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Blogs & Articles by Philippe Casaubon

 

May 8, 2015
Guttorn Comments


En dehors même du sujet visible, une œuvre produit son effet par l'expression des lignes et des taches, Vuillard.

La créativité c'est sortir de la comparaison, de l'imitation, de la répétition, de la modélisation, de la compensation. La composition, l'harmonie ou le contraste, le rythme sont des aides précieuses qui finissent par donner son équilibre à une peinture qu'elle soit figurative ou abstraite.


composition harmonie rythme chaos aléatoire traces empreintes hasard écriture désordre

 

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May 10, 2014
Peintures et signes Comments


Un diaporama sur la vie d'une peinture à l'huile, les différentes étapes de sa naissance à l'âge adulte, sa croissance, ses transformations, son aboutissement. Dans le chaos, dans l'aléatoire se glissent les chemins et les traces d'une œuvre en devenir. Après, ce n'est que question de composition et d'arrangement.

 

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Jul 13, 2018
nuage et peinture Comments 2


L’art commence là où finissent les mots


Un soir, à la sortie d’un spectacle de danse me vînt à l’esprit que ce que je venais de voir était facilement descriptible. La musique était proche de celle de Phil Glass. Les danseurs asiatiques vêtus de blanc avaient le crâne rasé et le corps imberbe saupoudré de blanc. Ils évoluaient et bougeaient très lentement comme en suspension au fond d’une piscine avec parfois des airs de grande souffrance. Ils ouvraient alors grand la bouche, seule tache de couleur dans cet univers incolore. Les lumières très travaillées façonnaient l’espace et les corps à demi nus des danseurs.

« Si une image se laisse expliquer, décrire avec des mots, elle n’a aucun intérêt. Si on peut l’expliquer, pourquoi la peindre ». Bacon.

Le propre de l’œuvre artistique est de ne pouvoir être transcrite en mots. Autrement dit de ne pouvoir être décrite. Un œuvre artistique a son propre langage où les mots et les phrases n’ont pas leur place.

Langage qui nous est parfaitement compréhensible puisque nous le créons et en même temps intraduisible car une fois crée, il ne nous appartient plus mais devient universel et d’une autre nature.

Nous pouvons aller des mots vers l’œuvre mais aller de l’œuvre vers les mots est un appauvrissement, une trahison. Comme une mauvaise traduction.

La seule transcription possible est au niveau des sens. L’œil ne voit que ce que l’on pense.

La musique et la peinture sont de l’ordre de ce langage intraduisible. Ces deux arts ne se disent pas autrement que par les sens. On ne peut que ressentir et goûter des impressions (bonnes ou mauvaises) face à une peinture ou à l’écoute d’une musique. On ne peut parler que de qu’on a ressenti mais parler de l’œuvre elle-même, c’est comme décrire le goût des fraises à quelqu’un qui n’en aurait jamais goûté.

Lavier souligne le divorce entre les mots et les choses : « Un objet en bois est réalisé de façon successive à partir d’un énoncé traduit du français vers l’anglais, puis de l’anglais vers le chinois, vers le russe, etc. Celui-ci prend des formes différentes au gré des traductions ».

   


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Jan 6, 2018
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Je vous souhaite une bonne et heureuse année artistique pleine de projets et de création. Philippe Casaubon.

 

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May 12, 2016
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Bonjour,

à partir de vendredi 13 2016 et pour quatre jours je participerai aux AAB.

