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Blogs & Articles by Francis Denis

 

Oct 18, 2018
Présent parmi les artiste sur de la POULPIK GALLERY Comments



Bonjour.

Heureux de pouvoir vous annoncer que je figure depuis peu parmi les artistes représentés par POULPIK GALLERY, galerie d’art en ligne basée à Sofia en Bulgarie.


Hello.

Glad to be able to announce you that I appear recently among the artists represented by  POULPIK GALLERY, online art gallery based in Sofia in Bulgaria.


Francis DENIS

Auteur / Artiste peintre



LotPrivé : https://www.lotprive.com/#/dfclassic/query=francis%20denis&query_name=match_and



Artsper : https://www.artsper.com/en/search?q=francis%20denis&hPP=60&idx=artworks&p=0&is_v=2



Artsy : https://www.artsy.net/artist/francis-denis



poulpik poulpikgallery francisdenis sofia bulgarie

 

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Aug 22, 2018
Maman Comments 2


MAMAN ( toujours et encore un peu plus… )


C’est aujourd’hui dimanche, la fête à ma maman…


C’est sa fête tous les jours, tant que je resterais à ses côtés pour qu’elle ne soit pas effrayée en observant sa triste solitude dans le miroir des jours qui passent. Je suis son bâton de vieillesse, son sucre d’orge, sa guimauve, son pot de chambre, sa chair à martyriser, sa serpillière, son souffre-douleur, son amour de fils.

J’ai fait abstraction de mon âge et de mon nom. J’ai replié les ailes du désir une bonne fois pour toutes. Je ne sais plus vraiment d’où je viens et encore moins où je vais. De mon enfance, de mon adolescence trop vite massacrées, j’ai fait une planche de bois mort. Je suis aussi muet qu’une inclusion, figé dans un solide transparent qui m’interdit toute tentative d’évasion, toute respiration inutile.

Je suis « Coco ».

« Viens ici mon Coco ».  « Fais ‘ci, fais pas ça Coco ». « J’ai soif ! ». 

« Mais que ferais- tu sans moi mon Coco, je dois tout te dire, tout t’apprendre encore, et à ton âge ! »

Mais moi, je n’ai plus d’âge ! 

J’ai cessé de grandir pour me réfugier dans un corps qui n’est plus le mien.

Ses douleurs, ses impatiences, son manque d’oxygène ne m’appartiennent plus.

« Coco ! Faut laver parterre ! Je me suis laissée aller… »


Il est six heures trente du matin et sa douce voix m’arrache soudain à la douceur d’une caresse imaginaire.

« Coco ! J’ai plus sommeil ! Viens m’aider à me lever, faut que j’aille aux toilettes. »

Je la tiens par Le bras et l’emmène jusque-là non sans devoir subir ses premières réprimandes.


J’ai cru un moment que l’on faisait des enfants par amour mais la réalité s’est avérée cruellement décevante, à la hauteur de ma crédulité.

L’amour ! 

En fait, je ne saurais le définir. Je ne peux que l’imaginer.

Est-ce un sentiment plus qu’une sensation, une façon de concevoir l’existence, un manque, un cadeau que l’on fait aux autres ou à soi-même, l’oubli de soi, une respiration commune ?

Quoiqu’il en soit, ce ne peut être ce que j’endure chaque jour ou alors, la vie n’est qu’une vaste forfaiture !


Je reste le naufragé en détresse que je suis devenu depuis mes premières années d’école. 

Je m’accroche désespérément à ma mère, ce rocher abrupt qui m’empêche de sombrer mais qui m’interdit également tout espoir de prendre un jour le large.

J’ai l’impression qu’elle me déteste. Que je dois représenter à ses yeux le pire des cauchemars, que je suis le fruit d’une abomination.

Je n’ai pas connu mon géniteur. 

Elle seule pourrait me dire mais son silence est la première lanière du fouet qui lui sert à me punir un peu plus chaque jour, à petites doses homéopathiques mais sans aucun espoir de guérison, ni pour elle, ni pour moi.

Nous sommes deux blessures vivantes qui s’affrontent et se supportent pour le pire dans la moiteur de notre quotidien.


Il m’arrive parfois d’envisager le pire. À la fois une douleur et un immense soulagement…

Je suis à ses côtés et l’observe qui nous quitte pour de bon.  

