrégats sensibles et l'objet de la philosophie, créer des concepts. (...) Comment est-il possible que sur des lignes complètement différentes, avec des rythmes et des mouvements de production complètement différents, comment est-il possible qu'un concept, un agrégat et une fonction se rencontrent ? "

La publication de Valérie Devillard sous la direction de Monique Sicard: "Chercheurs ou artistes ? Entre art et science, ils rêvent lemonde" est vers ce lien :

<a>http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0751-7971_1996_num_14_75_3695</a>

C'est là que ça m'a fait un gros coup de blues. 

Deleuze était déjà passé par là et il dit qu'à priori il n'y a pas de points communs sauf qu'il laisse planer le doute et donc l'espoir.

C'est toujours comme ça avec les philosophes, c'est à toi de conclure.

Tout ce temps passé à me questionner, à questionner mes proches, à observer les artistes, à scruter le chercheur que j'avais sous les yeux ... Tout ça pour ça... comme on dit quand on ne sait pas quoi dire.

Je me posais des questions sur un truc déjà débattu... La déception.

Et puis je finis par me dire que si  cette recherche commune existe c'est forcément  pour déboucher sur un concept. On ne cherche pas pour rien !

C'est la créativité.

Il n'est plus question de chercheur ou d'artiste mais bien de créativité.

Le voilà ce terreau commun qui nous anime tous fébrilement, les chercheurs et les artistes.

Cette quête qui nous fatigue et nous porte au nirvana.

Ce graal qui fait soudain surgir envie, jalousie et autres sentiments haineux et actions délictuelles.

La créativité.

artisteCette créativité qui est le fruit de nos recherches qu'elles soient scientifiques, philosophiques ou artistiques, est un produit précieux dont nous ne connaissons pas les secrets de fabrication.

L'inspiration semble en être le point de départ et nous avons besoin de la créativité des autres pour créer à notre propre compte.

Personne n'a encore inventé une créativité artificielle même si il y a eu des tentatives elles aussi artificielles qui n'ont pourtant pas emporté leurs créateurs au paradis.

La créativité n'est donc pas une denrée dont on dispose en libre service et que l'on pourrait acheter ou aller dérober chez les autres.

Elle nous appartient.


artiste Chercheur Créativité Véronique Piaser Moyen

 

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May 20, 2016
Stages Comments


MES PROCHAINS STAGES 
Merci de partager un maximum

Les 10 et 11 juin au festival d'aquarelle de Wassy (Haute Marne)
http://data.over-blog-kiwi.com/…/ob_b18b98_stage-veronique-…

Les 29 et 30 juillet à la biennale d'aquarelle de Sainte Féréole (Corrèze)
http://www.biennaledaquarelle.fr/…/s…/piaser-moyen-veronique


aquarelle fleur art contemporain véronique piaser-moyen festival d'aquarelle Wassy Sainte Feréole Haute Marne Corrèze

 

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Apr 15, 2016
Festival international d'aquarelle du Perche du 23 avril au 1er mai Comments


Je propose un stage de deux jours durant ce festival, les 31 avril et 1er mai. 
Vous pouvez vous inscrire à l'adresse ci-dessous :

http://www.perchethironnais.com/1er-festival-international-daquarelle-dans-le-perche/

 

 

 


aquarelle véronique piaser-moyen stage festival d'aquarelle Perche Thironnais La Loupe Thiron Gardais Eure et Loire

 

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