Au plaisir de vous rencontrer.

www.ateliers-artistes-belleville.fr

 

 

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Apr 20, 2015
De l'image à la peinture Comments


« Il convient de se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées », Maurice Denis (1870 – 1943).
Il m’a fallu longtemps pour passer de l’image à la peinture. Plusieurs années. Comme il faut plusieurs années à l’enfant pour maîtriser le langage.
Tout un temps l’objet de ma peinture était le sujet et tournait autour de ce concept : je sais ce que je fais et le spectateur regardant mon travail pouvait se dire : je sais ce que je vois.
Il m’a fallu longtemps pour intégrer, et non pas comprendre, le fait que le problème est bien ailleurs.
Le peintre peint, le spectateur regarde.
Que le spectateur voit exactement ce que le peintre a voulu exprimer est parfaitement secondaire. De toute façon il ne le comprendra jamais. Ils n’ont pas le même langage. La calligraphie asiatique est d’abord un langage et pourtant nous n’en voyons que la forme. Même la pire des injures exprimée de cette façon peut être de toute beauté.
La fleur qui pousse ne s’occupe pas de l’effet qu’elle va produire. Elle peut être à la fois superbe et avoir des épines. Les uns ne vont voir que la fleur, les autres que les épines parce qu’ils en ont fait l’expérience.
Le peintre qui ne s’occupe que de l’effet qu’il va produire, oublie les épines.
La peinture est une aventure autant pour le peintre que pour le spectateur de l’œuvre. Et dans cette aventure, la carte n’est pas le territoire.
Je travaille à l’huile sur papier. J’ai toujours en cours une trentaine de peintures car je n’en vois une que par rapport à une autre et le tout forme une chaîne sans fin, intarissable et qui se nourrit d’elle-même.
L’œuvre peint se voit d’une manière globale. On ne peut goûter le Mondrian des dernières années qu’en connaissant ses débuts.
Ma peinture repose sur le rythme, la composition et l’harmonie. Harmonie, dans la mythologie, fille de Mars et de Vénus. C’est ce contraste qui me guide. Contraste de couleur, de forme, de matière, complémentarité et contraste des éléments.

"It is important to remember that a picture, before being a battle horse, a nude woman, or some anecdote, is essentially a flat surface covered with colors assembled in a certain order," Maurice Denis (1870 - 1943) .
It took me a long time to switch from the image to the painting . For several years. Since it takes several years for the child to master the language.
For a while, the object of my painting  was the subject and revolved around the concept: I know what I do and the audience watching my work could say: I know what I see.
It took me a long time to integrate, not understand that the problem is elsewhere.
The painter paints, the viewer is watching.
That the viewer sees exactly what the painter wanted to express is perfectly secondary. Anyway he will never understand it. They do not have the same language. Asian calligraphy is first of all  a language and yet we see only the form. Even the worst of insults expressed in this way can be beautiful.
The flower that grows does not mind the effect it will produce. It can be both beautiful and have thorns. Some do only  see the flower, the other the thorns because they have experienced.
The painter who is only concerned with the effect it will produce, forget the thorns.
The painting is an adventure as for the painter and for the spectator of the work. And in this adventure, the map is not the territory.
I work in oil on paper. I always have  about  thirty paintings ongoing because I see one that compared to another, and the whole forms an endless chain, inexhaustible and that feeds on itself.
The work is seen painted in a comprehensive manner. One can taste the Mondrian recent years by knowing its infancy.
My painting is based on rhythm, composition and harmony. Harmony, in mythology, the daughter of Mars and Venus. It is this contrast that guides me. Color contrast, shape, material, complementarity and contrast elements.


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Mar 31, 2015
Textes sur l'art Comments


"Se forcer à utiliser des moyens limités est une contrainte qui libère l'invention. Cela oblige à progresser d'une manière qu'on ne peut imaginer a priori". Picasso
"Une si grande partie de l'expression artistique relève de l'inconscient. Il me semble que c'est à l'inconscient qu'elle doit ce qu'elle a de plus important et que l'activité consciente n'y joue qu'un rôle secondaire". Hopper
L'art commence là où les mots s'arrêtent.
L'art est la seule manière d'arrêter le chaos.
"En fait, on connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant des connaissances mal faites, en surmontant ce qui dans l'esprit même fait obstacle à la spiritualisation", Bachelard
"La peinture ne saisira le mystère de la réalité que si le peintre ne sait pas comment s'y prendre", Bacon
"Je n'obéis à aucune intention, aucun système, aucune tendance, je n'ai ni programme, ni style, ni prétention", Gerhard Richter.
"Après avoir vu les grands maîtres, il faut se hâter d'en sortir et vérifier en soi les instincts, les sensations qui résident en nous", Cézanne.
"De même que le rôle du poète consiste à écrire sous la dictée de ce qui pense, ce qui s'articule en lui, le rôle du peintre est de cerner et de projeter ce qui se voit en lui", Max Ernst.
"Tout ce que j'ai fait avant 70 ans est sans valeur", Hokusaï.
"Quand je suis dans mon tableau, je ne suis pas conscient de ce que je fais parce qu'un tableau a sa vie propre. J'essaie de la laisser émerger", Pollock.