Son dernier râle me libère enfin. Je suis aussi fou et léger qu’un papillon sortant de sa chrysalide.

Je ne sais si les larmes qui coulent sur mes joues sont des larmes de joie ou de tristesse. Les deux à la fois sans doute, mais cela semble relever du domaine de l’impossible.

J’en ai la langue qui gonfle, la gorge qui s’assèche, puis je ravale ma morve et baisse la tête. 

Ce sera pour une autre fois !


Pour l’instant, je déblaie la table du petit déjeuner avant de pouvoir souffler et m’aérer l’esprit en parcourant les allées du marché tout proche.


J’ai dans la poche le papier soigneusement plié en quatre où elle a griffonné ce qu’il fallait acheter ce matin et surtout, rien de plus, rien de moins.

La vie est si chère…  Sans compter ce que lui coûte son fainéant de fils !

Désormais, elle n’a plus besoin de le répéter à longueur de journée. Cela s’est inscrit dans ma mémoire et dans son regard.


Voilà. Enfin libéré du joug maternel pour quelques temps. 

C’est à chaque fois comme une nouvelle naissance. Je me sens prêt à tout. À mordre à pleines dents dans tout ce qui se présente, à embrasser le premier ou la première venue, et même, lorsque le délire atteint son paroxysme, à envisager de ne plus rentrer à la maison.

Ne plus rentrer à la maison ! Voler enfin de mes propres ailes et ne plus subir l’horrible présence d’une mère que je déteste et qui me déteste.

Mais que ferait-elle sans moi ?

Je suis le dernier fil qui la relie encore au monde des vivants, sa dernière source de jouissance, son seul exutoire.

Même si je dois continuer à en souffrir, je ne me sens pas la force de l’abandonner.

J’étoufferais sous le poids de la culpabilité.


Ça sent l’été au coin des étals.

Les melons parfument l’air ambiant.

En choisir un. Pas trop mûr. Pas trop cher.

Puis me diriger vers la roulotte du charcutier. Il vient de loin celui-là. Du fin fond de sa campagne. Son teint rougeaud et ses grands yeux bleus lui donnent un air affable qui lui assure chaque samedi une file ininterrompue de clients. On y parle de tout. Chacun se connaît. Chacun va de son petit mot amical ou se fend d’une plaisanterie parfois douteuse mais toujours partagée avec générosité.

Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour se sentir dépaysé et trouver un soupçon de bonheur.

Je me faufile au travers des badauds avec l’insouciance et l’agilité d’un poisson dans l’eau.

Je suis enfin dans mon élément.


J’existe, fondu dans la masse, à la fois seul et appartenant à l’immense vague humaine. 


Mais toute échappée à une fin.

J’apprécie d’autant plus ces moments de liberté qu’il me faut accepter le dur retour à la réalité.

Mon cabas plein, je prends le chemin du retour, en traînant un peu plus des pieds, la tête basse et les yeux rivés au sol.

Je me sens l’âme d’un chien battu et il n’y a personne, personne pour me consoler.


« Et bien Coco, t’en a mis du temps ! J’espère au moins qu’il ne manque rien. »


Je déballe puis range mes achats sans un mot. Je ne vais pas rentrer dans son jeu tout de suite. Je m’accorde encore un moment pour savourer les bienfaits de mon escapade.

Elle s’est assise et commence à équeuter les haricots qu’elle a éparpillés sur la table de la cuisine.

Elle s’affaire à sa tâche tout en m’observant d’un œil méfiant, comme si j’étais un sale gamin prêt à faire un mauvais coup.

Je me suis enfoncé dans le fauteuil près de la fenêtre qui donne sur la rue. L’animation du dehors me permet de tenir bon et de ne pas succomber à la suffocation.

Il m’arrive souvent de saisir un livre dans la bibliothèque toute proche et de le feuilleter rapidement. Une façon sans doute de faire la nique au mauvais sort qui ne m’a pas permis d’apprendre à lire comme tout un chacun et qui me couvre de honte.

Il m’a fallu du temps et beaucoup d’abnégation pour pouvoir enfin déchiffrer et retenir les mots qu’elle m’écrit en lettres capitales pour que je puisse assumer mon rôle de commissionnaire.

Elle n’aime pas la foule. Elle n’aime pas les gens. Elle ne m’aime pas.

Je suis donc chargé d’accomplir ce qui est à ses yeux une sale besogne.

