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Alex Pogo

Alex Pogo
(1926-2005)
Nationality: fr France


64 artworks   Artistic domains : Drawing, Painting

Alexandre Pogoretzky

Une collection de dessins, gouaches, pastels, aquarelles, encres et estampes a été "découverte" en 2002 dans l'appartement d'un homme que j'ai rencontré en 1989 à Paris, dès mon arrivé en France. Depuis cette date, l'amitié protectrice d'Alexandre Pogoretzky n'a jamais cessé à mon égard, jusqu'à la toute dernière période où il s'est éteint doucement dans une Maison de retraite.

Alexandre Pogoretzky est né en Tunisie le 19 septembre 1926, de parents russes émigrés, naturalisés français dans les années 50.

Alexandre fait ses études dans le "Corps des Cadets russe" à Paris. Il passe une année d'études à l'Académie des Beaux-Arts de Lausanne.
Aussitôt après la mort de son père, en 1953, il arrête la peinture et entre dans les Assurances suisses. Il y demeure employé jusqu'à sa retraite en 1986. Après le décès de sa mère, pendant le restant de sa vie, la grande préoccupation de Pogo, comme on le nommait, consiste à être présent aux offices religieux orthodoxes de nombreuses églises à Paris et dans la région parisienne. Après les litugies, il rend visites aux vieilles connaissances de sa famille, en leur apportant son amitié, sa chaleur humaine et son soutien matériel. Il venait immédiatement en aide aux personnes en difficulté, sans aucune contrepartie. Sa vie solitaire et le déménagement du 15e arrondissement de Paris vers un immeuble HLM de Villeneuve la Garenne firent que Pogo perdit définitivement l'intérêt pour la vie "normale". Il s'est laissé aller, vivant au milieu des cartons jamais ouverts et des meubles entassés, ne se lavait jamais faute de place dans sa baignoire; au cours de son déménagement, il a ramené de son ancien appartement du 15e tout ce qu'il y avait, bien que la surface soit plus petite à Villeneuve.

Lorsqu'il en parlait, il se plaignait des pieds. Son quotidien de prières et visites lui a valu dénomination de "pilier de la paroisse" de l'Action Chrétienne des Etudiants Russes, Eglise de la Présentation de la Sainte Vierge située dans le 15e arrondissement. Cependant, lors des périodes des congés d'été ou pendant les jours ordinaires sans offices, il voyagait et assistait aux offices orthodoxes ailleurs. Il était la mémoire vivante de toute une génération de l'émigration russe, il connaissait toutes les tombes du cimetière de
Sainte-Geneviève-des-Bois, où de nombreux russes sont enterrés.

Les deux dernières années, on aménagea pour lui une chambre dans l'enceinte de la paroisse. Il continuait à ne pas trop aimer se laver, avait mauvaise mine et s'évanouissait régulièrement, surtout pendant les longs offices de la Semaine Sainte ou de l'Avent de la Nativité. Chaque fois, il passait quelques heures à la clinique la plus proche, Saint Michel, puis on le relâchait avec une insistante recommandation de manger le matin du sucre, "même avant la communion!" Il n'osait pas et souriait dans sa moustache blanche à jeun.

La dernière chute lui fut préjudiciable. Il gisait dans une position impossib...
Alexandre Pogoretzky

Une collection de dessins, gouaches, pastels, aquarelles, encres et estampes a été "découverte" en 2002 dans l'appartement d'un homme que j'ai rencontré en 1989 à Paris, dès mon arrivé en France. Depuis cette date, l'amitié protectrice d'Alexandre Pogoretzky n'a jamais cessé à mon égard, jusqu'à la toute dernière période où il s'est éteint doucement dans une Maison de retraite.

Alexandre Pogoretzky est né en Tunisie le 19 septembre 1926, de parents russes émigrés, naturalisés français dans les années 50.

Alexandre fait ses études dans le "Corps des Cadets russe" à Paris. Il passe une année d'études à l'Académie des Beaux-Arts de Lausanne.
Aussitôt après la mort de son père, en 1953, il arrête la peinture et entre dans les Assurances suisses. Il y demeure employé jusqu'à sa retraite en 1986. Après le décès de sa mère, pendant le restant de sa vie, la grande préoccupation de Pogo, comme on le nommait, consiste à être présent aux offices religieux orthodoxes de nombreuses églises à Paris et dans la région parisienne. Après les litugies, il rend visites aux vieilles connaissances de sa famille, en leur apportant son amitié, sa chaleur humaine et son soutien matériel. Il venait immédiatement en aide aux personnes en difficulté, sans aucune contrepartie. Sa vie solitaire et le déménagement du 15e arrondissement de Paris vers un immeuble HLM de Villeneuve la Garenne firent que Pogo perdit définitivement l'intérêt pour la vie "normale". Il s'est laissé aller, vivant au milieu des cartons jamais ouverts et des meubles entassés, ne se lavait jamais faute de place dans sa baignoire; au cours de son déménagement, il a ramené de son ancien appartement du 15e tout ce qu'il y avait, bien que la surface soit plus petite à Villeneuve.

Lorsqu'il en parlait, il se plaignait des pieds. Son quotidien de prières et visites lui a valu dénomination de "pilier de la paroisse" de l'Action Chrétienne des Etudiants Russes, Eglise de la Présentation de la Sainte Vierge située dans le 15e arrondissement. Cependant, lors des périodes des congés d'été ou pendant les jours ordinaires sans offices, il voyagait et assistait aux offices orthodoxes ailleurs. Il était la mémoire vivante de toute une génération de l'émigration russe, il connaissait toutes les tombes du cimetière de
Sainte-Geneviève-des-Bois, où de nombreux russes sont enterrés.

Les deux dernières années, on aménagea pour lui une chambre dans l'enceinte de la paroisse. Il continuait à ne pas trop aimer se laver, avait mauvaise mine et s'évanouissait régulièrement, surtout pendant les longs offices de la Semaine Sainte ou de l'Avent de la Nativité. Chaque fois, il passait quelques heures à la clinique la plus proche, Saint Michel, puis on le relâchait avec une insistante recommandation de manger le matin du sucre, "même avant la communion!" Il n'osait pas et souriait dans sa moustache blanche à jeun.

La dernière chute lui fut préjudiciable. Il gisait dans une position impossib...


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