"C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche", Soulages.

"L'importance d'un artiste se mesure à la quantité de nouveaux signes qu'il introduit dans le langage plastique", Matisse.
"Le peintre amateur qui pose pour la première fois sur le papier son crayon ou son pinceau, semble plus ou moins dans le même état d'esprit que le patient à ses débuts sur le divan pschanalytique. Les deux étapes, tant psychanalytique que créatrice, semblent exiger des conditions extérieures et intérieures similaires. Il y faut les mêmes "circonstances dans lesquelles il est sans danger d'avoir l'esprit ailleurs" (c'est-à-dire où la logique et la raison conscientes sont absentes de l'esprit). On rencontre la même répugnance à transgresser au-delà des limites rassurantes du processus secondaire et à "accepter le chaos comme une étape temporaire". La même crainte de la "plongée dans la non-différenciation et l'incrédulité dans les "forces organisatrices spontanées" qui émergent , une fois que la plongée est entreprise. On rencontre surtout la même terreur de l'inconnu", Anna freud, préface à "Rêver Peindre" de Marion Milner.

En dehors même du sujet visible, une oeuvre produit son effet par l'expression des lignes et des taches. Vuillard

"Forcing yourself to use limited resources is a constraint which releases the invention. This requires progress in a way that one can not imagine a priori". Picasso
"A large part of artistic expression falls within the unconscious. It seems to me that it is the unconscious that it needs its most important and conscious activity plays that are a secondary role. " Hopper
The art begins where words end.
Art is the only way to stop the chaos.
"In fact, we know against previous knowledge, destroying knowledge poorly made, overcoming that in the same spirit prevents the spiritualization" Bachelard
"Painting grasp the mystery of the fact that if the artist does not know how to go about it," Bacon
"I obey no intention, no system, no trend, I have no program, no style, no frills" Gerhard Richter.
"After seeing the great masters, he must hurry to get out and check in itself the instincts, feelings that reside in us," Cézanne.
"As the role of the poet is to write the dictation of what thinks, which is based in him, the role of the artist is to identify and plan what is seen in him," Max Ernst.
"All I've done before 70 years is worthless," Hokusai.
"When I am in my painting, I'm not aware of what I do because a painting has its own life. I try to let emerge," Pollock.
"This is what I do, which teaches me what I want," Soulages.
"The importance of an artist is measured by the quantity of new signs he introduced into the visual language," Matisse.
"The amateur painter posing for the first time his pencil on paper or his brush seems more or less in the same state of mind that the patient in his debut on the pschanalytique couch. The two steps, both psychoanalytic as creative, seem to require similar external conditions and internal. It requires the same "circumstances in which it is safe to have their minds elsewhere" (that is to say where logic and reason are absent aware of mind). We find the same reluctance to transgress beyond the reassuring boundaries of the secondary process and to "accept chaos as a temporary step." The same fear of "diving into non-differentiation and disbelief in" spontaneous organizing forces "that emerge once the dive is made. Especially one meets the same terror of the unknown, "Anna Freud, preface to" Dreaming Painting "Marion Milner.
Even outside the visible matter, a work produces its effect by the expression lines and spots. Vuillard


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May 22, 2014
Le livre de mémoire Comments


         Partir de ce qui devient :