J’en suis ravi.

Ses seuls terrains de sortie se résument à la supérette du coin, la poste toute proche où elle seule peut retirer de l’argent, la petite place où trône la fontaine au cygne et  « Au Rendez-vous des Amis », l’unique café du quartier où nous nous rendons un jour sur deux.

« Au Rendez-vous des Amis »… Cela ne pouvait pas mieux tomber pour quelqu’un d’aussi misanthrope !

J’ai le droit, voire l’obligation, de l’y accompagner. C’est un rituel. 

Je lui sers de carte de visite.


« Vous voyez ! Je suis une bonne mère ! Je suis une femme seule et qui élève son enfant, même devenu adulte. Sans broncher, avec courage et ténacité ! »


Sans doute pense-t-elle se mettre ainsi à l’abri de tout quolibet à son égard et écarter ceux qui voudraient s’immiscer dans notre misérable existence.

Il est vrai qu’aucun des habitués ne nous porte attention. Nous sommes aussi transparents que le verre d’eau qui accompagne religieusement son petit cognac à trois sous.

Même la patronne qui à maintes fois a tenté de créer une relation amicale a fini par démissionner.

Alors, un jour sur deux, j’attends que ça se passe, assis à ses côtés devant ma chope de bière plate, et je mesure toute la tristesse du monde.


Pour l’instant, elle vient de terminer les haricots qu’elle plonge quelques secondes dans l’eau bouillante avant de les arroser d’eau froide et de les mettre enfin à la cuisson. Tout cela pour soi-disant les raffermir et leur donner plus de goût.

Pour moi, ils resteront toujours aussi fades.

Tout comme les instants passés lors des repas où il est de bon ton de parler de la pluie et du beau temps.

Heureusement, il y a les saucisses du charcutier. 

Leur fumet et leur texture me font oublier leur piètre accompagnement et m’invitent au voyage…

Je ne suis plus en compagnie d’une triste mégère au cœur de ma triste maison dans un triste quartier.

Je suis le capitaine de vaisseau à qui l’on vient de présenter les derniers mets découverts au cours de notre périple au sein d’archipels encore inconnus.

Il est bon, parfois, d’avoir une imagination délirante. C’est ce qui me sauve. J’en conviens aisément.


Elle, elle mange.

Elle observe en silence les gens qui passent dans la rue.

La météo, on en a déjà parlé.


À suivre…


Où se procurer mes livres :


http://www.editions-delatour.com/fr/773_denis-francis


( ou en me contactant directement )


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Aug 13, 2017
Passages... Comments


Extraits...

 

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Jul 25, 2010
Reportage vidéo sur Art en Nord Comments


Au cours du reportage, nous pouvons assister à la mise en oeuvre d'une toile réalisée pour une exposition d'art sacré en la cathédrale d'Arras ( été 2010 ).Réalisation: jean-marc denecker.

 

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Aug 24, 2017
le doute Comments


« Devant la page blanche, face à la toile vierge, le doute s’installe.
L’œuvre terminée, il n’en reste que plus fort… »

Francis DENIS

le 24 août 2017


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Jul 29, 2017
Invitation à la lecture Comments


https://www.facebook.com/francis.denis.90/posts/10213541566438263

" Car la vieillesse, ça se partage. C'est le pire cadeau que la vie puisse vous faire si vous êtes seule au monde.
Vos souvenirs ne vous suffisent plus. Ils se transforment avec le temps en une absence cruelle. Une absence de voix, d'odeurs de peau et de caresses, de sourires et de regards malicieux, comme s'il n'y avait plus de miroirs dans la maison, d'ombres étrangères à la vôtre, quelqu'un pour savoir que vous existez. "

Drôle d'été / extrait

( Les Désemparés / Editions Delatour France )

Les Saisons de Mauve ou le Chant des Cactus / Le Château des Dieux / Les Désemparés…

On peut se procurer mes recueils de nouvelles via le site de l’éditeur ou en me contactant personnellement.
Ils sont également vendus en librairie sur commande.

