• Rencontre avec un créateur fort peu académique. En résidence à Lille, le peintre-dessinateur-plasticien expose en décembre, ses dernières créations. Entretien avec A. Arbonnier, journaliste
Comment peut on vous définir ?
Comme figuratif charnel. Je suis un autodidacte qui a eu la chance de ne pas faire l'école des beaux-arts, si j'ose dire. Je prends donc l'art avec intérêt mais aussi récréation. Je suis en perpétuelle recherche. Je donne du sens à ma vie et, je l’espère, à quelques personnes qui me prêtent leur regard.
Quelles sont vos sources d'inspiration ?
Elles sont assez complexes. Je ne recherche pas forcément à n’être dans mes toiles ou mes dessins qu’une écriture plastique figée. Je m'exprime donc au travers de différents médiums comme la peinture, la sculpture, le dessin. Parfois, je m'inspire directement de mon actualité sexuelle. Je me penche sur la relation avec l’autre comme sujet et non comme objet. J'aborde les relations intimes dans mon blog et je travaille ainsi sur le visuel comme écriture et comme dessin en parallèle.
Les matériaux varient en fonction de mon besoin protéiforme. Je fais aussi bien du carving sur bois que du moulage en plâtre. Le nu masculin prend alors toute une importance affective car je moule volontiers mes amants.
Quels sont les artistes que vous aimez ?.
J'ai du respect pour l'oeuvre de Francis Bacon ou de ZaoWouKi. La palette est donc large ! Le créateur qui va directement à l'essentiel me semble important. Il y a toujours de la place pour un nouvel artiste dans mes pensées.
Si vous n'étiez pas devenu artiste, qu’auriez-vous fait ?
Je n'envisage pas un instant ne pas être artiste. Cela signifie s’inquiéter beaucoup de ce qui se passe autour de moi et prier en quelque sorte pour que chacun aille mieux. Mon art me permet d'avoir de l'audience, de contester et de m'exprimer. Il s'agit aussi et avant tout de provoquer. Je donne à voir et ceux qui ont vu peuvent découvrir autrement le monde. [..] >> Read More |