         Au fond d’un tiroir, jeté là par on ne sait qui, un carnet de deux cents pages au format 16x18 cm attendait de voir le jour. Il le sortit de cette cachette involontaire et le laissa traîner sur un coin de table pendant quelques semaines. Parfois il le prenait dans la main, le soupesait, l’évaluait, le feuilletait, l’interrogeait. Que faire de ce qui n’était pas encore un trésor et pourtant déjà enfoui ? Et puis une étrange monomanie imposa le besoin de remplir chacune des feuilles comme un arbre au printemps que la saison pousse à s’habiller. Besoin de laisser une trace, de répondre à l’appel d’un territoire vierge à conquérir, à ensemencer. Y mettre des mots ? Gageure qui permet à un projet de rester en l’état. A part la liste des courses, sa plume était bien pauvre. Et puis les mots trahissent les rêves. Les siens étaient féconds, nourrissants et sous une forme ou sous une autre occupaient une grande partie de sa vie. Et c’est cela qu’il avait à offrir. Des rêves, des images, des images-rêves, des images pour rêver. Il s’agissait aussi pour lui d’accomplir une sorte de rituel, un rite initiatique et peut-être à l’aide d’une écriture oubliée de retrouver des territoires perdus.

            Après tout, pensa-t-il, les lettres, les mots et les phrases sont d’abord des signes avant d’être porteurs de sens. Evoquer plutôt que dire est bien la tâche principale du peintre. Ce qu’il avait à exprimer serait certainement beaucoup plus sensé pour le lecteur  qu’une suite de lettres et de mots déjà mille fois utilisés et qui ne serait que redite. Une phrase de Boris Cyrulnik lui revenait en mémoire : « A l’œil nu, on ne voit que ce que l’on pense ». Aussi se proposa-t-il d’emmener le lecteur dans l’inconnu, d’abolir les références de lecture et que l’image remplace le texte, que les signes fassent sens. Aller du singe au signe.

            L’Art calligraphique de l’Orient l’avait toujours autant fasciné par son graphisme qu’une partition de Bach. Ni l’accumulation des signes de la calligraphie ni les éclaboussures de taches noires sur une partition n’étaient lisibles pour lui mais pourtant, derrière ces deux écritures, il pouvait sentir la puissance et la richesse évocatrices du message. Une écriture où la raison se perd, mais où le cœur et la sensibilité trouvent l’écho.

            Deux cents pages à remplir n’était pas une mince affaire et pourtant il sentait que ce rituel ne pouvait prendre sens qu’à condition d’accepter de remettre cent fois sur le métier. Dans un itinéraire de deux cents pas, il faut faire le premier et savoir que le deuxième ne sera pas une répétition mais une progression sur le chemin à découvrir. Si la répétition génère l’ennui dans certains domaines, pour l’artiste elle est source d’harmonie. La musique et la peinture abondent en exemples.

            L’art est une manière d’arrêter  le chaos et peu à peu, au fil des jours, des semaines et des mois, les pages se couvrirent de signes. Peu à peu le rythme, l’harmonie et la composition organisèrent l’espace. Chaque page devint un territoire autonome où les signes ont fini par donner un sens et un équilibre à l’ensemble de l’ouvrage. Maurice Denis l’avait bien dit : « Il convient de se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ».

 Dans beaucoup d’ouvrages pour éviter l’aridité du texte, l’image explicite l’écrit et

rend la lecture moins rébarbative. Aussi insérât- il les feuilles du carnet dans deux cents autres feuilles qu’habillèrent des illustrations. Huit mois plus tard, Le Livre de Mémoire voyait le jour. La peinture, c’est la couleur du temps.

            Des textes accompagnent les images. Peut-être Le Livre de Mémoire avait-il trouvé un traducteur ? Des acrostiches sûrement  inspirés par une muse (son origine est dans le texte). Ils sont là plus pour illustrer l’image que l’inverse qui est vrai aussi. Bien sûr l’un traduit l’autre. Mais dans quel sens ?

Ce livre d'une cinquantaine de pages, voir sur mon site, est en vente au prix de 30€, port compris.

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

p1020001.jpg Le livre de mémoire

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