Voir également liens ci-dessous :

https://www.leslibraires.fr/livre/10036848-les-saisons-de-mauve-ou-le-chant-des-cactus-denis-francis--editions-delatour

https://www.leslibraires.fr/livre/11259413-les-desempares-denis-francis--editions-delatour

https://www.leslibraires.fr/livre/10036847-le-chateau-des-dieux-denis-francis--editions-delatour

http://www.editions-delatour.com/fr/773_denis-francis

Mail : f.denis62@wanadoo.fr

 


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Nov 29, 2016
In Sab's Connexions des Arts n°10 ( Automne 2016 ) Comments


Article écrit par Thierry TRIBALAT dans le n° 10 de la revue Sab's Connexions des Arts...

 

img-0557.jpg In Sab's Connexions des Arts n°10 ( Automne 2016 )

 

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Nov 24, 2016
Les Désemparés Comments


http://www.editions-delatour.com/fr/romans/3387-les-desempares-9782752103161.html

parution aux Editions Delatour France de mon troisième recueil de nouvelles: Les Désemparés...

 

« Mon petit prince », regarde comme la mer est belle ! La peau de Julie frissonne sous les caresses du vent qui monte. Je sens la sève qui accompagne la fraîcheur de l’air et me chauffe le bas du ventre, comme si tout mon corps voulait embrasser tout son corps. Les baisers ne nous suffisent plus. Il est temps de grandir... Oh, petite sœur, comme j’ai envie de toi ! Tu vas me faire découvrir tout l’or de ta chair et la chaleur de ton sexe. Enfin ! Nos mains se serrent un peu plus fort. Nous sommes à l’aube de notre histoire. Il me tarde de voir le nouveau jour se lever sur nos jeux d’enfants innocents. Ils n’y comprendront rien, n’y verront que du feu, mais pas celui qui nous brûle de l’intérieur, je t’assure, pas notre feu à nous. Ils ont des œillères qui les protègent de tout égarement, de tout ce qui n’entre pas dans la norme, de tout ce qui est sale, de l’interdit, sœurette, de l’interdit. Je te le dis, nous irons loin dans notre amour, plus loin qu’il est pensable et acceptable.

Extrait de la nouvelle «Les Oyats»

 

 

 

img-0678.jpg Les Désemparés

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May 23, 2016
Chronique litteraire par Denys-Louis Colaux Comments


Chronique...
Par Denys-Louis Colaux...

Je suis dans les nouvelles de Francis Denis. Je vous ai parlé de lui déjà, de sa peinture. Francis Denis : peintre et auteur. L’un et l’autre, écrivions–le d’emblée, avec la même crédibilité, avec le même talent singulier, inquiétant, désarçonnant, convaincant. Voyons aujourd’hui ce qu’il en est de son recueil de nouvelles, Les Saisons de Mauve ou Le chant des Cactus. Des nouvelles serrées, cambrées, incisives, rapides, sur une couleur dominante funèbre. Il y a là-dedans des impressions d’apocalypse, de jour d’après, d’effondrement, il y a un périlleux fil de fer tendu par-dessus le destin et un danger de chute de l’être imminent et permanent. Quelque rares fenêtres. Mais l’atmosphère générale est au cauchemar, au choléra mental, au désastre. Il y a ce passionnant fantastique existentiel dans lequel s’insinuent furtivement, par indices subtils, les ombres délétères et admirables de Mary Shelley, de Howard Philip Lovecraft, de Claude Seignolle ou de Pierre Boule. Ce fantastique-là, celui de Denis, est comme original, établi, enlisé dans le vrai, dans le réel et apparaît d’autant plus inquiétant et efficace. Il y a ce halo de fable et de légende oblitéré par l’empreinte digitale du vrai, de l'immédiat. Il y a l’être dans ses méandres, ses phantasmes, ses esprits, ses amours avortées, ses désordres, dans les remous de son parcours. Et les choses sont souvent portées par une vigoureuse écriture expressionniste, chargée, syncopée, enflée d’analogies, de métaphores insistantes, étranges, déconcertantes, poétiques. Dans le fantastique tout à fait contemporain, le désarroi, le dépit existentiel, dans l’horreur, dans le sentiment de culpabilité, dans le crime, dans l'imaginaire, dans l’art de rejouer l'Héautontimorouménos baudelairien, Francis Denis impose cette écriture expressionniste, profuse et noire, syncopée, hallucinée, débordante, en formidable crue. Dans ces fables qui vont de l’intime à la vie collective, dans ces fables sanglantes, métaphysiques, drues, âpres, douloureuses, le symbolisme et le vrai, le poétique et le réel brutal, sont engagés ensemble dans le récit et le secouent, l’enflamment, l’effraient. Cette trentaine de nouvelles constitue une sorte de traversée accidentée, pénible de la forêt de l’existence, une forêt multiple, une forêt de hautes futaies, de feuillus sombres, de buissons ardents, une forêt avec ses pentes de calvaire, ses anfractuosités, ses haltes, ses feux de bois. Il y a, dans la forêt de cette suite de nouvelles brèves, un retour au sauvage, une descente dans les lieux impénétrables, les traces de sang du passé ou de l’instant présent, les légendes, les fables, les loups, les vieilles peurs irraisonnées, les angoisses justifiées, les chasseurs, les prédateurs et les proies, les retours d’instinct, les clairières quelquefois. C’est ce que fait Denis tout au long de son recueil, il marche dans la forêt de l’existence. Les récits qu’il en tire, - affreux, inquiétants, tordus, sublimes, désespérés -, sont passionnants. Entre l’œuvre conçue à partir de tissus humains , le meurtre sauvage de l’éditeur et de sa secrétaire par un auteur impublié, quelques amours assassines tragiques et sinistres, des traces d’enfance maculée, les bonds saisissants dans le temps, la quête de liberté et d’autonomie, les désirs dévorants, l’effroi de l’enlisement, le temps métaphysique et poétique d’un deuil vécu par des adolescents, Francis Denis jette un regard terrible, étrange, déconcertant, lucide et halluciné, enlevé par une geste littéraire ardente sur le chemin d’ombres, d’amour et de mort, de, peurs et d’étincellements du destin humain. Et ce je dont il use souvent, ce je est définitivement un nôtre. Dépaysez-vous dans une rencontre avec vous-même. Déniaisez-vous à la lecture de ce recueil insolite et dérangeant, exaltant.

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/archive/2016/01/22/francis-denis-auteur-et-peintre-8558484.html

 

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livre Editions Delatour France Denys-Louis Colaux Francis Denis

 

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May 23, 2016
Chronique litteraire par Willy Lefèvre Comments


Chronique par Willy Willy Lefèvre ( Les Plaisirs de Marcpage )

Seul un visage figé, regarde le ciel et aspirera toute l’immensité du gouffre étoilé.
La route défile comme dans un vieux film en noir et blanc.
Le coq a troué de son chant perçant la ouate ensommeillée de la nuit qui s’achève.
Les oiseaux chantent et la vie…
Assise sur une souche d’arbre, toute vêtue de blanc, les yeux brillants et les mains chaudes, elle a tout oublié d’ailleurs, de ces choses et de ces gens qui occupaient sans conviction son autre vie. Elle sait qu’elle est en attente, qu’elle ne doit pas se précipiter et que tout se fera en temps et en heure, que sa vie ne fait que commencer… Pour l’instant, elle multiplie les souvenirs et les liens vers son enfance…
Un héron griffe le ciel en suivant la ligne courbe où se reflète son image silencieuse.
D’ailleurs, viendra bien un jour le moment du départ… et la mélancolie imprègne le tissu de ses souvenirs, certaines blessures ont tant de mal à se cicatriser.
Le nœud qui lui monte à la gorge, les sanglots étouffés, appartiennent-ils encore à son enfance, ou sont-ils les effluves des derniers événements, la trace de cette déchirure lumineuse qui s’est installée en elle ?
Elle n’est pas sûre de trouver les mots et pourtant les phrases se succèdent, fluides et légères comme des gouttes d’eau.
Un ballon coloré traverse le ciel, heureux d’avoir enfin retrouvé sa liberté.
Au loin, sur une mer zébrée d’argent et de soleil, un navire en partance promettait plein de bonheur à sa cargaison de touristes en mal d’exotisme.
Les cygnes blancs s’envolent au-dessus  de l’eau, un peu plus loin, des chèvres grignotent des quignons de pain sans prêter garde à l’envol silencieux.
 
Il se tient, les mains crispées aux roues de son fauteuil, allant d’avant en arrière comme un navire à la dérive, les yeux rivés sur la rue balayée d’effluves. Il va être l’heure. Il la sent, animal à l’affût, guettant sa proie insouciante et généreuse.
Il a déjà à son palmarès un rayon de soleil d’octobre qu’il a épinglé sur le grand mur de sa cabane. Il aimerait aussi ajouter un rayon de lune au milieu des vagues…qui luisent dans le creux de son lit.
Le matin aura un goût de chair meurtrie, d’âme violée, de regrets de rancœurs, d’un impossible printemps, de fleurs caduques, de parfums délaissés.
Et le matin est là. Immuable, Prometteur de nouveaux espoirs et de nouvelles souffrances.
Toute son existence n’est qu’un poème à l’envers, des mots détricotés, des images sans couleurs, une vieille culotte séchée pendant à un fil de fer bleu acier d’un ciel sans une once d’humanité.
 
Francis Denis, se penche sur la vie et scrute, il scrute à l’infini, et il se rend compte que les étoiles sont loin, si lointaines dans le temps et l’espace, si inaccessibles qu’il vaut mieux compter les pierres, tous les petits cailloux qui peuplent le chemin qui mène…
Les premières gouttes de pluie balaient la tête renversée en arrière, la bouche grande ouverte, avec un peu de salive rougie qui coule jusque dans les replis du cou…
Le soir est définitivement tombé sur la vie…
L’immensité du ciel nous écrase, la forêt referme ses griffes sur notre échappée laide et désespérée. Nous sommes lourds comme des pierres…
 
Francis Denis n’a pas son pareil pour que nous nous recroquevillions au creux des buissons… Nous nous terrions, l’un contre l’autre…
Sans hâte et sans bruits, l’auteur va, léger comme dans un rêve, déposer sous nos yeux tous les heurs et malheurs du monde… notre cœur en lambeaux.
Demain, il fera sans doute un peu plus froid.
L’écriture ciselée de Francis Denis trace un récit captivant qui, de nouvelle en nouvelle, resserrera la trame d’une existence non démunie de surprenantes surprises.

http://lesplaisirsdemarcpage.skynetblogs.be/archive/2016/03/10/le-chateau-des-dieux-quelques-nouvelles-signees-francis-deni-8580203.html

 

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chronique litteraire Editions Delatour France Willy Lefevre

 

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May 23, 2016
Chronique litteraire par Annie Forest-Abou Mansour Comments


Chronique par Annie Forest-Abou Mansour ( L'Ecritoire des Muses )

Les Saisons de Mauve ou Le Chant des Cactus,  un titre symbolique, -  celui aussi d’une nouvelle - ,  à lui seul toute une histoire : porteur du temps qui passe  inexorablement,  coloré de mauve, emblème de la discrétion,  de la mélancolie, du deuil.  Les cactus symboles de la douleur, de la piqûre, de la pointe acérée. Le chant, la joie, l’échappée vers le bonheur. L’imaginaire funeste du narrateur offre  malgré tout des perspectives lumineuses à la vie.

    La continuité entre les nouvelles de Francis Denis, leur dimension émotionnelle  puissante interpellent intensément le lecteur. L’écriture esthétique et poétique l’entraîne dans des émotions multiples, des souffrances physiques et morales, la brutalité tragique et cruelle  de la vie (« Cécile D. est morte le 18 juin1959, à l’âge de 22 ans sauvagement assassinée par la vie » (« Cécile ») de personnages ordinaires fragiles, écorchés vifs englués dans une réalité  sans saveur (« J’approche à pas feutrés d’un âge déjà bien avancé pour quelqu’un qui n’a encore rien goûté et qui désespère et s’enlise dans la fadeur du temps qui passe » (« Horace »), sombre (« j’erre comme une âme perdue sur les pavés qui pleurent de tristesse » (« Horace »),  mortifère : « La  brume se déchire peu à peu devant nous, découvrant un rivage au vert tendre épinglé d’étranges totems faits de branches et de tissus, de lambeaux de chair séchée, lunettes brisées, dents cassées, pages gribouillées, gants, lacets de chaussures et autres vestiges sacrifiés » (« Brume matinale »). Les récits s’inscrivent dans des contextes réalistes sombres. Que les êtres subissent ou s’indignent, le réel lointain ou présent,  toujours brutal laisse des traces indélébiles dans leur psychée : La Shoah . (« Notre frère, notre sœur. A eux aussi ils ont arraché le cœur, fendu l’espoir, tué l’amour ! Leurs deux anges disparus, écartelé, emmenés vers quel abattoir en giclée de souffrance et d’abandon. Et ne rien faire. Et ne rien dire. Gazé. Trop faible. ? Anéanti ».(« Avec le jour naissant »), l’exode déchirant, accablant, « La mort à fleur de cortège » et l’ailleurs décevant (« Exode »), l’éclatement familial, la maladie incurable donnée à voir métaphoriquement (« Cette fois, Cécile est revenue avec un compagnon de voyage. Une espèce de créature noirâtre, mi-champignon mi animale, collée sur la peau de ses épaules »), la dégradation psychique...  Les êtres évoluent dans de fragiles espaces allant de souvenirs, d’expériences vécues,  à la vie imaginée, à un ailleurs insensé (« Horace »).

     Les récits se fondent sur des souvenirs d’enfance, des ambiances douces de mères rassurantes, de séries télévisées porteuses de tendresse  (« C’est le marchand de sable. L’ami des tout-petits, Nicolas, Nounours et Pimprenelle me font signe de la main depuis leur nuage qui glisse sur la nuit. Un air de flûte chasse les derniers soucis, je m’endors des morceaux de rêve plein la bouche » (« Le départ »). Mais le plus souvent les souvenirs cultivent l’amertume.   Des mères sont contraintes à se  sacrifier, à plonger dans la déchéance pour sauver leur enfant comme Fantine dans LES  MISERABLES : « Une mère qui ferait tout pour préserver la vie de son enfant et s’écartèlerait sur la place publique, offrirait son sexe à la terre entière, s’arracherait les dents et la langue pour qu’elle puisse être sauvée » (« Avec le jour naissant »).   Le passé à force d’intensité se substitue au présent. L’enfance, ses peines, ses angoisses resurgit avec acuité. Le réel s’investit de valeurs subjectives, installant la peur comme la présence du  noir charbonnier et  du  grondement des morceaux de charbon  s’échappant des sacs : «Lorsque le charbonnier vide ses sacs de jute noircis dans le soupirail et que j’entends rouler les galets d’anthracite jusqu’au sol humide, je l’imagine en train de se rassasier, de s’en mettre plein la panse à défaut de chair fraîche ».

    L’engrenage fantastique se met alors en branle  L’enfant voit ce que l’adulte ne perçoit pas   « D’ailleurs, je me sens soudain envahi par une bouffée  d’angoisse incontrôlable à la vue de cette créature noire et velue qui saute tout là-haut, d’un toit à l’autre de notre église et que personne, personne ne semble décidément l’apercevoir » (« Jour de procession ») Le fantastique se rattache à une expérience hallucinatoire, au cauchemar : « le bois se fend, éclate, et par le trou béant ainsi formé surgit une main velue, aux ongles longs et noirs comme des lames » ou s’impose comme tel : « Tous ne font plus qu’un alors que, dans la lumière froide, méticuleusement, l‘institutrice retire sa peau pour permettre au pelage sombre qu’elle recouvre de respirer enfin l’odeur des petits corps tendres et transis ». (« Au clair de lune »). La peur s’installe.  L’enfant entre dans le monde magique de l’Autre. Le lecteur plonge dans une écriture de la dérive des repères, dans l’univers de l’art.

    Malgré la souffrance de la création (« L’acte de créer devient alors pour elle une véritable souffrance. » (« Abstraction »), l’angoisse de la page ou de la toile blanche, les êtres  échappent au réel mortifère  par  la lecture (« Mon refuge et ma consolation viennent avec le soir, lorsque (...) je monte dans ma chambre pour (...) dévorer en silence mes livres, tous mes livres, mes portes sur l’inconnu, mes voyages irréels, mes rêves en noir et blanc » (« Dix-huit ans »), la création, l’intensité de l’art.

    Lyrisme et fiction se mélangent dans Les Saisons de Mauve ou Le Chant des Cactus.  Les nombreuses références explicites ou implicites  à la littérature, à la peinture (Rimbaud, Miller, Rambrandt, Hopper…), la correspondance entre les arts,  la prédilection pour des états paroxystiques, les blessures d’enfance, l’écriture esthétique et poétique sertie d’émotions vibrantes,  colorées ou en clair obscur de Francis Denis fascinent le lecteur. Le romancier et le peintre qu’est Francis Denis atteint l’indicible  à travers  la somptuosité de sa création d’où émerge souvent la souffrance. Le dit et le non-dit prouvent que l’art est toujours le produit de la déchirure auxquels s’ajoute l’aventure de l’œuvre dans sa réception : « Une œuvre n’existe qu’à travers le regard des autres et elle se renouvelle ainsi sans cesse jusqu’à ce qu’elle finisse par échapper totalement à son auteur » (La nouvelle, « Les saisons de Mauve ou Le chant du cactus »).

 

image.jpeg Chronique litteraire par Annie Forest-Abou Mansour

les Saisons de Mauve Le Chateau des Dieux Editions Delatour France

 

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May 23, 2016
Chronique litteraire par Patrick CINTAS Comments


Chronique par Patrick Cintas ( RAL,M, revue d'art et de littérature, musique )
" La Une de la semaine "
Où l'on parle des Saisons de Mauve... et du Château des Dieux...

L’écriture est minimaliste, fluide, clairement narrative. Les personnages sont observés de passage ou ils racontent, ce qui les approche de leur profondeur. Autrement dit, Francis Denis met en œuvre les principes mêmes de la nouvelle. Le cadre est toujours tracé nettement, jamais dans le flou. Le temps que Francis Denis y enferme se laisse percer en de certains endroits qu’on dirait à la fois moralistes et certainement esthétiques. Précaution qui ajoute à l’art de la nouvelle les promesses, semble-t-il, d’un roman.

Soixante-dix et quelques nouvelles composent ces deux recueils : cinq cents pages au total, qui témoignent que leur auteur n’est pas avare ni impuissant.

La poésie m’a paru faire office d’hôtesse, Nausicaa à l’écoute des récits où un monde s’écroule et renaît. Chaque page en contient. Des vers non pas égarés dans le flux narratif : ils ont leur rôle à jouer, affectant le récit à la manière des rehauts qui achèvent le tableau et donnent tout leur sens aux glacis plus savants encore.

Ces nouvelles sont clairement l’œuvre d’un artiste.

D’observation en déduction, Francis Denis s’aventure à raconter des histoires toutes tournées vers les conclusions d’une philosophie de l’existence.

Les personnages qui portent ce poids sont condamnés à aller au bout de leur destinée (beau pléonasme) ou à faiblir (perdre leur humanité, dit l’auteur) s’ils tentent de rebrousser chemin ou simplement de s’arrêter.

Que vaut un homme ? Que vaut-il parmi les hommes ?

Ô saisons, ô châteaux !

« Ce sont les pierres qui pleurent les morts, » est-il écrit, « … (plus loin) il n’y a pas de plus beau spectacle que de la voir ainsi. » Il m’a semblé que tout l’art de Francis Denis tient dans cette faculté de voir les deux faces du miroir où l’homme qui s’observe traverse sa propre image pour trouver une raison de continuer d’exister.

Soixante-dix nouvelles, c’est beaucoup. La mémoire du lecteur en retiendra quelques-unes de très bonnes, et de fort bien écrites, son cœur se souviendra mieux de quelques saillies philosophiques et son esprit reviendra sans doute à cet auteur qui nous promet un troisième volume.

Les « chemins de Mauve », croissant comme des branches, n’ont pas fini de traverser nos saisons.

Patrick Cintas
Mai 2016

 

 

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nouvelles livre chronique litteraire editions Delatour France

 

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Apr 13, 2016
Le Château des Dieux Comments


 

 

Michèle pourrait être votre fille ou votre mère et si le vent se mettait à tourner, pourquoi ne deviendrait-elle pas votre propre miroir?

Vous avez les seins lourds, quelques brisures lumineuses au fond du regard et la patience des anges.

Je sais...

Michèle ( extrait )
Le Château des Dieux

http://www.editions-delatour.com/fr/773_denis-francis

Francis DENIS.  Auteur / Artiste peintre

 

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Oct 31, 2015
Les saisons de Mauve ou le chant des cactus Comments


 

Francis Denis a le plaisir de vous annoncer la parution de ses deux premiers recueils de nouvelles aux Éditions Delatour France.
" Les saisons de Mauve ou le chant des cactus "  et " Le Château des Dieux " sont disponibles directement sur le site des éditions. 

http://www.editions-delatour.com/fr/nouvelles/2938-les-saisons-de-mauve-ou-le-chant-des-cactus-9782752102683.html

Pour les amis, les proches et personnes résidant dans la région audomaroise, vous pouvez vous adresser directement à l'auteur.
Tel: 03 21 93 59 40
Mail: f.denis62@wanadoo.fr

 

 

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Litterature nouvelles Poesie fantastique edition

 

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